Chopin, Frédéric (1810-1849) Les 24 Préludes op.28. Alain Lefèvre.

thumb.jpg chopinLes 24 Préludes op.28

Sonate en ré mineur no.24 A.Soler (1729-1783)

Enregistré en l’Église St-Benoît de Mirabel en juin/juillet 2014

Alain Lefèvre, piano Yamaha.

Analekta. 2014. AN2 9287. 58m.56s.

Appréciation: Très Bien ****

Prélude no.9 en mi majeur

Prélude no.12 en sol dièse mineur

Prélude no.17 en lab majeur

Il a fait connaître pendant plusieurs années au grand public les œuvres d’André Matthieu (1929-68) et s’est dévoué pour cette cause. Maintenant, le pianiste canadien d’origine française (n.1962) nous revient dans un répertoire plus traditionnel. Enfin, nous allons pouvoir le critiquer dans une musique que nous connaissons fort bien!

S’attaquer au 24 préludes, c’est comme s’engager dans une course aux multiples obstacles. C’est aussi une façon de se mettre à nu devant un public de plus en plus exigeant. Heureusement, Lefèvre est un très bon pianiste. Le défi qu’il s’est imposé en enregistrant cette autre version, parmi des centaines, vaut tout de même notre admiration.

Les premières mesures nous confirment ce que nous savions déjà. On a ici du grand piano, au poids démesuré dans tous les sens du terme! Lefèvre fait partie de ces artistes qui sont restés attachés aux valeurs d’autrefois. Un son puissant, renversant, dans un articulé très détaché, mais évoquant aussi les martèlements dignes d’un Ashkenazy! Il faut alors faire preuve d’un peu d’indulgence, et ne pas dénigrer une approche qui a longtemps marqué l’histoire du piano. Car, il y a après lui, une nouvelle génération d’artistes aux idées neuves et rafraîchissantes. Bien sûr, une Béatrice Rana (Atma 2012) a déjà quelques longueurs d’avance. Pendant que Lefèvre piétine chaque pas de sa course au 12e prélude, Rana est déjà à la ligne d’arrivée, et a eu le temps d’accomplir quelques pirouettes! Et que dire de l’interminable 4e prélude en mi mineur…plus près d’une marche…funèbre.

Nous avons compris qu’Alain Lefèvre propose un piano beaucoup plus traditionnel, presque académique, mais néanmoins très lyrique, parfois touchant (17e prélude). Et en plus il bénéficie d’une magnifique acoustique, probablement une des meilleures réussites d’Analekta depuis longtemps. Le son est tellement bon, qu’on finit par tout oublier et on se laisse remplir par ce Chopin, envahissant certes, mais bien satisfaisant.

Comparatif: Béatrice Rana/ 12e prélude (Atma Classique 2012)

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