Bach, J.S. (1685-1750) Sonates pour flûte. Sonate en trio. Ensemble Trazom.
Sonate en trio bwv 1038
Sonates bwv 1031,1034,1035.
Sonate bwv 1020 (attr.CPE Bach)
Julia Dickson, traverso. Susanne Bausznern, violon.
Stefan Fuchs, violoncelle.. Urte Lutch, clavecin&pianoforte.
Enregistré à Église Évangélique Wollbach en 2000.
Arte Nova. 2000. 74321 75504-2. 55m.51s.
Appréciation: Superbe*****
Sonate en trio bwv 1038 en Sol majeur
Sonate bwv 1031 en Mib majeur
Sonate bwv 1034 en Mi mineur (Allegro)
J’aime beaucoup ce disque consacré à quelques sonates pour flûte de Bach. La présence du pianoforte, une copie d’un Silbermann, est tout à fait justifiée. Il apporte un nouvel éclairage du style sensible qui commençait à s’imposer vers le milieu 18e siècle. Bach était ouvert à ce style, plus émotif, moins archaïque qu’à ses débuts comme compositeur. Était ce dû par l’arrivée d’une nouvelle génération d’élèves dans son entourage? La Sonate en trio bwv 1038 est probablement une collaboration enseignant-élève, peut-être un travail d’étude que le maître a supervisé. C’est une très belle sonate, qui semble étrangère à l’écriture sévère du grand Bach. Le motif du premier mouvement, ascendant est gracieux, est une petite merveille. Les échanges flûte/violon, lumineux et tendres, sont un bel exemple de l’Empfindsamkeit qui pointait à l’horizon de cette période.
Il y a aussi dans cet album la présence du fils, Carl Philipp Emmanuel, compositeur à la cour du roi flûtiste Frederic. La sonate bwv 1020 fut longtemps attribuée à Jean-Sébastien. Mais à l’écoute, on savait bien qu’elle n’était pas de lui. On croit d’ailleurs qu’il y a, (un peu beaucoup!) du fiston dans la sonate bwv 1031 qui présente le fameux Siciliano, une des plus belles pièces du répertoire. Le pianoforte, qui joue la partie obligée, convient parfaitement à cette sonate. On aime la truculence du propos, l’énergie et la rythmique imposée par l’instrument Silbermann. Un superbe disque qui s’écoute avec joie.

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