Haydn, Joseph (1732-1809) Les Concertos pour violoncelle. Robert deMaine.

Concerto no.1 en do majeur

Concerto no.2 en ré majeur

Robert deMaine, violoncelle J.B. Vuillaume, Paris 1841

Moravian Philharmonic Orchestra, Joel Eric Suben, direction.

Enregistré en 2009 à Reduta Concert Hall, Olamour, République Tchèque.

Leaf Music. 2018. LM222. 51m.10s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Allegro moderato du Concerto no.2

Finale: Allegro molto du Concerto no.1

Ce sont probablement les plus beaux concertos pour violoncelle de la fin 18e siècle. Haydn a su doser les éléments musicaux d’une écriture savante au service de l’émotion pure. Il offre au musicien des pages d’une exceptionnelle qualité, d’un lyrisme tendre aux plus difficiles passages à exécuter sur un violoncelle. Toutes les possibilités artistiques de l’instrument sont exploitées de la plus belle façon. La discographie de ces oeuvres est riche et variée. En marge des grands labels de la musique classique, l’apparition récente au catalogue de Leaf Music est une belle surprise.

Robert deMaine produit un son magnifique sur son instrument Jean Baptiste Vuillaume. Une sonorité conquérante, enivrante, qui réjouit et fait vibrer tout le plexus solaire! La musique est irradiante, le son est chaud et enveloppant. Les morceaux de bravoure se succèdent et parsèment la partition. Mais Robert deMaine est au-dessus de tout cela. Léger comme l’air, ou d’une redoutable intensité, son jeu mérite les plus grands éloges.

On s’étonne qu’il ne soit pas encore très connu. L’artiste américain, né en 1969, fut premier violoncelliste au Los Angeles Philharmonic. Il fut l’élève de Janos Starker, Bernard Greenhouse et de Lynn Harrell pour n’en mentionner quelques-uns. Son style représente fidèlement la tradition des plus grands. Le disque enregistré en 2009, alors qu’il avait 40 ans, peut se voir comme une consécration pour le musicien.

Du côté de l’orchestre, on a un accompagnement proche de l’idéal. Le Moravian Philharmonic et son chef Joel Eric Suben (qui a étudié avec le grand Sergiu Celibidache) s’exécutent avec brio. La respiration d’ensemble est ample et profonde. Jamais agressif, l’orchestre prend le temps d’articuler et laisse beaucoup d’espace au soliste. D’ailleurs, les cadences solos écrites par le violoncelliste sont particulièrement réussies. Elles respectent le matériau d’origine de Haydn, tout en y apportant de nouvelles couleurs. Chaudement recommandé.

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