Schubert, Franz (1797-1828) Berliner Philharmoniker. Nikolaus Harnoncourt.

bphr150061Les Symphonies.

Messes no.5 et 6.

Opéra Alfonso et Estralla.

Rundfunkerchor Berlin.

Enregistré live entre 2003-2006 à la Philharmonie de Berlin.

Berliner Philharmoniker Recordings. 2015. 8 cds. 1 blu-ray audio 24 bits. Téléchargements 24 bits/44.1khz.

Appréciation: Sommet du Parnasse ******

Menuetto de la 2e symphonie D.125

Andante de la 4e symphonie D.417

Andante con moto de la 8e symphonie (Grande) D.944

Le Berliner est reconnu depuis longtemps comme l’orchestre le plus prestigieux du monde. Immense masse sonore, cordes riches et pleines, section des vents expertes et puissantes…Un certain Karajan les a propulsé et poussé vers la gloire. Mais il laissé de profondes marques sur cette institution musicale, lui créant un ego démesuré, à l’image du chef légendaire.

Dans le bref vidéo de ce coffret luxueux, Harnoncourt nous raconte les premiers contacts qu’il a eu avec le Philharmoniker, et la réticence que certains musiciens avaient envers lui. Le chef autrichien a réussi cependant à modeler, sculpter et à ciseler cet ensemble à sa façon. Et surtout de communiquer son amour de la musique de Schubert. Les musiciens se sont ralliés finalement à sa vision des choses. Le résultat est extraordinaire. D’une unité et d’une cohésion imbattable, l’orchestre conserve la puissance et la qualité qui en ont fait sa réputation. Mais les formes que lui donne Harnoncourt sont complètement différentes. Ils ont dépassé avec lui une frontière, qui les avait laissé dans un confort classique trop prudent. Harnoncourt les a amené ailleurs, dans la poésie vivante de Schubert, dans l’essence d’une musique où tout doit danser et se mouver dans une énergie nouvelle.

Chaque attaque, chaque inflexion que le maestro impose à l’orchestre nous fait redécouvrir les symphonies de Schubert. L’étonnement se rencontre à chaque mesure, analysée dans les moindres détails. Moins inutilement agressive que la gravure Teldec, enregistrée une décennie auparavant, cette version relâche certaines tensions, adoucie les angles, tout en gardant l’auditeur sur un qui-vive continuel. Parfois d’une dramaturgie renversante, cette interprétation nous amène aussi dans « l’aura inexplicable de Schubert » selon Harnoncourt. Ainsi la Grande en do majeur, véritable accomplissement de cette intégrale nous laisse parfois sans mot…

L’orchestre résonne comme une masse compacte, voilée d’une brume légère, de laquelle on a bien détaché la section des bois. La prise de son, loin cependant d’être analytique, est d’un naturel et d’une douceur magnifique, bénéficiant des dernières technologies de pointe. Il est possible de télécharger toutes les pistes en 24 bits/44.1 khz. Un objet de collection inestimable.

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