Bach, J.S. (1685-1750) Les Suites Françaises. Murray Perahia, piano.

71508eogll-_sl1200_Les suites no.1 à 6 bwv 812-817

Enregistré à Funkhauss Nalepastrasse, Berlin en 2013.

Deutsche Grammophon. 2016. 4796565. 2cds. 43m.20s et 48m.19s.

Appréciation: Bien***

 

Allemande de la suite no.2

Sarabande de la suite no.2

Gigue de la suite no.2

Les suites françaises sont connues pour leur légèreté et leur grâce toute simple. Bach en a inclus quelques pièces dans le cahier offert à sa deuxième épouse, Anna Magdalena, pour l’exercice et le divertissement en famille. C’est peut-être à cause de leur apparente facilité que la plupart des grands pianistes ne les ont pas mis à leur programme. Quelques disques ont été gravés au piano dans le passé avec des résultats mitigés.( Gould, Gavrilov, Feltsman, Hewitt…)

Murray Perahia (n.1947), récemment passé sous contrat avec DG, offre une version très soignée et impeccable. Il semble avoir trouvé le ton juste et l’ambiance intériorisée pour traduire ces pièces qui ne demandent pas tant de virtuosité. Perahia est connu pour son toucher délicat et cette façon du bout des doigts de tracer finement la musique. Depuis quelques années, il s’est remis à Bach et à pris le temps d’en approfondir les subtilités. Çela s’entend dans les ornements qu’il applique de belle façon aux reprises, bien ficelés comme les clavecinistes savent si bien le faire.

Il écrit: « …les suites sont parfois tristes ou tendres. Les sarabandes sont particulièrement émouvantes. En tonalités majeures, elles sont gaies, radieuses... ». On aimerait bien avoir les mêmes impressions, le même constat affectif du pianiste. À l’évidence cela ne se produit pas comme on l’aurait souhaité. Il y a partout cette quasi immobilité du discours, le respect infaillible d’un métronome qui hésite à prendre une pause entre les phrases. Le mouvement est linéaire, et les sarabandes s’accommodent plutôt mal de la situation. Elles sont restreintes dans leur chant pourtant si mélancolique. Et la gigue de la deuxième suite est bourrée de trilles inopportuns, qu’on pourrait la surnommer La Bizarre

Mais il y reste Bach. Posé et zen. L’aspect dansant est à peine esquissé, mais la pureté de la musique est omniprésente. Pour certains cela suffit. Prise de son limpide.

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