Bach, J.S. (1685-1750) Cantates. Une Année Litturgique. La Petite Bande. Sigiswald Kuijken.

64 cantates.

Enregistré entre 2004-2012.

Sigiswald Kuijken: violon, viola da spalla.

Solistes principalement utilisés: Gerlinde Sämann, soprano.

Petra Noskaiova, alto (19cds). Christoph Genz, ténor.

Jan Van der Crabben, basse. (et autres artistes vocaux).

Accent. 2017. ACC25319. 19cds. 20h16m.

Appréciation: Très Bien****

Cette anthologie représente une année liturgique d’un cycle de cantates de Bach. Sigiswald Kuijken et son ensemble ont monté ce programme en respectant le calendrier religieux des offices de cette époque. À Leipzig, les obligations de Bach étaient de fournir une cantate à presque tous les dimanches, incluant les fêtes diverses ou autres occasions spéciales. Pour un cycle complet, il devait donc fournir une soixantaine d’oeuvres par année. La plupart des cantates de ce coffret ont été puisées parmi la grande production des trois premiers cycles de Leipzig, soit ceux de 1723-1726. Ensuite le Cantor a considérablement ralenti la cadence, en exécutant des oeuvres de d’autres compositeurs ou en recyclant son propre matériel.

Bleib bei uns bwv 6 « Reste avec nous »

Ich bin ein guter Hirt bwv 85 « Je suis le bon berger »

Süser Trost bwv 151 « Doux réconfort » (G. Sämann, soprano)

 

Le choix esthétique de Kuijken se résout à quelques instruments et à une voix par partie pour le choeur. L’ensemble est modeste et reste valable historiquement parlant. Le chef belge a réunit autour de lui quelques membres de sa famille et ses musiciens réguliers. Les solistes vocaux sont tous très doués, mais on aurait parfois souhaité qu’ils soient doublés pour les parties du choeur. Il se dégage de cette production un climat recueilli et sincère, sans grands épanchements émotifs. Le ton général est à la sobriété, au rapprochement convivial. La prise de son est dans le même sens, c’est-à-dire assez proche des exécutants. En dépit d’une interprétation très réservée et sans surprise, Kuijken et sa Petite Bande présente un Bach plus terre-à-terre, et très humain.

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