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Copland, Aaron (1900-90) Ballets et Pièces Symphoniques. Colorado Symphony.

Posted in Copland with tags on 29 janvier 2016 by rfauclair

61-DYe0NLOLAn Outdoor Overture (1938)

Billy the Kid. (1938)

El Salon Mexico (1936)

Rodeo. (1942)

Colorado Symphony. Andrew Litton, direction.

Enregistré au Boettcher Concert Hall, Denver. Novembre 2014.

Bis Records. 2015. BIS 2164. 77m.26s.

Appréciation: Sommet du Parnasse ******

The Open Prairie

Saturday Night Waltz

Hoe-Down

Le destin du Colorado Symphony semble lié à plusieurs égards à celui d’Aaron Copland, grand compositeur américain. Comme c’est le cas de beaucoup d’ensembles symphoniques de nos jours, celui-ci fut près de la faillite. Ils durent faire preuve d’innovation et prendre des risques pour rejoindre un nouveau public.

Dans un sens, ce fut également le cas pour Copland. Il étudia auprès de Nadia Boulanger à Paris dans les années 20. Quand il revint en Amérique, il chercha à créer « une musique américaine pour la jeunesse américaine » pour se distancier de l’influence germanique et se créer un style original. En cela, il rejoint maints compositeurs de son temps, qui ont puisé à même leur folklore national. Copland se tourna vers les grands espaces de l’ouest et ses légendes. De son côté, l’orchestre de Denver cherchait depuis un moment à enregistrer selon les meilleurs standards européens en matière de sonorisation. Et un nouveau chef s’imposait pour redonner du souffle à l’entreprise. Andrew Litton devint le directeur artistique récemment. Le chef américain, très en demande, fait constamment la navette entre New York, Minnesota, Londres et Bergen…

Son style est d’une précision impeccable. Très attentif à la sonorité des instruments, il met soigneusement en place les différents reliefs des sections dans un équilibre exemplaire. Aucune boursouflure ne se présente au long de l’écoute de ce disque parfait. La musique est trépidante, nous faisant voyager dans un far west cinématographiquement exaltant. La prise de son est…panoramique à souhait! Du pur plaisir. Pour changer de décor, c’est complètement réussi. Vivement, un deuxième volume Aaron Copland.