Bach, J.S. (1685-1750) Magnificat bwv 243. Arion Orchestre Baroque. Alexander Weimann.

Magnificat bwv 243 en ré majeur.

Avec 4 Laudes bwv 243a.

Johann Kuhnau: Wie schön leuchtet pour 5 voix.

Johanna Winkel, Johannette Zomer, sopranos.

James Lang, alto. Zachary Wilder, ténor.

Matthew Brook, basse. Enregistré à St-Augustin Mirabel en 2015.

Atma. 2016. ACD2 2727. 49m. Appréciation: Superbe*****

Magnificat bwv 243 (extraits)

L’ensemble Arion et leur chef invité Alexander Weimann ont eu la brillante idée d’inclure les 4 laudes (motets) originaux de la version de 1723. Le Magnificat, souvent joué dans le temps de Noël, bénéficie ainsi d’un surplus de couleurs pastorales, et devient beaucoup plus en phase avec la Nativité.

On adore les cinq voix solistes qui exécutent les parties chorales de l’oeuvre. Cette façon semble convenir parfaitement à l’écriture polyphonique qui parait souvent confuse avec un choeur traditionnel. L’économie des moyens utilisée est, dans ce cas, d’une admirable transparence. Les timbres des chanteurs sont parfaitement mises de l’avant par une prise de son exemplaire. La présence des voix et la ferveur de l’interprétation font de ce Magnificat un coup de coeur assuré.

En complément, la belle cantate « Comme brille l’étoile du matin » du cantor Johann Kuhnau (1660-1722). Elle a été écrite pour une fête de Noël à Leipzig, un choix judicieux pour accompagner le Magnificat de Bach. Ce dernier deviendra à son tour le cantor de la ville en 1723 et perpétuera la grande tradition de la musique germanique jusqu’à une apogée que personne ensuite n’a réussie à atteindre. Soli Deo Gloria.

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