Archive for the Chopin Category

Chopin (1810-1849) Ballades et Impromptus. Charles Richard-Hamelin.

Posted in Chopin with tags on 22 septembre 2019 by René François Auclair

Les quatre Ballades.

Les quatre Impromptus.

Enregistré au Palais Montcalm, Québec, en 2018.

Analekta. 2019. AN 2 9145. 59m.43s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Ballade no.1 en sol mineur op.23

Impromptu no.3 en sol bémol majeur op.51

Il suffit de quelques mesures de la première Ballade, et puis…c’est l’envoûtement total. Charles Richard-Hamelin propose un piano contemplatif, rêveur et posé, classique de style, mais également d’une puissance étonnante. La sonorité de l’instrument est profonde, d’une plénitude rare. Au beau milieu des tempêtes de Chopin, le pianiste ne lâche jamais les voiles, toujours en parfait contrôle. Les plans sonores sont parfaitement maîtrisés. Et quand le calme revient, on discerne sur l’eau les reflets prémonitoires de Debussy.

Sûr de lui, le musicien n’a plus rien à prouver à qui que ce soit. Seul maître à bord, la liberté de son jeu semble toujours s’appuyer sur une infaillible structure. C’est du grand Chopin, tendre et renversant. Peut-on ajouter autre chose? Je ne crois pas. La musique a toujours le dernier mot. Une réussite indispensable.

Chopin (1810-1849). Concertos nos 1&2. Charles Richard-Hamelin. OSM. Kent Nagano.

Posted in Chopin on 23 février 2019 by René François Auclair

717TyCygpHL._SL1200_Concertos pour piano op.11 et op.21

Orchestre Symphonique de Montréal.

Kent Nagano, direction.

Charles Richard-Hamelin, piano Steinway&Sons.

Enregistré live à la Maison Symphonique en 2018.

Analekta. 2019. AN 2 9146. 76m.26s.

Appréciation: Superbe*****

Allegro vivace du concerto no.2 op.21

Romance (Larghetto) du concerto no.1 op.11

Dès qu’on s’installe pour écouter ces deux artistes, la musique de Chopin devient une évidence. L’immersion est totale, satisfaisante. Le mélomane laissera tomber momentanément les comparaisons inévitables. Il les laissera derrière lui, le temps de savourer le moment présent. Les grands pianistes qui ont fait leur marque avec ces oeuvres de Chopin peuvent également prendre une pause, et écouter à leur tour. Car avouons-le, c’est magnifique.

Charles Richard-Hamelin et Kent Nagano proposent des tempos allongés, généreux en legato, respectueux et nobles. Le pianiste prend de belles et grandes respirations avec Chopin, qu’il connait déjà très bien. Un second prix à Varsovie en 2015 vaut parfois de l’or. Au-delà des considérations techniques, la richesse de son jeu se définirait comme la force tranquille d’une chaleur réconfortante. Avec lui, les yeux se ferment sur la musique. Et puis elle descend doucement vers le coeur. C’est ce qui arrive, entre autre, pendant la bien-aimée Romance du premier concerto. Moment de grâce.

Nagano sait se faire discret comme toujours, attentif et minutieux. Les lignes musicales sont chantantes et clairvoyantes. L’OSM est précis et fin, un peu en retrait du piano. Ce dernier est d’une présence impériale, avec un son tout plein, riche en résonances harmoniques. Cependant, on aime moins l’aspect un peu gris de l’orchestre qui semble manqué de lumière dans certains passages. Mis à part ce petit bémol, ce disque est une réussite. Du grand Chopin qui fait du bien à retrouver.

Chopin (1810-1849) Maurizio Pollini.

Posted in Chopin on 2 février 2019 by René François Auclair

81ac06QQpHL._SL1200_Deux nocturnes op.55. Trois mazurkas op.56

Berceuse op.57. Sonate op. 58

Enregistré à Herkulesaal, Munich en 2018.

DG. 2019. 483 6475. 53m.32s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

 

Nocturne op.55 no.1

Mazurka op.56 no.1

Berceuse op.57

Comme son disque précédent consacré à Chopin, Maurizio Pollini a choisi des pièces composées dans la même période. Les opus 55 à 58 ont été créés entre 1843 et 1844. Ce sont des oeuvres de maturité. La musique est riche, expressive dans la complexité, comme dans la simplicité. Chopin est d’une inépuisable créativité.

Pollini (n.1942) est en contrôle absolu, jamais agressif, martelant ou assommant. Le chant est toujours souligné de manière majestueuse. C’est du grand piano, complètement satisfaisant, contemplatif, miroitant d’éclats lumineux d’impressionnisme qui annonce Debussy. La Berceuse est un moment de grâce unique. On entend la voix de Pollini, fredonnant avec Chopin. C’est le chant d’un vieux sage. On écoute, on se sent réconforté. On apprend des choses tranquilles. Un disque splendide, magnifié d’une prise de son généreuse. Tout le piano est là, toutes les couleurs et les nuances. Disque de chevet.

Chopin (1810-1849) David Fray.

Posted in Chopin with tags on 16 mars 2017 by René François Auclair

710STPoex9L._SL1200_Noctures, mazurkas, polonaise, impromptu et valse.

Enregistré en sept.2016 à Église Notre Dame du Liban, Paris.

Erato. 2017. 0190295896478. 68m.30s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

 

Impromptu op.51 no.3

Valse op.69 no.1

David Fray (n.1981) a probablement commenté la plus juste description qui soit de la musique de Chopin. Le bref vidéo de promotion qui coïncidait avec la sortie du disque, très bien monté et filmé, nous montre le jeune pianiste tentant de nous expliquer ce que veut dire Chopin pour lui.

L’éphémère, la fragilité, l‘imprévu et l’inspiration du moment que décrit et transmet le pianiste, nous transporte dans un monde impalpable d’une rare poésie. Chopin est une île. Et David Fray est un poète. Un album de rêve.