Schubert, Franz (1797-1828) Les Sonates pour piano. Daniel Barenboim.

815c+bRa5ZL._SL1400_Sonates d.537-568-575-664-784

Sonates d.845-850-894-958 à 960.

Enregistré au Studio Teldex, Berlin. 2013-14.

Deutsche Grammophon. 2014. 4792783. 5cds.

Appréciation: Très bien ****

Sonate d.850 « Gasteiner » en ré majeur:

Allegro vivace

Scherzo. allegro vivace. trio

En vieux routier de la musique classique, Daniel Barenboim (n.1942) n’a plus rien à prouver à personne depuis longtemps. C’est sa première incursion « complète » dans l’oeuvre de Schubert. Les onze sonates entièrement achevées ont été choisies par le pianiste car elles correspondent à une unité de pensée définitive selon lui. Les esquisses et les mouvements isolés ont tout simplement été mis de côté.

En bon classique, Barenboim aborde ce cycle dans le respect des traditions. Venu d’un autre temps, appartenant à une école révolue depuis des décennies, ses maîtres étaient Nadia Boulanger et Edwin Fisher (1886 et 1887!). Ainsi, en 2015 c’est avec une certaine surprise que nous « redécouvrons » Schubert avec lui. Car nous sommes dorénavant habitués à des jeux fluides et virtuoses, aux raffinements subtils et sonores d’une nouvelle génération de musiciens. Avec Barenboim, rien de tout cela. Les mains sont raboteuses et leurs gestes lourds résonnent brutalement. Les phrasés toujours détachés, sans coulant, démontrent plutôt une forte personnalité qui confère à Schubert une puissance pianistique un peu étrangère à son univers. Pourtant, malgré une pensée rigide et verticale des pulsations rythmiques, il y a ici du très grand piano! Certes, le méta schubertien est quasi absent. Il ne reste qu’un instrument très physique, et on aime en recevoir toutes les secousses!

En chef d’orchestre, il impose une présence autoritaire à Schubert. Cette manière d’en mettre plein la vue reste tout de même très musicale. Au final, cette intégrale solide est très satisfaisante et nous permet d’apprécier une personnalité fort attachante qui se démarque franchement des nouvelles tendances du piano d’aujourd’hui. Captée près de l’instrument, la prise de son est très réussie. Une autre pierre angulaire dans le monde de Schubert.

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