Vandini, Antonio (1691-1778) Oeuvres complètes. Elinor Frey, violoncelle.

Les Six Sonates pour violoncelle.

Concerto en ré majeur.

Elinor Frey, violoncelle Karl Dennis, 2017 d’après Stradivarius 1708.

Patxi Montero, contrebasse, viole de gambe.

Marc Vanscheeuwijck, violoncelle. Federica Bianchi, clavecin.

Enregistré à Sala della Carità, Padoue, Italie en 2019.

Passacaille. 2021. PAS1079. 51m.18s. Appréciation: Bien***

Sonata en do majeur no.1

Sonata en Si bémol majeur no.3 

Les oeuvres de Vandini se comptent du bout des doigts. Elles ne sont apparues que récemment dans le milieu du disque classique. La montréalaise Elinor Frey est la troisième musicienne à ce jour à les avoir enregistrées. Il y a eu auparavant deux violoncellistes italiens qui les ont proposés. Antonio Mostacci sur un violoncelle 5 cordes (Tactus TC 692202) et Francesco Galligioni (Dynamic CDS7890). Il faudra faire preuve d’indulgence par rapport à la justesse des instruments. Dans les trois cas, il semble que certaines tonalités ont été plutôt difficiles à accorder. La musique de Vandini exige du musicien de jouer souvent dans la tessiture élevée du violoncelle. Une oreille sensible s’en rendra compte. 

On accueille les pièces de Vandini comme si on les connaissait depuis toujours. Un beau lyrisme parsème ces courtes pages. Les idées musicales se défilent sans contrainte et accrochent le coeur au passage. On s’attache facilement à ce modeste recueil de sonates. Le fait de savoir qu’elles sont les seules qui nous soient parvenues du compositeur leur donne un cachet précieux.

Elinor Frey interprète la musique de Vandini avec sobriété et finesse. Rien d’extravagant ou d’enflammé dans son jeu. Une belle lecture subtile et intériorisée confère à cette musique un sentiment paisible. Elle utilise la technique ancienne de la position de la main sous l’archet. Celle-ci fait vibrer les cordes avec douceur, le crin semblant parfois être à peine frotté. Ainsi la voix de l’instrument semble fragilisée, à l’aspect d’une viole de gambe. Pendant le discours musical, il y a cette impression que l’on écoute les paroles d’une confidence dans le secret. La 3e Sonate en Si bémol est certainement la plus belle, d’une sensibilité touchante. Mention spéciale à la claveciniste Federica Bianchi qui a créé de délicates décorations à la basse continue. 

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