Archive for the Chopin Category

Chopin (1810-1849) David Fray.

Posted in Chopin with tags on 16 mars 2017 by rfauclair

710STPoex9L._SL1200_Noctures, mazurkas, polonaise, impromptu et valse.

Enregistré en sept.2016 à Église Notre Dame du Liban, Paris.

Erato. 2017. 0190295896478. 68m.30s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

 

Impromptu op.51 no.3

Valse op.69 no.1

David Fray (n.1981) a probablement commenté la plus juste description qui soit de la musique de Chopin. Le bref vidéo de promotion qui coïncidait avec la sortie du disque, très bien monté et filmé, nous montre le jeune pianiste tentant de nous expliquer ce que veut dire Chopin pour lui.

L’éphémère, la fragilité, l‘imprévu et l’inspiration du moment que décrit et transmet le pianiste, nous transporte dans un monde impalpable d’une rare poésie. Chopin est une île. Et David Fray est un poète. Un album de rêve.

Charles Richard-Hamelin. Live. Beethoven-Enescu-Chopin.

Posted in Beethoven, Chopin, Enescu on 3 septembre 2016 by rfauclair

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Beethoven: Rondos op.51 no.1 et 2

G.Enescu (1881-1955): Suite no.2 op.10

Chopin: Ballade op.47. Nocturne op.55 no.2

Introduction et rondo op. 16 et Polonaise op.53.

Enregistré en public en mai 2016 au Palais Montcalm, Québec.

Analekta. 2016. AN2 9129. 69m.23 s. Appréciation: Superbe*****

Toccata de la Suite no.2 d’Enescu

Polonaise op.53 Héroïque de Chopin.

Il a raflé avec panache la deuxième place et a reçu le prix Krystian Zimerman au Concours Chopin d’octobre 2015. Du jamais vu pour un artiste canadien. On évalue encore mal tout ce que cela a représenté pour le pianiste de travail ardu, de stress, et sûrement d’insomnies…pour en arriver là. Sur ce sommet d’un Olympe très difficile d’accès, Charles Richard-Hamelin a réussi l’impossible.

Après la consécration, c’est maintenant la libération vers un répertoire presque infini pour le musicien. Suite à l’immersion totale dans Chopin, la petite incursion dans Beethoven est rafraîchissante. Les rondos sont très mozartiens de style. Légers et fébriles, mais pas du tout dénués d’intérêt. Ces envolées très fluides et parfaitement maîtrisées semblent naître d’un langage propre au pianiste. Une signature que l’on voit déjà très personnel. Lyrisme voluptueux, très fin dans les détails, satisfaisant et convaincant.

La Suite d’Enescu est une une révélation. En fait, c’est la pièce maîtresse du disque. Faite de cloches et de tintamarres réjouissants, la musique exploite toute la largeur du piano. Hamelin s’amuse à faire résonner tout cela avec splendeur. Le plaisir qu’il y met est d’une ampleur irrésistible. Le Chopin est un choix qui va de soit dans le programme. Un Chopin de haute qualité. De la musique en grandes vagues, mais toujours contrôlées, d’où la mélodie reste chantante…On comprend pourquoi le jury de Varsovie a adoré!

Quand C.R.H. s’assoie au piano, le mélomane comme le néophyte, peut s’installer confortablement dans le fauteuil. Lorsque les mains se posent sur la musique, une chaleur indéfinissable s’y ressent dès le premières notes. (Le répertoire hispanique serait à explorer sans hésitation!). Ces mains un peu rondes et menues créent pourtant un monde rassurant, fait de plans sonores puissants. C’est l’univers de Charles Richard-Hamelin. Mais qui a gagné le premier prix déjà…? On l’a oublié! (Soulignons la captation du live par l’équipe Musicom…irréprochable).

Chopin, Frédéric (1810-1849) Les Valses. Claudio Arrau.

Posted in Chopin, Nouveautés 2014 with tags on 7 octobre 2014 by rfauclair

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Enregistré en mars 1979 à La Chaux-de-Fonds, Suisse.

Disque tiré de « 3 Classic Albums » Claudio Arrau.

Deux autres disques: Variations Diabelli de Beethoven (1985)

et Concertos de Liszt avec Colin Davis (1979).

Decca (Philips). 2014. 4786705. 59m.32s.

Appréciation: Sommet du Parnasse ******

Valse op.34 no.1 en lab majeur

Valse op.64 no.3 en lab majeur

Valse op.69 no.2 en si mineur

La défunte maison Philips est reconnue pour ses enregistrements de qualité supérieure. Decca a heureusement réédité ces trésors pour notre plus grand bonheur. Ici, un classique éternel. Arrau (1903-1991) et Chopin réunit dans les valses que nous réécoutons toujours, comme pour revenir à la source des choses.

À 76 ans le pianiste chilien « aux doigts de velours » n’a absolument rien perdu de son toucher délicat, et de son sens de la musicalité. Mais lorsqu’on revisite ces vieux pianistes, on tombe parfois des nues, habitués comme nous le sommes à des valses endiablées et délirantes, rendues inévitablement plus véloces par de nouveaux virtuoses qui veulent leur place au soleil.

À défaut d’être spectaculaires, les lectures d’Arrau sont respectueuses, évitant la virtuosité gratuite et les emportements excessifs. Tout est équilibré, dépouillé. Cette façon de faire nous permet d’entrer en intimité avec le compositeur. Ces danses, sur une pointe légère de pas furtifs, sont celles de l’âme. À ce moment, la musique vient nous rejoindre dans ce que nous avons de plus vulnérable. Une grande leçon de piano.

Chopin, Frédéric (1810-1849) Les 24 Préludes op.28. Alain Lefèvre.

Posted in Chopin, Nouveautés 2014 on 4 octobre 2014 by rfauclair

thumb.jpg chopinLes 24 Préludes op.28

Sonate en ré mineur no.24 A.Soler (1729-1783)

Enregistré en l’Église St-Benoît de Mirabel en juin/juillet 2014

Alain Lefèvre, piano Yamaha.

Analekta. 2014. AN2 9287. 58m.56s.

Appréciation: Très Bien ****

Prélude no.9 en mi majeur

Prélude no.12 en sol dièse mineur

Prélude no.17 en lab majeur

Il a fait connaître pendant plusieurs années au grand public les œuvres d’André Matthieu (1929-68) et s’est dévoué pour cette cause. Maintenant, le pianiste canadien d’origine française (n.1962) nous revient dans un répertoire plus traditionnel. Enfin, nous allons pouvoir le critiquer dans une musique que nous connaissons fort bien!

S’attaquer au 24 préludes, c’est comme s’engager dans une course aux multiples obstacles. C’est aussi une façon de se mettre à nu devant un public de plus en plus exigeant. Heureusement, Lefèvre est un très bon pianiste. Le défi qu’il s’est imposé en enregistrant cette autre version, parmi des centaines, vaut tout de même notre admiration.

Les premières mesures nous confirment ce que nous savions déjà. On a ici du grand piano, au poids démesuré dans tous les sens du terme! Lefèvre fait partie de ces artistes qui sont restés attachés aux valeurs d’autrefois. Un son puissant, renversant, dans un articulé très détaché, mais évoquant aussi les martèlements dignes d’un Ashkenazy! Il faut alors faire preuve d’un peu d’indulgence, et ne pas dénigrer une approche qui a longtemps marqué l’histoire du piano. Car, il y a après lui, une nouvelle génération d’artistes aux idées neuves et rafraîchissantes. Bien sûr, une Béatrice Rana (Atma 2012) a déjà quelques longueurs d’avance. Pendant que Lefèvre piétine chaque pas de sa course au 12e prélude, Rana est déjà à la ligne d’arrivée, et a eu le temps d’accomplir quelques pirouettes! Et que dire de l’interminable 4e prélude en mi mineur…plus près d’une marche…funèbre.

Nous avons compris qu’Alain Lefèvre propose un piano beaucoup plus traditionnel, presque académique, mais néanmoins très lyrique, parfois touchant (17e prélude). Et en plus il bénéficie d’une magnifique acoustique, probablement une des meilleures réussites d’Analekta depuis longtemps. Le son est tellement bon, qu’on finit par tout oublier et on se laisse remplir par ce Chopin, envahissant certes, mais bien satisfaisant.

Comparatif: Béatrice Rana/ 12e prélude (Atma Classique 2012)

Chopin, Frédéric (1810-1849) Les Mazurkas (Intégrale). Janina Fialkowska.

Posted in Chopin, Nouveautés 2014 on 9 septembre 2014 by rfauclair

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Enregistré au Palais Montcalm, Québec. oct.2012/juin 2013.

Atma. 2014. ACD2 2682. 2cds. 78m.33s/71m.54s

Appréciation: Bien ***

Mazurka op.6 no.1 en fa dièse mineur

Mazurka op.59 no.2 en la bémol majeur

Le critique musical Lucien Rebatet (1903-1972) disait de Chopin: « La musique de Chopin a des caprices d’aristocrate. Vous n’y apportez pas assez de fantaisie: elle reste inerte, terne…Nous ne pouvons plus l’entendre qu’avec des traducteurs exceptionnels, voisins du génie. »

Nous avons ici du Chopin appliqué avec soin, très linéaire et prévisible. C’est beau et propre. Malheureusement, l’énoncé de Rebatet s’applique avec raison à la pianiste canadienne. Après la 3e Mazurka, on se demande comment se rendre jusqu’à la 55e…Ça ne bouge pas beaucoup.

La répétition bien prévisible des phrases, le manque d’imagination et des mains un peu raides, enlèvent quelques parcelles de la poésie si particulière aux Mazurkas. Parfois, il faut prendre des risques et jouer « sans filet« . Laissons à d’autres admirables traducteurs le soin d’apporter à ces danses; des idées folles, des humeurs changeantes…la vie quoi!

Comparatif: Arthur Rubinstein (1887-1982) Mazurka op.59 no.2

Vladimir Ashkenazy (n.1937) Mazurka op.59 no.2

Maria Joao Pires (n.1944) Mazurka op.59 no.2

Ewa Poblocka (n.1957) Mazurka op.6 no.1