Beethoven. Concerto pour violon et Symphonie no.7 Alexandre da Costa. Orch.Symph. de Tapei.

MI0003677235Concerto pour violon op.61.

cadences klezmer de A.Ichmouratov (n.1973)

Symphonie no.7 op.92.

Alexandre da Costa, violon « Guarneri del Gesu » 1730.

 

Orchestre Symphonique de Tapei.

Johannes Wildner, direction.

Acadia Classics (Warner). 2013. 2cds. aca23562. op.61(46m.33s.) op.92(41m.17s.)

Appréciation: Sommet du Parnasse ******

Allegro ma non troppo du concerto op.61

Allegretto de la 7e symphonie

Alexandre da Costa, violoniste montréalais, s’attaque à cette grande œuvre de Beethoven. L’opus 61 aurait été, jusqu’à présent, enregistré plus de 250 fois! Comment lui donner un nouveau souffle? Comment renouveler ce qui a déjà été fait encore et encore?

La réponse peut paraître bien simple : jouer la musique et bien la jouer! C’est ce que nous constatons dès les premières mesures. C’est tout simplement magnifique. L’auteur de ces lignes ne put retenir ses larmes… Il y a ici un talent extraordinaire, une qualité du son d’un violon incomparable, un orchestre en symbiose à la respiration profonde. Il y a bien entendu la présence de Beethoven dans un hymne à l’amour et la vie…Tout est là.

S’il faut analyser constamment, nous perdons au final quelque chose de substantiel. On oublie rapidement l’aspect kitsch de la pochette, ou que l’orchestre vient de Taiwan… Le rideau se lève et la musique entre en scène.

Parfois, il faut tout simplement fermer les yeux et laisser l’émotion nous atteindre. Même les cadences klezmer sont étonnamment réussies. Le concerto franchit de nouvelles frontières. On est transporté dans un pays sauvage par l’extraordinaire virtuosité du musicien, apportant des accents dramatiques puissants. L’effet est saisissant.

Au lieu de nuire l’œuvre originale, ces incursions tsiganes lui donnent un cachet nouveau et séduisant.

La Septième op.92 est traité par le chef autrichien par d’amples mouvements, riches en lyrisme. Étonnamment, rien n’est agressif. L’aspect brutal et tapageur de Beethoven est mis de côté. Même les trompettes et timbales sont utilisées discrètement, comme si le chef leur demandait simplement de jouer les notes, sans faire de bruit inutile.

Le choix de tempos plus larges donne à l’ensemble un souffle constant, relié aux balancements et rythmes de la nature. Ainsi cette symphonie résonne semblable à une Pastorale aux accents champêtres bien soulignés. La prise de son d’un bel équilibre nous dépeint un orchestre somptueux où l’unité d’ensemble est préservée. On en redemande!

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