Archive for the Tchaikovski Category

Tchaikovski (1840-1893) Concerto pour violon et Variations Rococo. Nemanja Radulovic.

Posted in Tchaikovski with tags on 1 octobre 2017 by rfauclair

81InB55THcL._SL1210_Concerto op. 35 en ré majeur.

Variations sur un thème rococo op.33 pour alto, piano, orchestre à cordes. (arr. Yvan Cassar). Ensemble Double Sens.

Nemanja Radulovic, violon J.B. Vuillaume 1843.

Borusan Istanbul Philharmonic Orchestra.

Sascha Goetzel, direction. Enregistré à Istinye Borusan, Istanbul en 2016.

Deutsche Grammophon. 2017. 479 8089. 52m.09s.  Appréciation: Sommet du Parnasse******

Allegro vivacissimo du concerto op.35

Variation no. 3 de l’opus 33 sur un thème Rococo

Variation no.4 de l’opus 33 sur un thème Rococo

Cet excellent disque réunit le jeune violoniste serbe (n.1985), le chef autrichien Goetzel et l’orchestre Philharmonique d’Istanbul, dans un programme tout Tchaivovski. La Deutsche Grammophon a réunit tout ce beau monde à Istanbul. Enregistrer de la musique occidentale dans la ville la plus cosmopolite de la planète, entre l’Europe et l’Asie, montre à quel point la musique peut être sans frontière.

Le jeune virtuose au look d’enfer, mis sous contrat récemment par la prestigieuse maison berlinoise, a choisit LE concerto des grandes occasions, le célèbre op. 35 où à peu près tous les violonistes de haut calibre ont osé s’y frotter.

Le jeu de Radulovic est aussi démesuré que sa chevelure proéminente! Le musicien veut briser délibérément les conventions du passé, autant par son apparence que par sa prestation endiablée d’une rock star. Pourtant, il y a une approche très sérieuse de la musique, maîtrisée d’une technique décoiffante et d’une expression unique. Avec lui, le monde des tziganes et de la musique classique se rencontrent dans un fracas réjouissant.

La prise de son donne une forte présence au violon devant un orchestre bien en chair au profil un peu brouillon mais d’une grande puissance. Le chef autrichien Sascha Goetzel s’est appliqué à bien marquer les contrastes et la dynamique d’ensemble. L’arrangement des variations rococo est vraiment réussi. L’alto, joué impeccablement par Radulovic, donne à cette oeuvre connue une dimension beaucoup plus légère.

 

 

 

Tchaikovski et Sibélius. Concertos pour violon. Lisa Batiashvili. Daniel Barenboim.

Posted in Sibelius, Tchaikovski with tags on 15 décembre 2016 by rfauclair

71bhige2spl-_sl1200_Tchaikovski (1840-1893) Concerto en ré majeur op.35

Sibélius (1865-1957) Concerto en ré mineur op.47

Staatskapelle de Berlin. Daniel Barenboim, direction.

Enregistré en 2015 et 2016 à Funkhauss Nalepastrase, Berlin.

Deutsche Grammophon. 2016. 4796038. 70m.11s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Allegro vivacissimo de Tchaivoski

Allegro ma non tanto de Sibélius

J’essaie vainement de trouver un mot pour décrire ce disque sensationnel…Ahurissant peut-être? Non, ce n’est pas convenable. Extraordinaire? Non, trop banal. Bref, j’ai lâché prise. Et puis j’ai pensé à ce vieux Edgar, Fruitier de son nom. En parlant d’un disque qu’il aimait particulièrement, parfois il déclarait avec sa verve légendaire… »cette musique m’a complètement détruit! »

C’est le cas ici. Un violon au pouvoir ensorcelant. Magie noire ou blanche, je ne sais pas. Transcendant, renversant, conquérant. Ah, voilà je trouve les mots maintenant! Cette nouvelle collaboration de la violoniste géorgienne avec le vieux Barenboim fait penser à un autre jumelage légendaire…Mütter-Karajan. Et maintenant l’on souhaite longue vie à ces deux musiciens. Que la Deutsche Grammophon puisse en profiter avant qu’il ne soit trop tard!

Autant la violoniste est d’une expressivité inouïe, autant le Staatkapelle combine des forces incroyables à son interprétation. Le Sibélius est à mon avis, une des plus grandes interprétations qui soient. Un vertige continuel, où la nature hors de contrôle est d’une telle fatalité, qu’il produit sur nous un drame parfois terrifiant. L’adagio di molto est indescriptible, tout simplement… Tandis que le dernier mouvement, que l’on considérait injouable lors de sa création en 1903, nous ramène dans le folklore cher à Sibélius auquel il accorde des pulsations singulières. Quant à Batiashvili, elle donne tout ce qu’elle a… Prodigieux moment qui nous renverse.

Daniel Barenboim offre à Tchaikovski des tempos très larges en respiration, presque improvisés, dans l’admirable allegro molto. Et la violoniste s’y plonge sans retenue, nous entraînant dans un maelström d’un romantisme grandiose. C’est plus que de la musique russe, mais un hymne au bonheur. Un des meilleurs disques de l’année 2016 unanimement acclamé.

Tchaïkovski, P.I. (1840-1893) Symphonies, Concertos, Valses. Kurt Masur.

Posted in Tchaikovski on 5 décembre 2014 by rfauclair

 

51IH3lB3Y5LSymphonies 1-6. Concertos pour piano 1-3.

Ouvertures et valses célèbres.

Gewandhausorchester de Leipzig.(Symphonies)

New York Philharmonic. (Valses et Concertos)

Warner Classics (Teldec). 1987-97. 10 cds.

Appréciation: Superbe *****

Scherzo de la symphonie no.1 op.13  »Rêves d’hiver ».

Andante cantabile de la symphonie no.5 op.64

Valse de la symphonie no.5 op.64

La vie de Tchaïkovski est à l’image de personnages issus de l’imaginaire de Leo Tolstoï (1828-1910). Ses déboires sentimentaux et personnels, fort bien documentés part une large correspondance, nous montrent à quel point cet être souffrant et hypersensible fut toute sa vie près de ses sentiments.

Ainsi, ses contemporains reprocheront à ce musicien passionné, le peu d’égard aux formes et de la pensée théorique. Car Tchaïkovski est avant tout, un sentimental où sa sincérité prévaut sur les formes abstraites. Son art sert bien souvent d’exutoire à son mal de vivre et est en constance recherche de délivrance. De ce génie accablé sortira les plus belles mélodies qui soient, rattachées à un langage facilement reconnaissable.

Kurt Masur (n.1927) a légué à la postérité ces admirables enregistrements. Sa direction est un exemple d’équilibre et de force tranquille. Il se dégage de ces pages un respect immense, évitant tout excès à une musique déjà très à « fleur de peau ». L’orchestre du Gewandhaus, tout en rondeur et en profondeur, bénéficie d’une acoustique idéale.

Les concertos avec E.Leonskaja sont traités avec la même classe. Très satisfaisante et traditionnelle exécution parmi une pléiade de versions sur le marché, Tchaïkovski demeure ici au cœur d’une interprétation engagée et solide. Une référence injustement sous estimée.