Archive for the Tchaikovski Category

Tchaikovski (1840-1893) Daniel Lozakovich. National Philharmonic Orchestra of Russia.

Posted in Tchaikovski with tags on 9 novembre 2019 by rfauclair

Concerto pour violon op.35

Lensky’s Aria tiré d’Onegin

None but the lonely heart op.6 no.6

Melodie, Souvenir d’un lieu cher op.42

Valse sentimentale op.56 no.6

Meditation op.42. Valse-Sherzo op.34

Daniel Lozakovich, violons Stradivarius ex-Baron Rotshchild et Le Reynier (1727)

Stanislav Soloviev, piano.

National Philhamornic Orchestra of Russia.

Vladimir Spivakov, direction. DG. 2019. 483 6086. 66m. 30s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Allegro moderato du Concerto op.35

Lensky’s Aria tiré d’Onégin Acte 2

Mélodie Souvenir d’un lieu cher op.42

Daniel Lozakovich est né en 2001 de parents biélorusse et kirghiz. Il n’a donc que 18 ans. C’est son deuxième album, le premier étant consacré à Bach, qui nous avait grandement impressionné. Maintenant, on le retrouve dans un programme tout Tchaïkovski, secondé par une équipe entièrement russe. L’opus 35 était inévitable pour le jeune violoniste. Véritable casse-gueule pour qui ose l’attaquer, Lozakovich, lui, n’en fait qu’une bouchée!

Ce musicien d’exception joue déjà comme une vieille âme. Son violon est d’une justesse inouïe, vibrant, intense, d’une fluidité aérienne et d’une grande inspiration poétique. Il s’y dégage une musicalité incontestable, la preuve que le violoniste sait de quoi il parle. Il connait déjà le langage des grands et comment s’y prendre pour susciter l’émotion.

L’accompagnement de l’orchestre est juste, sans trop prendre de place, d’une belle efficacité. La prise de son, tout à fait convaincante et claire, est comme celle des vieux jours de la Deutsche Grammophon. C’est large, extrêmement bien défini. On entend même, à l’occasion, la respiration du musicien! L’air ambiant est palpable, et la musique est reproduite dans toute sa splendeur. À écouter absolument sur une grande chaîne audio!

 

Tchaïkovski (1840-1893). Grande Sonate et Les Saisons. Elena Margolina, piano.

Posted in Tchaikovski on 12 octobre 2019 by rfauclair

Grande Sonate op.37

Les Saisons op.37b

Elena Margolina, piano.

Boris Hait, narrateur.

Enregistré à Kulturzentrum Immanuel,                                                                                 Wuppertal, Allemagne en 2018.

Ars Produktion. 2019. ARS38273. Sonate: 36m43s. Saisons: 49m.49s.

Appréciation: Superbe*****

Nous rejoignons la côte
Où les ondes câlineront nos pieds.
Les étoiles, par une tristesse secrète,
Brillent sur nous. (Juin)

— Alexeï Pletcheiev

Juin (Barcarolle)

C’est l’automne, notre pauvre jardin s’effeuille,
Les feuilles jaunies volent dans le vent…(Octobre)

— Alexis Konstantinovitch Tolstoï

Octobre (Chant d’automne)

Moderato e risoluto de la Grande Sonate op.37

Les Saisons de Tchaïkovski ont été composées entre novembre 1875 et mai 1876 suite à une commande d’un magazine musical à St-Petersbourg. Chaque mois de l’année était publié une pièce du compositeur. Ce sont des miniatures, simples et belles, d’esprit schumannien. Les douze pièces sont tous accompagnées d’un poème de divers auteurs russes. Ils sont récités ici dans leur langue d’origine. On peut retrouver leur traduction sur Wikipedia.

Elena Margolina est née en Ukraine en 1964. Elle est professeur de piano à l’Université de Detmold en Allemagne. En plus de sa carrière internationale, la musicienne donne souvent des masterclasses et est invitée au sein de divers concours de piano comme juge.

Margolina a quelques enregistrements à son actif, dont un superbe disque Schubert qui comprend la sonate d.859 sur le même label Ars Produktion. C’est une musicienne accomplie et sincère que l’on inviterait volontiers chez soi. Sa manière de jouer est honnête, sans maniérisme, au service de la musique avant tout. Elle le goût des couleurs subtiles, des palettes sonores chatoyantes et soyeuses. Le chant est toujours souligné avec une chaleur introspective. Son toucher est celui de la poésie, du rêve qui fait voyager l’esprit. Les Saisons deviennent ainsi un hymne tranquille sur le temps qui passe. Lentement et sûrement ce pèlerinage en terre russe progresse entre les mains d’une interprète idéale.

La Grande Sonate est une impressionnante pièce, robuste et d’allure symphonique. La pianiste en traduit toute la puissance avec éclat. Au coeur de ce romantisme éperdu de Tchaïkovski, elle reste en plein contrôle, sans en exagérer les proportions sonores. Le piano est superbement bien capté dans son acoustique. On apprécie aussi bien ses harmoniques internes que ses fortes envolées qui se dispersent dans la réverbération. Du très, très beau piano.

Tchaikovski (1840-1893) Concerto pour violon et Variations Rococo. Nemanja Radulovic.

Posted in Tchaikovski with tags on 1 octobre 2017 by rfauclair

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Variations sur un thème rococo op.33 pour alto, piano, orchestre à cordes. (arr. Yvan Cassar). Ensemble Double Sens.

Nemanja Radulovic, violon J.B. Vuillaume 1843.

Borusan Istanbul Philharmonic Orchestra.

Sascha Goetzel, direction. Enregistré à Istinye Borusan, Istanbul en 2016.

Deutsche Grammophon. 2017. 479 8089. 52m.09s.  Appréciation: Sommet du Parnasse******

Allegro vivacissimo du concerto op.35

Variation no. 3 de l’opus 33 sur un thème Rococo

Variation no.4 de l’opus 33 sur un thème Rococo

Cet excellent disque réunit le jeune violoniste serbe (n.1985), le chef autrichien Goetzel et l’orchestre Philharmonique d’Istanbul, dans un programme tout Tchaivovski. La Deutsche Grammophon a réunit tout ce beau monde à Istanbul. Enregistrer de la musique occidentale dans la ville la plus cosmopolite de la planète, entre l’Europe et l’Asie, montre à quel point la musique peut être sans frontière.

Le jeune virtuose au look d’enfer, mis sous contrat récemment par la prestigieuse maison berlinoise, a choisit LE concerto des grandes occasions, le célèbre op. 35 où à peu près tous les violonistes de haut calibre ont osé s’y frotter.

Le jeu de Radulovic est aussi démesuré que sa chevelure proéminente! Le musicien veut briser délibérément les conventions du passé, autant par son apparence que par sa prestation endiablée d’une rock star. Pourtant, il y a une approche très sérieuse de la musique, maîtrisée d’une technique décoiffante et d’une expression unique. Avec lui, le monde des tziganes et de la musique classique se rencontrent dans un fracas réjouissant.

La prise de son donne une forte présence au violon devant un orchestre bien en chair au profil un peu brouillon mais d’une grande puissance. Le chef autrichien Sascha Goetzel s’est appliqué à bien marquer les contrastes et la dynamique d’ensemble. L’arrangement des variations rococo est vraiment réussi. L’alto, joué impeccablement par Radulovic, donne à cette oeuvre connue une dimension beaucoup plus légère.

 

 

 

Tchaikovski et Sibélius. Concertos pour violon. Lisa Batiashvili. Daniel Barenboim.

Posted in Sibelius, Tchaikovski with tags on 15 décembre 2016 by rfauclair

71bhige2spl-_sl1200_Tchaikovski (1840-1893) Concerto en ré majeur op.35

Sibélius (1865-1957) Concerto en ré mineur op.47

Staatskapelle de Berlin. Daniel Barenboim, direction.

Enregistré en 2015 et 2016 à Funkhauss Nalepastrase, Berlin.

Deutsche Grammophon. 2016. 4796038. 70m.11s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Allegro vivacissimo de Tchaivoski

Allegro ma non tanto de Sibélius

J’essaie vainement de trouver un mot pour décrire ce disque sensationnel…Ahurissant peut-être? Non, ce n’est pas convenable. Extraordinaire? Non, trop banal. Bref, j’ai lâché prise. Et puis j’ai pensé à ce vieux Edgar, Fruitier de son nom. En parlant d’un disque qu’il aimait particulièrement, parfois il déclarait avec sa verve légendaire… »cette musique m’a complètement détruit! »

C’est le cas ici. Un violon au pouvoir ensorcelant. Magie noire ou blanche, je ne sais pas. Transcendant, renversant, conquérant. Ah, voilà je trouve les mots maintenant! Cette nouvelle collaboration de la violoniste géorgienne avec le vieux Barenboim fait penser à un autre jumelage légendaire…Mütter-Karajan. Et maintenant l’on souhaite longue vie à ces deux musiciens. Que la Deutsche Grammophon puisse en profiter avant qu’il ne soit trop tard!

Autant la violoniste est d’une expressivité inouïe, autant le Staatkapelle combine des forces incroyables à son interprétation. Le Sibélius est à mon avis, une des plus grandes interprétations qui soient. Un vertige continuel, où la nature hors de contrôle est d’une telle fatalité, qu’il produit sur nous un drame parfois terrifiant. L’adagio di molto est indescriptible, tout simplement… Tandis que le dernier mouvement, que l’on considérait injouable lors de sa création en 1903, nous ramène dans le folklore cher à Sibélius auquel il accorde des pulsations singulières. Quant à Batiashvili, elle donne tout ce qu’elle a… Prodigieux moment qui nous renverse.

Daniel Barenboim offre à Tchaikovski des tempos très larges en respiration, presque improvisés, dans l’admirable allegro molto. Et la violoniste s’y plonge sans retenue, nous entraînant dans un maelström d’un romantisme grandiose. C’est plus que de la musique russe, mais un hymne au bonheur. Un des meilleurs disques de l’année 2016 unanimement acclamé.

Tchaïkovski, P.I. (1840-1893) Symphonies, Concertos, Valses. Kurt Masur.

Posted in Tchaikovski on 5 décembre 2014 by rfauclair

 

51IH3lB3Y5LSymphonies 1-6. Concertos pour piano 1-3.

Ouvertures et valses célèbres.

Gewandhausorchester de Leipzig.(Symphonies)

New York Philharmonic. (Valses et Concertos)

Warner Classics (Teldec). 1987-97. 10 cds.

Appréciation: Superbe *****

Scherzo de la symphonie no.1 op.13  »Rêves d’hiver ».

Andante cantabile de la symphonie no.5 op.64

Valse de la symphonie no.5 op.64

La vie de Tchaïkovski est à l’image de personnages issus de l’imaginaire de Leo Tolstoï (1828-1910). Ses déboires sentimentaux et personnels, fort bien documentés part une large correspondance, nous montrent à quel point cet être souffrant et hypersensible fut toute sa vie près de ses sentiments.

Ainsi, ses contemporains reprocheront à ce musicien passionné, le peu d’égard aux formes et de la pensée théorique. Car Tchaïkovski est avant tout, un sentimental où sa sincérité prévaut sur les formes abstraites. Son art sert bien souvent d’exutoire à son mal de vivre et est en constance recherche de délivrance. De ce génie accablé sortira les plus belles mélodies qui soient, rattachées à un langage facilement reconnaissable.

Kurt Masur (n.1927) a légué à la postérité ces admirables enregistrements. Sa direction est un exemple d’équilibre et de force tranquille. Il se dégage de ces pages un respect immense, évitant tout excès à une musique déjà très à « fleur de peau ». L’orchestre du Gewandhaus, tout en rondeur et en profondeur, bénéficie d’une acoustique idéale.

Les concertos avec E.Leonskaja sont traités avec la même classe. Très satisfaisante et traditionnelle exécution parmi une pléiade de versions sur le marché, Tchaïkovski demeure ici au cœur d’une interprétation engagée et solide. Une référence injustement sous estimée.