Archive for the Mahler Category

Mahler, Gustav (1860-1911) Les Symphonies. Orchestre Güzernich de Köln. Markus Stenz.

Posted in Mahler with tags on 2 juin 2016 by rfauclair

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Symphonie no.10 (adagio)

Enregistré à Cologne entre 2009-2014.

Oehms Classics. 2016. OC 029. 13 cds.

 

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Adagietto de la 5e symphonie

Poco adagio de la 4e symphonie

Bewegung de la 2e symphonie « Résurrection »

Version inattendue à la discographie, cette nouvelle mouture des symphonies de Mahler est désormais à classer au côté des plus grandes. Un son net et généreux, un orchestre vigoureux aux milliers de détails s’unissent à un chef qui s’est donné beaucoup de temps et de labeur pour en arriver à un tel résultat… exceptionnel! Tout en restant fidèle à l’esprit de la tradition, ses interprétations demeurent vibrantes en tout temps. Elles sont comme un livre ouvert sur la vie tumultueuse et passionnée de Mahler.

Sa direction, aux fulgurantes propensions à la dramatisation, est toutefois contrastée par l’émouvante sensualité qu’il trace affectueusement aux cordes. Le romantisme exacerbé de Mahler est ainsi généreusement souligné. Le mélange violent et tendre de l’œuvre de Mahler a-t-il été aussi bien servi par le passé? Markus Stenz est indubitablement très à l’écoute de cette musique « qui doit embrasser tout l’univers ». Il faut s’y arrêter au moins le temps des neuf symphonies (!), tous réussies, qui nous emportent loin dans ce monde étrange de beauté et de fatalité. Un must. Coffret très abordable.

 

Mahler, Gustav (1860-1911) Symphonie no.10. Version restaurée de Deryck Cooke.

Posted in Mahler, Nouveautés 2015 on 21 octobre 2015 by rfauclair

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Yannick Nézet-Séguin, direction.

Enregistré à la Maison Symphonique, Montréal, oct.2014.

Atma Classique. 2015. ACD2 2711. 79m.06s.

 

Appréciation: Très Bien ****

Finale (extrait) 

Il est convenu que Mahler a composé neuf symphonies. La 10e, dont seul le premier mouvement fut entièrement terminé, a toujours été considérée à l’extérieur du canon de son oeuvre. Plus maintenant. Le musicologue Deryck Cooke (1919-1976) a soigneusement complété l’instrumentation des autres mouvements à partir des nombreuses esquisses laissées par Mahler. Force est de constater que son esprit est bien vivant au travers cette oeuvre ultime. Cependant, Cooke tient à préciser que le matériel sur lequel il a travaillé, reste une ébauche. Mahler n’aura pas eu le temps d’y apporter tout son génie…À l’écoute, il reste toujours un doute. Est-ce vraiment ses dernières volontés?

L’Orchestre Métropolitain s’est donné la tâche d’y offrir une de leur plus belle prestation jusqu’à ce jour. Ils ont accompli un travail remarquable, grâce à leur dynamique chef qui en a traduit autant la complexité que l’expression d’une grande humanité. Il y a ici une beauté étrange et tourmentée, mais aussi une ferveur tendre et compatissante. Yannick Nézet-Séguin s’est visiblement beaucoup investi dans ce projet. Sa foi et sa volonté d’y retranscrire ce testament musical nous permet de replonger dans l’univers de Mahler. Tous les grands thèmes mahlériens s’y retrouvent. Ses malheurs, sa souffrance et sa rédemption finale. Pourtant, l’impression d’inachevé persiste…et cette dernière oeuvre ne semble pas vraiment se démarquer des autres symphonies.

Mais il reste heureusement le dernier mouvement. Véritable hymne à l’amour d’une grande beauté, résumant à lui seul toute la vie musicale du compositeur, cette pièce est aussi exaltante que le grandiose « Ce que me dit l’amour » de la 3e symphonie. Indéfectible et universel.