Mozart, W.A. (1756-1791) Seong-Jin Cho. Yannick Nézet-Séguin.

712k2FdutLL._SL1200_Sonates k.281 et k.332

Concerto no.20 k.466 en ré mineur.

Orchestre de chambre d’Europe.

Yannick Nézet-Séguin, direction

Enregistré en 2018, Hamburg et Baden-Baden.

DG. 2018. 4835522. 63m.46s.

Appréciation: Bien***

Allegro assai k.466

Allegro de la sonate k.332

Adagio de la sonate k.332

Mozart est interprété par le gagnant du Concours Chopin 2015. Le pianiste coréen de 24 ans joue deux sonates juvéniles et le dramatique concerto k.466. Pour le mélomane, c’est le genre de produit incomplet qui pullule le marché discographique. Une carte de visite, ou d’affaire, que la grande maison Deutsche aime à promouvoir. On a déjà tout de Mozart. Pourquoi un de plus? Tant qu’à l’aimer, nous on préfère les intégrales!

C’est bien joué évidemment. Rien de vraiment nouveau, on s’entend. Le son du piano est très pur, très soigné. C’est du bon Mozart, en beaux habits tous neufs. Les sonates sont en évidence bien analysées. Un peu trop réfléchies, à bien y penser. La technique est indiscutable. Et l’émotion? Il faut alors s’installer près d’une Alicia de Larrocha pour tenter de comprendre le mystère de l’émotion. Qu’est-ce que c’est? Peut-être de petits détails anodins qui parsèment le clavier. Quelques imperfections de jeu, ni trop calculé, ni réellement prévu. En fait, c’est tout ce qui rend la musique vivante. Vous savez, celle qui réchauffe le plexus solaire? Celle qui rend les yeux mélancoliques ou fait rêver? Bien souvent, ça reste indéfinissable tout simplement.

Avec Monsieur Cho, la perfection devient un problème. Tout est trop clair, trop évident. Le concerto k.466 est d’une belle exécution sans tache avec un instrument très en évidence. Par contre, l’orchestre semble étrangement ailleurs, en retrait, comme dans un autre studio…Il s’y produit un son un peu sec, malingre, sans réelle profondeur.

Nézet-Séguin est survolté comme à son habitude. On reconnait bien ses manières. Cherchant constamment à renouveler chaque trait, chaque mesure de ce chef-d’oeuvre, il semble pourtant laisser au passage quelques parcelles de Mozart. Le drame du k.466 est finalement plus démonstratif que tragique.

Bref, c’est un disque Mozart juste bien. Dans son cas, ce n’est pas suffisant. Et parfois un 2e prix d’un concours serait mieux. C.R.Hamelin dans Mozart? N’importe quand!

Comparatif: Adagio sonate k.332 Alicia de Larrocha 

 

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