Archive for the Haydn Category

Haydn, Joseph (1732-1809) Les Symphonies vol.2. Il Giardino Armonico.

Posted in Haydn with tags on 18 juin 2016 by rfauclair

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Symphonies no.46 et 47.

Symphonie en fa de W.F.Bach.

Il Giardino Armonico. Giovanni Antonini, direction.

Alpha Outhere. 2015. Alpha 671. 75m.18s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Allegro de la Symphonie no.47 en sol majeur

Adagio de la Symphonie no.22 Philosophe en mib majeur

Menuet al roverso de la Symphonie no.47

Le groupe italien avait fait fureur avec les Saisons de Vivaldi en 1993 sur Teldec. Sur la pochette du disque, un violon détruit par une balle de fusil! Ils ont gardé, depuis ce temps, la réputation de ceux qui dérangent dans la musique ancienne. Les revoici avec Haydn dans un projet de longue haleine qui aboutira en 2032, exactement trois siècles après sa naissance. Nous sommes au 21e siècle!

On peut parler d’une conception franchement moderne, sans temps mort, à l’image de la rapidité à laquelle nous vivons. Haydn peut s’installer instantanément sur nos cellulaires, tablettes et ordinateurs de toutes sortes. Il faut passer d’une page à l’autre à la vitesse de l’éclair. Est-ce ce qui semble motiver Antonini? Il faut présenter Haydn à une nouvelle génération, les garder captifs et stimulés jusqu’en 2032!

En tout cas, le résultat est à la hauteur et dépasse largement tout ce que nous avons entendu jusqu’à présent. L’effet d’une gifle en plein visage! (menuet de la 47e!) Des oh! et des ah! à profusion. Une sublime entrée du Philosophe, extatique et suspendue dans le temps, duquel le chef italien donne aux cors une personnalité hautaine et glorieuse. Quoi d’autre? L’exploitation habile des merveilleux timbres des instruments d’époque. Et surtout, des musiciens qui vont au bout de leur talent, impliqués à fond dans cette entreprise qui nous amènera très loin vers le futur. À suivre.

 

Haydn, Schubert, Brahms. Stéphane Tétreault, violoncelle. Marie-Ève Scarfone, piano.

Posted in Brahms, Haydn, Nouveautés 2015, Saint-Saëns on 4 septembre 2015 by rfauclair

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Sonate « Arpeggione » de F.Schubert

Sonate op.38 de J.Brahms

Stéphane Tétreault, violoncelle Stradivarius 1707.

Enregistré à l’Église St-Augustin de Mirabel, Québec en oct.2014.

Analekta. 2015. AN2-9994. 66m.31s.

Appréciation: Superbe*****

Allegretto de la sonate Arpeggione de Schubert

Allegretto quasi menuetto de Brahms

Un fort beau récital tout en contrastes. À l’entrée il y a Haydn, le bien-heureux qui nous accueille. La conclusion est réservée à Brahms qui, malgré ses sombres états d’âme, offre à l’auditoire l’apothéose d’une sonate intense et difficile. Au coeur de ce programme se trouve le bien-aimé Schubert. Et c’est là que le jeune violoncelliste s’y livre avec tout l’amour et l’ineffable sens de la musique dont il maîtrise déjà à 22 ans… Autant il affectionne avec évidence la sonorité voluptueuse de son instrument, autant il se donne sans concession dans la plus admirable sonate qui a été composée pour l’arpeggione, ou communément appelé « guitare d’amour« …

L’oeuvre, dont le manuscrit original semble indiqué qu’il a été écrit avec empressement, est une sonate de forme libre, une quasi-fantaisie, irrégulière en rythmes, mais constamment mélodieuse, un art dont seul Schubert, malgré une vie rongée par la maladie et le désespoir, nous fait encore énormément de bien. Stéphane Tétreault et Marie-Ève Scarfone se suivent et se complètent très bien sur ces vagues incessantes, imprévisibles mouvements d’une musique qui s’abandonne totalement dans un chant libéré de toute contrainte.

Et c’est lorsque notre regard ne se pose plus sur l’artiste mais sur la musique elle-même, qu’on se rend compte de l’immense talent du violoncelliste. Cette façon de chanter chaque note, de sublimer le temps d’une mesure, de ralentir une cadence pour en faire surgir une émotion…on appelle cela de l’Art tout simplement. Probablement la plus belle version de l’Arpeggione que nous avons entendu jusqu’à ce jour et pour bien longtemps…

La prise de son, qui rend justice aux médiums et basses fréquences des instruments, a beau nous offrir une certaine douceur dans l’ensemble, mais manque un peu de transparence dans les hautes. Cela gâche quelque peu notre plaisir. On aurait aimé un meilleur traitement pour ces excellents artistes. On ne comprend pas encore pourquoi Analekta semble vouloir s’attacher à ce genre d’acoustique un peu brumeuse. Dommage…on était si près du ciel.

 

 

 

Haydn, Joseph (1732-1809) Les Symphonies. Academy of Ancient Music. Christopher Hogwood.

Posted in Haydn on 3 novembre 2014 by rfauclair

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Symphonies no.94 et 96

Symphonies no.100 et 104

Symphonies no.107 et 108

Academy of Ancient Music

Christopher Hogwood, direction.

Enregistré entre 1983 et 1995.

Decca/Oiseau-Lyre. 2012. 4806900. 32 cds.

Appréciation: Très Bien ****

Adagio de la symphonie no.22 « Le Philosophe »

Menuet de la symphonie no.22 « Le Philosophe »

Allegro de la symphonie no.23

Menuet de la symphonie no.23

Le récent décès du chef britannique Christopher Hogwood (1941-2014) va remettre inévitablement sur le marché des rééditions en l’honneur de ce grand musicien. Longtemps disponible qu’en volumes séparés, cet quasi-intégrale des symphonies de Haydn fut récemment offerte en format abordable par la maison Decca/Universal Italia.

Malheureusement, ce grand projet fut interrompu en 1995, et avec lui le label L’Oiseau-Lyre. Dans le livret, on cite Hogwood dans une entrevue de 1997, qui laissait entrevoir la possibilité de terminer les enregistrements. Mais le temps a passé et rien de concret ne fut fait. En 2006, Hogwood laissait la direction de l’Academy entre les mains du claveciniste Richard Eggar.

Manque à l’appel dans ce coffret inachevé, les symphonies parisiennes, et la plupart des londoniennes. Comme toujours, Hogwood, en bon musicologue, s’est adjoint ici un collègue de l’Université Cornell de l’état de New York, James Webster, pour mettre à jour les plus récentes découvertes de la musique de Haydn. En bref, pour les 60e premières symphonies,on a eu recourt qu’à un petit ensemble de chambre, excluant toutes les parties de trompettes et timbales. Seulement les cors naturels sont utilisés, et la basse continue n’est constituée que d’un violoncelle doublé par la contrebasse. Un seul basson accompagne la plupart du temps ces instruments. Aucun clavecin n’est utilisé.

Le travail méticuleusement historique de Hogwood s’en ressent autant dans la conception que dans l’interprétation. Il n’y a rien ici de vraiment éclatant. La musique est mise en place de façon rigoureuse et très détaillée. Des cadences d’une régularité irréprochable, le refus délibéré des effets dramatiques ou théâtraux; la retenue chez Hogwood est connue de tous depuis longtemps. Cette façon de faire laisse plutôt l’auditeur d’aujourd’hui sur sa faim. On s’attend à des couleurs plus vives chez Haydn (voir Heidelberger Symphoniker, Thomas Fey). Ainsi, la période Sturm und Drang, manque parfois de ce nerf vital expressif où les bouleversements d’une musique près des émotions sont à peine esquissées.

Il faut s’adapter à cette manière très british, où l’audace est mise de côté. Néanmoins, il en résulte un Haydn très confortable dont on appréciera une certaine élégance tranquille. On entre à pas feutré dans l’univers intérieur d’un musicien dévoué et spirituel, qui restera une trentaine d’années confiné au service du Prince Estérhazy. Ces symphonies, toujours bien écrites et savantes, sont souvent des petits chefs-d’œuvre irrésistibles. Sous la direction du chef anglais, il prennent alors l’apparence des plus intimes confidences d’un admirable créateur. Il nous faut alors laisser quelques attentes à l’extérieur. Laissons nous plutôt raconter de l’intérieur, les plus belles et tendres introspections d’un compositeur toujours très attachant. Chaudement recommandé.

Haydn, Joseph (1732-1809) Concertos pour piano. J.E.Bavouzet et Manchester Camerata.

Posted in Haydn, Nouveautés 2014 with tags on 27 septembre 2014 by rfauclair

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Concerto Hob.18 no.4 en sol majeur

Concerto Hob.18 no.11 en ré majeur

Jean-Efflam Bavouzet, piano Yamaha CFIIIs Grand Concert

Manchester Camerata. Gabor Takacs-Nagy, direction.

Enregistré en Oct.2013 au Royal Northen College, Manchester, UK.

Chandos. 2014. CHAN 10808. 60m.33s.

Appréciation: Sommet du Parnasse ******

Allegro du concerto no.3 en fa majeur

Largo cantabile du concerto no.3 en fa majeur

Les concertos de Haydn ont toujours vécu dans l’ombre, souvent considérés comme de la petite musique. Plus maintenant! Bavouzet y apporte tellement d’idées neuves, en les ornementant, en osant des cadences libres et lumineuses que ces petits concertos en sont transformés. Le Largo cantabile du concerto en fa majeur, vaut tout à coup, la seule et unique raison pour l’acquisition de ce disque remarquable.

Le temps semble soudainement s’arrêter, suspendu entre passé et présent… Ces improvisations de Bavouzet sont en fait un hommage au grand pianiste Friedrich Gulda (1930-2000), et s’autorise une très belle incursion jazzée en l’honneur du pianiste autrichien, qui fut aussi compositeur dans ce genre. Quand la pièce est terminée, on a l’impression d’avoir vécu un moment inoubliable, et qui nous hantera très longtemps après l’expérience…

L’ensemble de Manchester semble être tout à fait en symbiose avec le pianiste français, répondant habilement à l’enthousiasme et à la complicité qui s’est créée avec le chef hongrois. De ces horizons culturelles diverses, on a ici un enregistrement des plus réussies, vivant et fébrile. Irrésistible.

Mozart et Haydn. Concertos pour piano. Alexandre Tharaud. Les Violons du Roy.

Posted in Haydn, Mozart on 22 septembre 2014 by rfauclair

81oKr09YZQL__SL1500_Mozart: Concerto k.271 no.9 « Jeunehomme »

Rondo pour piano et orchestre k.386

Aria de concert « Ch’io mi scordi di te k.505

Haydn: Concerto en ré Hob.XVII no.11

Alexandre Tharaud, piano.

Joyce Didonato, mezzo-soprano.

Les Violons du Roy, direction Bernard Labadie.

Erato. 2014.

Appréciation: Excellent *****

Rondo k.386 en la majeur de Mozart.

Rondo à la « hongroise » du concerto en ré de Haydn.

À l’image du juvénile concerto k.271, duquel Mozart s’est amusé à déjouer les conventions, Alexandre Tharaud propose un disque où le plaisir et l’improvisation vont en surprendre plusieurs. Primo: les cadences qu’il a ajoutées de son propre crû au Rondo et au concerto d’Haydn, délirantes digressions qui s’incrustent très bien à ces œuvres connues, restent dans le ton espiègle dans lequel on devine les moqueries du jeune Mozart.

Secundo: l’enthousiasme évident des Violons du Roy. Ils sont tellement dynamiques (Rondo final à la hongroise de Haydn!). L’accompagnement du même concerto en ré avec le très sérieux M.A.Hamelin (Hypérion), apparaît tout à coup bien sage… Il faut écouter cette folle danse. Les coups d’archets percussifs (col legno) nous font taper du pied!

Tertio…il y a Didonato. Quelle voix. On ne peut que s’incliner devant un tel talent. Et quelle œuvre! Le k.505 possède à lui seul, tant de mesures surprenantes, tant de trouvailles musicales, qu’on ne peut l’écouter qu’une seule fois. À reprendre en boucle. Jouissif!

Haydn, Joseph (1732-1809) Les Concertos pour violoncelle. Christophe Coin.

Posted in Haydn with tags on 21 novembre 2012 by rfauclair

51-pjdp6-slConcerto en do majeur.

Concerto en ré majeur.

Christophe Coin, violoncelle Ossenbrunner d’après Goffriller.

Academy of Ancient Music, Chritopher Hogwood, direction.

Enregistré en octobre 1982 à Kingsway Hall, Londres.

Oiseau-Lyre/Decca. 1983. 4780025. 48m.29s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Moderato du concerto en do majeur

La plus radieuse version qui soit des concertos de Haydn. La transparence du discours est exceptionnelle. Les instruments d’époque éclairent chaque phrase de cette musique heureuse. Ce violoncelle semble peut imposant lorsqu’il se présente. Mais il capte soudainement toute notre attention par son chant d’une perfection inégalée. Que la lumière soit, et la lumière fut!