Bach, J.S. (1685-1750) Le Clavier bien tempéré Livre I et II. Gianluca Luisi, piano

Livre I (1722)

Livre II (1744)

Piano Fazioli 278

Enregistré au Temple Pierre Nicole, Paris en 2005.

Centaur. 2009. CRC3040/41/42/43. 265m10s

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Préludes et Fugues nos.1-3 Livre I

Préludes et Fugues nos.1-3 Livre II

Prélude et Fugue no.12 en fa mineur Livre II

Prélude et Fugue no.24 en si mineur Livre II

Le Clavier bien tempéré est bien-aimé de tous. Clavecinistes, pianistes, mélomanes, musiciens, tous la connaissent. L’origine de sa composition fut didactique, mais également pour le plaisir de ceux qui sont déjà rompus à cet art. Tous les grands pianistes et compositeurs l’on adopté et pratiqué sans relâche. Mozart, Beethoven, Chopin, Schumann, pour n’en nommer quelques uns. Le Clavier est beaucoup plus que des exercices. C’est l’âme et les fondements d’une musique universelle. Le cycle de l’ombre et la lumière. Le Yin et le Yang. Formes et structures; plaisir et poésie. Les deux groupes s’opposent tout en se complétant.

Pourquoi la version de Gianluca Luisi? Pour plusieurs raisons personnelles, bien entendu. Il y a tant de façon de jouer ces 96 pièces dans toutes les tonalités possibles. On peut la jouer de la manière la plus fonctionnelle qui soit, sans nuance, sans rien, et la musique de Bach va tout de même bien s’en sortir. Le Clavier c’est la joie pure, le bonheur radieux, le recueillement, la plainte. C’est la prière, le chant de l’âme solitaire. C’est un florilège de musique qui puise sa source dans l’immense inventivité du compositeur. Dans deux ou trois siècles, ces deux Livres seront encore là, et peut-être qu’au lieu de se faire la guerre, les humains vont pratiquer et écouter cette musique merveilleuse.

Alors pourquoi Luisi plus qu’un autre? Un superbe toucher, délicat ou d’une grande franchise. Clarté, limpidité, lyrisme: les états d’esprit sont nombreux en évitant l’agressivité et l’égocentrisme. Le musicien s’efface, laisse couler les choses. Vient la nuit et ses songes, puis l’aurore s’installe à nouveau. Le son est enveloppant comme une couverture bienveillante que l’on repose sur soi. La plus tendre de toutes les versions. Superbe piano Fazioli. Dona bis pacem.

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