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Charles Richard-Hamelin. Live. Beethoven-Enescu-Chopin.

Posted in Beethoven, Chopin, Enescu on 3 septembre 2016 by rfauclair

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Beethoven: Rondos op.51 no.1 et 2

G.Enescu (1881-1955): Suite no.2 op.10

Chopin: Ballade op.47. Nocturne op.55 no.2

Introduction et rondo op. 16 et Polonaise op.53.

Enregistré en public en mai 2016 au Palais Montcalm, Québec.

Analekta. 2016. AN2 9129. 69m.23 s. Appréciation: Superbe*****

Toccata de la Suite no.2 d’Enescu

Polonaise op.53 Héroïque de Chopin.

Il a raflé avec panache la deuxième place et a reçu le prix Krystian Zimerman au Concours Chopin d’octobre 2015. Du jamais vu pour un artiste canadien. On évalue encore mal tout ce que cela a représenté pour le pianiste de travail ardu, de stress, et sûrement d’insomnies…pour en arriver là. Sur ce sommet d’un Olympe très difficile d’accès, Charles Richard-Hamelin a réussi l’impossible.

Après la consécration, c’est maintenant la libération vers un répertoire presque infini pour le musicien. Suite à l’immersion totale dans Chopin, la petite incursion dans Beethoven est rafraîchissante. Les rondos sont très mozartiens de style. Légers et fébriles, mais pas du tout dénués d’intérêt. Ces envolées très fluides et parfaitement maîtrisées semblent naître d’un langage propre au pianiste. Une signature que l’on voit déjà très personnel. Lyrisme voluptueux, très fin dans les détails, satisfaisant et convaincant.

La Suite d’Enescu est une une révélation. En fait, c’est la pièce maîtresse du disque. Faite de cloches et de tintamarres réjouissants, la musique exploite toute la largeur du piano. Hamelin s’amuse à faire résonner tout cela avec splendeur. Le plaisir qu’il y met est d’une ampleur irrésistible. Le Chopin est un choix qui va de soit dans le programme. Un Chopin de haute qualité. De la musique en grandes vagues, mais toujours contrôlées, d’où la mélodie reste chantante…On comprend pourquoi le jury de Varsovie a adoré!

Quand C.R.H. s’assoie au piano, le mélomane comme le néophyte, peut s’installer confortablement dans le fauteuil. Lorsque les mains se posent sur la musique, une chaleur indéfinissable s’y ressent dès le premières notes. (Le répertoire hispanique serait à explorer sans hésitation!). Ces mains un peu rondes et menues créent pourtant un monde rassurant, fait de plans sonores puissants. C’est l’univers de Charles Richard-Hamelin. Mais qui a gagné le premier prix déjà…? On l’a oublié! (Soulignons la captation du live par l’équipe Musicom…irréprochable).