Schubert (1797-1828) Symphonies 8 et 9. Gewandhausorchester. Herbert Blomstedt.

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Symphonie no.8 Inachevée en Si mineur D.759 (1822)

Symphonie no.9 La Grande en Do majeur D.944 (1825)

Orchestre du Gewandhaus de Leipzig. Herbert Blomstedt, direction.

Enregistré en novembre 2021. Ingénieur: Bernhard Guettler.

DG. 2022. 4863045. Cd1:26m.04s Cd2:61m.41s.

Appréciation: Superbe*****

Allegro moderato de la Symphonie no.8

Andante con moto de la Symphonie no.9

Herbert Blomstedt, figure légendaire de la direction d’orchestre, reprend à 94 ans les deux dernières symphonies de Schubert. Quarante ans auparavant, il avait gravé, avec la Staatskapelle de Dresde, l’intégralité de ces oeuvres. Pour ma part, cet album est resté un incontournable dans la catégorie des interprétations sur instruments modernes. Blomstedt fait partie de ces gardiens de la tradition qui n’a pas été encore touché par l’historiquement bien informé. Dans son cas, il ne faut pas chercher la nouveauté à tout prix, mais plutôt la valeur sûre des grandes interprétations romantiques qui ont marqué la discographie. Sa présence devant le Gewandhaus de Leipzig (fondé en 1743!) fait figure de moment historique, et peut se voir comme un ultime legs de la grande tradition musicale germanique.

La différence est appréciable entre les deux versions. La première était chargée d’émotions, la deuxième porte maintenant un regard placide sur ces oeuvres magistrales. La musique reste la même, mais l’impact dramatique est moindre. Au lieu de nous interpeller vivement, Blomstedt nous invite plutôt, une dernière fois, à contempler ces chefs-d’oeuvre. Évitant de s’engager dans les contrastes abruptes, il laisse la musique s’exprimer par elle-même.

La prise de son, d’une incomparable douceur, semble couvrir l’orchestre d’un voile invisible. Il y a des moments magnifiques où les cordes apparaissent comme dans un rêve, (Andante con moto de la 9e). Tous les autres instruments sont bien enrobés, en particulier les contrebasses, d’une étonnante profondeur.

Au final, la Deutsche Grammophon a produit un disque digne de leur réputation. En invitant un vénérable chef et le Gewandhaus à se joindre à Schubert, cet album fait figure d’exception. Chaudement recommandé.

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