Archive for the Holst Category

O Sacrum Convivium. Choir of Royal Holloway. University of London.

Posted in Holst, Jackson, G., Walker, R. on 24 février 2018 by rfauclair

51-ZOcYoRHLOeuvres de Byrd, Victoria, Weelkes, Pärt, Holst, Jackson, Bruckner, Wood, Walker et Stanford.

Enregistré à Douai Abbey, Woolhampton, UK en 2006

Rupert Gough, direction. Samuel Rathbone, orgue.

Signum Records. 2008. Sigcd127. 47m.13s.

Appréciation: Superbe*****

Gustav Holst (1874-1934) Nunc Dimittis 

Gabriel Jackson (n.1962) O Sacrum Convivium 

O banquet sacré où l’on reçoit le Christ! On célèbre le mémorial de sa passion, l’âme est remplie de grâce. De la gloire future, le gage nous est donné. Alleluia!

Robert Walker (n.1946) As the apple tree 

 »As the apple tree among the trees of the wood, so is my beloved among the sons. I sat down under his shadow with great delight, and his fruit was sweet to my taste. My beloved spake, and said unto me, rise up, my love, my fair one and come away. »

Le label britannique Signum s’est fait une place importante dans la musique chorale depuis quelques années. Bien entendu, la qualité et le nombre important d’ensembles vocales en Angleterre et leur réputation légendaire ont créé un bassin extraordinaire de talents. Ici est représenté le choeur de l’Université de Londres, où une vingtaine d’étudiants est choisie selon des critères extrêmement sélectifs. D’ailleurs, quelques scholars de cet institution vénérable se retrouveront au sein d’ensembles aussi prestigieux que les Tallis Scholars, the Sixteen ou le Gabrieli Consort…

Ce disque de qualité irréprochable représente plus de 500 ans en musique. Le choix des oeuvres provient d’aussi loin que William Byrd (1540-1623), fidèle représentant de la renaissance anglaise, en passant par Bruckner (1824-1896), les anglais Stanford, Holst, Walker et puis Arvo Pärt (n.1935) l’estonien le plus influent du 20e siècle qui a renouvelé à lui seul toute la musique chorale contemporaine. De cette influence particulière, un nom à retenir; le britannique Gabriel Jackson (n.1962) qui fait la synthèse du minimalisme de Pärt et l’amalgame de nouvelles textures et techniques vocales surprenantes.

O Sacrum Convivium est si beau, qu’il en devient le coeur de ce disque essentiel. À la fois un exemple parfait du savoir faire des choeurs anglais et de l’aboutissement d’une longue tradition vocale, cette pièce magnifique assure une continuité à la musique sacrée. Plus le temps passe, plus l’avenir se dessine sur un fond sombre, mais plus le besoin de se retrouver au coeur de la sérénité se fait sentir…

Dutoit-Montréal. Charles Dutoit. Orchestre Symphonique de Montréal.

Posted in Berlioz, Holst, Ravel, Stravinsky on 20 mars 2016 by rfauclair

1858594-gfOeuvres de Alven, Bartok, Berlioz, Bizet, Chabrier, Chausson.

Debussy, Dukas, Dvorak, Enescu, Falla, Fauré, Franck, Glazunov.

Gounod, Holst, Ibert, d’Indy, Liszt, Mendelssohn, Mussorgsky, Offenbach.

Orff, Piazzolla, Ravel, Respighi, Rimsky-Korsakov, Saint-Saëns, Satie, Suppé.

Stravinsky, Tchaikovsky, Théoderakis, Thomas.

Enregistré entre 1980-2000 à l’Eglise St-Eustache, P.Q.

Decca. 2016. 4789466. Coffret 35 cds.

Appréciation: Sommet du Parnasse ******

Lever du jour tiré de Daphnis et Chloé de Ravel

Un bal tiré de la Symphonie Fantastique de Berlioz

Fête populaire tiré de Petrouchka de Stravinsky

Jupiter tiré des Planètes de Gustav Holst

Tout a été dit sur Charles Dutoit (n.1936) et l’Orchestre Symphonique de Montréal. Les débuts, la consécration, et la fin abrupte d’une relation qui a duré près de 30 ans. Et puis, le retour inattendu en février 2016 dans la Maison Symphonique dont il rêvait depuis si longtemps. Deux concerts plus tard, on se souvient encore de ce baiser sur le front de Martha Argerich, signe affectueux que l’on a put traduire comme la réconciliation finale avec les musiciens et le public qui l’a toujours adulé.

La consécration est advenue lorsque Decca/London s’est intéressé à l’OSM, en quête d’un orchestre « au son français ». Dutoit fut mis sous contrat, lui qui déjà était reconnu pour la qualité de sa direction. Seul problème, la piètre acoustique de la Place des Arts ne convenait pas du tout aux exigences de Decca. En 1980, il fut choisi l’Église de St-Eustache en banlieue de Montréal. Pour la soixantaine d’enregistrements qui furent produit à cet endroit magnifique, les rues durent être fermées autour pour éviter tout bruit inutile…

De ce travail colossal qu’a accompli l’OSM, Decca a puisé 35 disques, tous enveloppés avec soin et classés par ordre chronologique. Les pochettes sont ornées des images originales. Au programme, beaucoup de compositeurs français bien entendu. Une large part à Ravel, Debussy, Bizet, Berlioz, Saint-Saëns, Fauré…et quelques hispaniques. Un peu de Tchaïkovsky, Mendelssohn, et Stravinsky…De quoi plaire à tout mélomane, puisque ces disques sont demeurés presque tous des références. On se souvient de Dutoit pour sa battue élégante, ce regard un peu hautain et aristocrate, mais dont l’approbation et la satisfaction se ressent à chaque mesure. C’est la grande classe d’un chef qui a su relever l’OSM de ses cendres. Indispensable.