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Lauridsen, Morten (n.1943) Light Eternal. Chamber Choir Europe. Nicol Matt.

Posted in Lauridsen, M. on 3 novembre 2018 by rfauclair

61Nj95ozYnL._SL1200_Lux Aeterna (1997)

Chansons des Roses, Nocturnes et autres pièces chorales.

Morten Johannes Lauridsen, piano.

I Virtuosi Italiani, Chamber Choir of Europe, Nicol Matt, direction.

Enregistré à Kufstein, Stadtsaal, Autriche en 2017.

Deutsche Grammophon. 2018. 002894835058. 80m.02s.

Appréciation: Superbe*****

Introitus 

Nata lux 

Dirait-on de R.M.Rilke (1875-1926) 

C’est probablement un des plus beaux Requiem de la musique contemporaine. Il est inspiré autant par la douceur de Fauré, le minimalisme de Pärt, la simplicité du chant grégorien et la polyphonie luxuriante des maîtres de la Renaissance.

Dès l’introitus de l’oeuvre, l’auditeur est invité à se recueillir, à s’ouvrir à cette liturgie millénaire qui a fasciné tant de compositeurs. C’est que la mort peut être d’une poésie sublime. Et quand nous lui offrons une si belle musique, elle prend la forme d’une invitation au voyage. Hommage aux défunts qui nous ont quitté ou prière pour notre monde présent en manque de paix, la musique de Lauridsen atteint son but de la plus belle façon.

Le compositeur américain d’origine danoise propose aussi quelques pièces chorales de son répertoire, dont des adaptations touchantes de poèmes français de Rainer Maria Rilke et quelques textes de Pablo Neruda.

L’équipe de la prestigieuse Deutsche Grammaphon a réussit un coup de maître en réunissant cet excellent choeur de 24 voix provenant de plusieurs pays d’Europe et d’Amérique. La direction de Nicol Matt excelle en tous points vues. Prise de son impeccable.

 

Dirait-on. Tiré des Chansons des Roses de Rilke.

Abandon entouré d’abandon, tendresse touchant aux tendresses…

C’est ton intérieur qui sans cesse, se caresse, dirait-on;

Dirait, dirait-on, dirait-on…

Se caresse en soi-même

Par son propre reflet éclairé, ainsi tu inventes le thème

Du Narcisse exaucé.

Dirait, dirait-on, dirait-on…