Bach, J.S. (1685-1750) Les Cantates Sacrées. Bach Collegium Japan. Masaaki Suzuki.

Intégrale des cantates sacrées de Bach.

Bach Collegium Japan.

Masaaki Suzuki, direction.

Enregistré entre 1995-2013.

Lieu: Kobe Schoin Women’s Chapel, Japon.

Bis Records. 2016. BIS-9055. 55cds. 63h12m13s.

Appréciation: Superbe*****

Gott ist mein König bwv 71 (1708)

Herz und Mund und Tat und Leben bwv 147 (1723)

Gott ist unsre Zuversicht bwv 197 (1740)

Qui l’aurait crû? Ce grand coffret de luxe made in Japan est devenu un incontournable pour les fanatiques des cantates de Bach. L’équipe japonaise de Masaaki Suzuki s’est alliée avec le label suédois BIS et ont offert au monde de la musique un travail colossale de reconstitution historique. Le chef japonais, formé à la Mecque néerlandaise de la musique baroque, est connu pour son travail méticuleux dans toutes les phases de cette entreprise. En plus d’avoir réussi à franchir la barrière linguistique peu familière à la culture nippone, il a réussi à convaincre les sceptiques qui pensaient que seuls des européens pouvaient rendre crédible un projet de cette envergure. Suzuki a prouvé hors de tout doute que la musique de Bach est universelle.

Ce maniaque de l’exécution pure et cristalline nous a donné des morceaux d’une technicité remarquable. Le choix des solistes de très haut niveau, à l’international comme au Japon, a permis une lecture virtuose qui frôle souvent la perfection. Les passages exigeants des airs, auxquels Bach ajoute souvent des mélismes périlleux, sont exécutés avec précision et savoir-faire. À noter la contribution formidable du baryton Peter Kooy, qui a participé sur presque tous les 55 disques de cette somptueuse production.

On aime bien la grande acoustique de la Chapelle de Kobe qui créer des ambiances éthérées, sauf pour quelques enregistrements, il semble que la prise de son soit trop lointaine et réverbérée. La pureté, l’éclat instrumental, voilà les grandes qualités de cette intégrale. Mais on reste de glace devant certains passages, le tout étant un peu trop lisse, le choeur manquant parfois de chaleur et de relief. À force de chercher la perfection, elle finit par nous échapper. Reste la musique de Bach, toujours aussi parfaite, qui a tout donné de sa personne et de sa foi pour écrire ces monuments à la gloire de Dieu. Superbe.

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