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Arriaga, J.C. (1806-1826) Symphonie à grand orchestre. Il Fondamento. Paul Dombrecht.

Posted in Arriaga on 12 novembre 2025 by René François Auclair

Ouvertures op.1 et op.20

Obertura de Los esclavos felices.

Symphonie en ré mineur « à grand orchestre »

Enregistré à Lemmensinstuut, Leuven en 2006.

Fuga Libra. 2006. FUG522. 59m.06s

Appréciation: Superbe*****

Écrite à Paris, cette symphonie est l’oeuvre la plus remarquable du jeune Arriaga qui, à l’âge de 18 ans, a prouvé qu’il pouvait devenir un grand compositeur. Possédant un réel sens du drame et du punch, Arriaga en a étonné plus d’un à l’époque, comme son maître François-Joseph Fétis qui ne tarissait pas d’éloges en sa faveur. En écoutant l’oeuvre, d’aussi grande qualité que Schubert ou d’un jeune Beethoven, on s’imagine comment on aurait pu se développer un talent de cette envergure. L’équipe de Paul Dombrecht s’en donne à coeur joie en faisant ressortir tout le panache et les idées nouvelles du jeune espagnol, que la mort a fauché beaucoup trop tôt. Sa seule symphonie nous paraît alors d’une tragédie encore plus poignante.

Symphonie en ré mineur (extraits)

Arriaga, J.C. (1806-1826) Quatuors à cordes. La Ritirata.

Posted in Arriaga on 12 novembre 2025 by René François Auclair

Quatuors à cordes nos 1-3.

Tema variado en Cuarteto op.17

Enregistré au Real Conservatorio, Madrid en 2013.

Glossa. 2014. GCD923102. 76m.39s.

Appréciation: Superbe*****

Juan Crisostomo de Arriaga est né à Bilbao au nord de l’Espagne. Musicien précoce, son père l’envoya au Conservatoire de Paris pour y être formé et fut sous la protection de Cherubini. Malheureusement sa vie s’arrêta là, dans sa vingtième année, emportée par la tuberculose. On l’a parfois surnommé le Mozart espagnol. Il laissa une vingtaine d’oeuvres, comme ces beaux quatuors remplis de promesse. Ils ont fini par être reconnus et enregistrés plus d’une fois. Les voici sur instruments d’époque, repris avec précision et clarté par les musiciens spécialisés de La Ritirata. La musique d’Arriaga est solaire et vive, tout comme l’était celle de Boccherini. Composés vers 1824, les quatuors semblent étrangers aux modes de l’époque, mais contiennent des idées parfois surprenantes, comme les images de l’orage de sa Pastorale, d’un lien évident avec le grand Beethoven.

Allegro con brio Quatuor no.2

Pastorale Quatuor no.3