Mozart, W.A. (1756-1791) Requiem k.626. Accentus. Insula Orchestra. Laurence Equilbey.

713hXlTSYTL__SL1500_Sandrine Piau, soprano

Sara Mingardo, contralto

Werner Güra, ténor. Christopher Purves, Basse.

Accentus. Insula Orchestra (instruments d’époque)

Laurence Equilbey, direction.

Enregistré en fév.2014 à la Chapelle Royale, Versailles.

Naïve. 2014. v5370. 48m.

Appréciation: Magnifique *****

Rex tremendae

« Ô Roi, dont la majesté est redoutable…sauvez-moi, ô source de miséricorde. »

Recordare

« Souvenez-vous ô doux Jésus, que je suis la cause de votre venue sur terre… »

Lorsqu’on reçoit un autre Requiem, on l’écoute avec une oreille plutôt critique, s’attendant à quelques maniérismes et certaines idées pas toujours convenables, pour se démarquer de la masse d’enregistrements. En effet, la dernière œuvre de Mozart fut traité par toutes sortes de moyens, grandiloquents ou historiquement bien informés, grands ou petits ensembles. On a sorti dernièrement plusieurs versions dites « originales« , revues et corrigées. Le mélomane a devant lui, un choix des plus divers, pour apprécier une œuvre qui n’a pas tant besoin de ces manipulations.

Le Requiem, est avant tout, une œuvre religieuse. Même Mozart, en fin de parcours, a proposé une messe des morts étonnamment sobre en s’écartant des excès des airs d’opéras qui excitaient tant les foules. La chef d’orchestre française semble avoir opté pour une approche beaucoup plus dans l’esprit du sacré et de l’intériorité. Rejoindre l’âme de l’auditeur semble ici sa priorité la plus simple. Sa démarche musicale est des plus touchantes.

Certains passages prennent ainsi une grande douceur. Avons-nous déjà entendu un Salve me si délicat dans le Rex tremendae? Le Recordare est (enfin!) traité avec tant de soin, avec une tendre émotion. Les solistes, très bien dirigés, semblent avoir reçu pour mandat de ne jamais crier…mais de chanter avec retenue. L’effet est magnifique. Osons-nous ici qualifier ce Requiem de profondément féminin? On a ici, dans tous les cas, un Mozart d’une grande sensibilité.

Et que dire de l’acoustique de la Chapelle Royale? La réverbération très haute surprend d’abord l’auditeur. Heureusement, Equilbey s’en sert admirablement bien, en retardant brièvement les attaques de son ensemble. Ici, il faut souligner le travail extraordinaire des ingénieurs du son, qui ont capté dans un équilibre irréprochable, à la fois tous les détails et l’atmosphère grandiose de l’endroit. Après avoir écouté cette version en boucle plusieurs fois, on fini par baisser les bras. On ne trouve, à vrai dire, aucune faille. L’un des plus beaux Requiem depuis des lustres!

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