Handel, G.F. L’Allegro il Penseroso ed il Moderato. Gabrieli Consort and Players.

41tKw2f9phL._SL1000_Gillian Webster, soprano.

Laurence Kilsby, soprano enfant.

Jeremy Ovenden, ténor. Peter Harvey, bariton. A.Riches, basse.

Gabrieli Consort and Players, Paul McCreesh, direction.

Signum Records. 2015. SIGCD 932. 2cds. 141m.38s (+2 concertos op.6 et concerto op.7 pour orgue)

Appréciation: Sommet du Parnasse ******

Haste thee nymph, and bring with thee (J.Ovenden)

O let the merry bells ring round (L.Kilsby et choeur)

Myrth, admit me of thy crew (A. Riches)

As steals the morn upon the night (G.Webster et J.Ovenden)

Handel composa, en 1740, cette ode pastorale à partir de poèmes de John Milton (1608-1674). À mi-chemin entre l’opéra et l’oratorio, cette oeuvre chantée en anglais a dû réjouir le public londonien, qui avait souffert d’un hiver particulièrement rigoureux où tous les théâtres furent fermés…À la fois légère et bucolique, d’un réjouissant folklore rustique ou d’une aura presque religieuse, cette composition vocale est encore vue comme une exception dans la production abondante de Handel.

L’Allégresse, la Mélancolie et la Modération, pourrait être une libre traduction du titre original. C’est une allégorie sur les sentiments humains au sein d’une nature mythologique. La nature agit sur l’humain, et celui-ci lui répond par ses états d’âmes, parfois joyeux, parfois tristes. La Modération essaie de concilier les deux, par le raisonnement et la pensée. Elle y réussit plutôt bien, culminant dans un très beau duo, où ces personnages se réunissent finalement dans l’harmonie. Comme dans l’Ode à Ste-Cécile, créée un an auparavant, Handel semble vouloir y démontrer toute la puissance de la musique, en contrastes et en diversités, par les plus remarquables effets dont lui seul a le génie.

Cet enregistrement de l’équipe Paul McCreesh est une réussite totale. L’ensemble nous fait découvrir une oeuvre amusante et vivante, sans temps mort. On rit de bon coeur avec le ténor dans l’irrésistible Haste thee, nymph…! On est ravi d’entendre Gillian Webster dans Sweet bird, fabuleux aria, qui vaut à lui seul l’achat de l’album! Le jeune Kilsby, dont la voix exceptionnelle a déjà mué depuis ce temps, apporte la fraîcheur nécessaire à ce portrait musical des plus ravissant. Le choeur, aux textures bien charnues, est intense et chaleureux à souhait. La liste des tubes serait trop longue à énumérer tellement c’est du bon Handel. Un autre coffret au Panthéon des dieux.

 

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