Bach, J.S. (1685-1750) L’Oratorio de Noël. Collegium Vocale Gent. Philippe Herreweghe.

Posted in Bach J.S. with tags on 23 mars 2026 by René François Auclair

Oratorio de Noël bwv 248.

Barbara Schlick, soprano.

Michael Chance, alto. Howard Crook, ténor.

Peter Kooy, basse.

Enregistré à Mindersbroederskerk, Ghent en 1989.

Virgin/Erato. 2011. 2cds. 149m42s. Appréciation: Sommet du Parnasse******

Cantate Jauchzet, frohlocket (extraits)

C’est toujours à mon coeur la plus belle des versions. Je l’écoute à chaque période de Noël avec la nostalgie d’un enfant. Les couleurs, les timbres chatoyants, la vivacité des rythmes et l’éclat instrumental, tout y est. Herreweghe a trouvé le ton juste grâce à la virtuosité incomparable du Collegium Vocale et la finesse de leurs vocalises d’une absolue maîtrise.

Les solistes sont tout aussi merveilleux. Barbara Schlick, Michael Chance, Howard Crook et l’infatigable Peter Kooy, ont tous leur moment de gloire, qui leur appartient désormais. Reste à parler de cette oeuvre indispensable. Bach, c’est la quête de la perfection formelle, de l’harmonie et de la mélodie. Six cantates, six façon de raconter la Nativité. Lui seul pouvait rendre cette oeuvre vivante et aussi variée, infusée de couleurs et de joie. Une merveille.

Bach, J.S. (1685-1750) Magnificat bwv 243. Arion Orchestre Baroque. Alexander Weimann.

Posted in Bach J.S. on 23 mars 2026 by René François Auclair

Magnificat bwv 243 en ré majeur.

Avec 4 Laudes bwv 243a.

Johann Kuhnau: Wie schön leuchtet pour 5 voix.

Johanna Winkel, Johannette Zomer, sopranos.

James Lang, alto. Zachary Wilder, ténor.

Matthew Brook, basse. Enregistré à St-Augustin Mirabel en 2015.

Atma. 2016. ACD2 2727. 49m. Appréciation: Superbe*****

Magnificat bwv 243 (extraits)

L’ensemble Arion et leur chef invité Alexander Weimann ont eu la brillante idée d’inclure les 4 laudes (motets) originaux de la version de 1723. Le Magnificat, souvent joué dans le temps de Noël, bénéficie ainsi d’un surplus de couleurs pastorales, et devient beaucoup plus en phase avec la Nativité.

On adore les cinq voix solistes qui exécutent les parties chorales de l’oeuvre. Cette façon semble convenir parfaitement à l’écriture polyphonique qui parait souvent confuse avec un choeur traditionnel. L’économie des moyens utilisée est, dans ce cas, d’une admirable transparence. Les timbres des chanteurs sont parfaitement mises de l’avant par une prise de son exemplaire. La présence des voix et la ferveur de l’interprétation font de ce Magnificat un coup de coeur assuré.

En complément, la belle cantate « Comme brille l’étoile du matin » du cantor Johann Kuhnau (1660-1722). Elle a été écrite pour une fête de Noël à Leipzig, un choix judicieux pour accompagner le Magnificat de Bach. Ce dernier deviendra à son tour le cantor de la ville en 1723 et perpétuera la grande tradition de la musique germanique jusqu’à une apogée que personne ensuite n’a réussie à atteindre. Soli Deo Gloria.

Bach, J.S. (1685-1750) Les Motets. Philippe Herreweghe.

Posted in Bach J.S. with tags on 18 mars 2026 by René François Auclair

Motets bwv 225-230.

La Chapelle Royale, Choeur et Orchestre.

Collegium Vocale Gent.

Enregistré à Gent en 1986.

HM. 1986. 901231. 66m46s

Appréciation: Sommet du Parnasse******

L’éloquence des lignes vocales et le soin méticuleux apporté à la clarté polyphonique sont les points forts de cette interprétation des Motets de Bach. Jusque là, la direction des choeurs traditionnels n’avait jamais atteint cette pureté musicale. Herreweghe a apporté à la musique vocale de Bach une luminosité nouvelle. Dès lors, le texte sacré est révélé par la rhétorique sublime des mots et leur signification profonde. Un des grands moments de cet album est le motet Jesus meine Freunde que le chef belge a réduit à 5 voix solistes. Moment de grâce. Gute nacht, gute nacht…

Singet dem Herrn bwv 225 pour double choeur

Der Geist hilft bwv 226 pour double choeur

Jesu meine Freude bwv 227 à 5 voix (extrait)

Bach, J.S. (1685-1750) La Messe en Si mineur. Gustav Leonhardt.

Posted in Bach J.S. with tags on 17 mars 2026 by René François Auclair

Messe en Si mineur bwv 232.

Isabelle Poulenard, Guillemette Laurens, sopranos.

René Jacobs, alto. John Elwes, ténor.

Max van Egmond, Harry van der Kamp, basses.

Collegium Musicum Nederlandse.

La Petite Bande. Gustav Leonhardt, direction.

Enregistré à Doopsgezinde Kerk, Pays-Bas en 1985.

HM. 1990. 77040-2RG. 2cds. 111m28s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Credo in unum Deum

Et in unum Dominum (Isabelle Poulenard/René Jacobs)

Confiteor/Et Expecto resurrectionem

Gustav Leonhardt (1928-2012). Ce seul nom est garant de la redécouverte de tout le répertoire ancien. Après avoir travaillé une quinzaine d’années sur les cantates de Bach, le chef néerlandais s’est joint à la Petite Bande de Sigiswald Kuijken, auquel s’ajoute un superbe choeur mixte ainsi que des solistes rompus au style baroque. Leonhardt suggère plus qu’il ne dirige. Il écoute, ne s’impose pas, et agit plutôt comme un révélateur. Sa grande connaissance et son expérience sont au service du texte religieux. La lecture est transparente révélant toute la beauté savante et polyphonique de l’oeuvre. Au-delà des passions, l’indéfinissable et le mystère apparaissent au fil de l’écoute. Fascinant.