Bach, J.S. (1685-1750) The Art of Bach. Anderson et Roe Piano Duo.

81jjgHkTyyL__SL1500_Sonatina de la cantate bwv 106 Actus tragicus.(arr. Kurtag).

Concerto bwv 1061 pour deux claviers.

Suite « Passion St-Matthieu » (arr.Anderson/Roe).

Trois Contrapunctus de l’Art de la Fugue.

Canons sur les Variations Goldberg.

Aria « Die Seele ruht » bwv 127 pour violon et deux pianos.

Aria « Sheep may safely graze » bwv 208 (arr. Mary Howe).

Concerto Brandebourgeois no.3 (arr. Max Reger).

Augustin Hadelich, violon. Greg Anderson et Elizabeth Roe, pianos Steinway.

Enregistré à Purchase College, New York, janvier 2014. Steinway and Sons. 2015. 30033. 74m.14s.

Appréciation: Très Bien ****

Sheep may safely graze tiré de la cantate bwv 208

Contrapunctus 13a tiré de l’Art de la Fugue bwv 1080

Allegro Brandebourgeois no.3

Le duo américain offre, en version pianos, un survol de l’œuvre du cantor de Leipzig. Les diverses formes musicales de Bach sont explorées en transcriptions, parfois audacieuses, mais tout de même fidèles à son essence. En un peu plus d’une heure, l’œuvre sacrée, le concerto et les pièces plutôt didactiques sont traduites par un jeu toujours brillant et musical des musiciens.

Bach est préservé, malgré l’audace des musiciens, à la limite de transfigurer certaines pièces comme Erbame dich et Aus Liebe de la Passion selon Matthieu. Le sublime Die Seele ruht de la cantate bwv 127, dont on a transcrit la voix soprano au violon, est une élégie funèbre saisissante. Mais il est difficile d’oublier les versions originales qui sont restées imprégnées dans nos mémoires, car rien ne peut remplacer la voix humaine…

Les concertos sont brillamment exécutés. Virtuoses à part entière, les musiciens sont parfaitement synchronisés, notamment dans le troisième Brandebourgeois, qui fut écrit pour trois groupes d’instruments, est parfois séparés en neuf voix distinctes. Tout ceci est un véritable défi pour quatre mains sur les claviers!

Les trois contrapunctus de l’Art de la Fugue pour deux claviers sont d’un ton allègre, ce qui tranche nettement sur l’aspect académique de cet oeuvre. À l’instar de la soporifique Angela Hewitt (Hypérion.2014), on espère grandement une lecture intégrale de leur part, tellement ils éclairent ces fugues abstraites d’une énergie nouvelle. Un beau disque, qui aura certainement beaucoup de succès.

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