Telemann (1681-1767) Concertos et Ouverture. Vincent Lauzer. Mathieu Lussier.

Concerto pour flûte à bec en do majeur, TWV 51:C1

Concerto pour flûte à bec et basson en fa majeur, TWV 52:F1

Ouverture en sol majeur TWV 55:G5 (premier enregistrement mondial)

Vincent Lauzer, flûte à bec.

Mathieu Lussier, basson et direction.

Arion Orchestre Baroque, Alexandre Weimann, direction.

Enregistré à St-Augustin de Mirabel en 2015 et 2019.

Atma. 2020. ACD2 2789. 56m.

Appréciation: Superbe*****

Allegretto du Concerto en do majeur

Tempo di Menuet du Concerto en do majeur 

Allegro du Double Concerto en fa majeur

Extrait de l’Ouverture (Suite) en sol majeur 

« Donne à chaque instrument ce qu’il aime, ainsi l’exécutant s’y livre avec goût et tu y prends plaisir… Ce qui a surtout entretenu mon ardeur au travail, c’est que j’eus le bonheur de connaître les musiciens les plus célèbres de diverses nations, dont l’habileté m’a chaque fois donné le goût d’apporter à la composition de mes morceaux force soin et réflexion, afin de gagner leur faveur et celle de leurs compatriotes. » Citations de Georges Philippe Telemann.

Voilà un disque tout à fait dans l’esprit de Telemann, le plus épicurien des compositeurs, le plus prolifique, et le plus habile à préparer les plats musicaux les plus variés qui soient. Telemann aimait les musiciens, et lui-même pratiquait un grand nombre d’instruments. C’est pourquoi il leur a donné les plus agréables musiques, et également, les plus difficiles à exécuter!

Vincent Lauzer est incroyable de virtuosité dans ces pièces de haute voltige. Lui seul peut atteindre cette rapidité digne d’un oiseau-mouche! Le Concerto en do majeur semble avoir été conçu pour lui. Le Tempo di Menuet est si jouissif, si éloquent, véritable tour de force de précision et de souffle, qu’il défie toutes lois de la physique!

Le Concerto pour basson et flûte est dans la même catégorie. C’est une musique un peu bouffonne, qui fait sourire, comme le stand-up d’un duo comique. Matthieu Lussier, bassoniste d’une expertise toujours appréciée, s’est synchronisé sans difficulté avec Vincent Lauzer. Le résultat est plus que réussi, et on en redemande encore.

L’Ouverture en sol majeur, bien exécutée comme toujours par Arion, est une oeuvre parmi tant d’autres de Telemann. On n’y découvre rien de vraiment nouveau. C’est bien beau, très baroque français, présenté comme une suite de petits amuse-gueules que l’on savoure un peu distraitement. C’est aussi ça les plaisirs de la vie. À consommer sans modération.

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