Dvorak, Antonin (1841-1904) Stabat Mater op.58. Choeur et Orchestre de la Radio Bavaroise.

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Erin Wall, soprano. Mihoko Fujimura, alto.

Christian Elsner, ténor. Liang Li, basse.

Choeur et Orchestre de la Radio Bavaroise.

Enregistré en public à Herkulessaal, Munich en mars 2015.

Mariss Jansons, direction.

BR Klassik. 2015. 900142. 77m.55s. Appréciation: Très Bien ****

Eja mater, fons amoris pour choeur

Fac, ut ardeat cor meum pour basse et choeur

Tui nati vulnerati pour choeur

Le Stabat Mater de Dvorak est une oeuvre immense qui donna au compositeur tchèque une renommée internationale. Elle fut composée sans commande particulière. On dit que la perte de ses trois jeunes enfants fut la source de son inspiration et la quête de réconfort suite à cette épreuve très difficile.

Écouter cette oeuvre aujourd’hui demande une patience d’ange. Près de 80 minutes d’une longue et languissante procession, ne sont pas à la porter de tous. Dvorak exige beaucoup de notre temps…En écoutant cette oeuvre religieuse, il nous demande de refermer la porte derrière nous. À l’intérieur pourtant, une vaste toile se présente à nous. En laissant le temps s’épanouir, on finit par apprécier cette grande fresque de la foi chrétienne. Les ténèbres qui enveloppent la scène de la crucifixion et des plaintes de la Vierge, se transforment progressivement en des modes plus lumineux. Les nuages cramoisies finissent par se dissiper pour faire place à quelques rayons mystiques. Cette croix, devient alors pour Dvorak une porte vers le paradis… Le public de cette époque a donné au compositeur un accueil des plus chaleureux. Mais pour nous aujourd’hui, il y a t’il encore de la place pour ce Stabat Mater? Dvorak n’est peut-être pas aussi universel que Bach ou Beethoven finalement…

L’interprétation de Mariss Jansons est sous le signe de la piété et d’un respect scrupuleux par rapport à l’oeuvre. Le choeur de la Radio Bavaroise est d’une grande richesse de tradition, rappelant quelques vieilles interprétations des années soixante. En outre, les images de vieux films bibliques nous reviennent souvent à l’esprit. La suavité et la douceur sont au rendez-vous, mais parfois les voix sont inégales. Le ténor et la basse sont impeccables, mais la soprano et surtout l’alto ont des tremblements excessifs qui gâchent la quiétude de l’ensemble. (Référence: la version Helmut Rilling sur Hanssler, 1995.)

 

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