Archive for the Bach J.C. Category

Bach, J.C.F. (1732-1795) Concerti pour pianoforte. Susan Alexander-Max.

Posted in Bach J.C., Bach J.C.F. on 29 novembre 2025 by René François Auclair

2 Concertos de J.C.F Bach

2 Concertos de J.C. Bach

The Music Collection.

Enregistré à Weston Parish Church en 2007.

Naxos. 2008. 8.570474. 71m.38s.

Appréciation: Très Bien****

La musique est une affaire de famille pour la dynastie Bach. Né d’Anna Magdalena, la deuxième épouse de son père, Johann Friedrich Bach garda de bons liens avec sa famille immédiate. En 1778, il parti en voyage avec son fils ainé Wilhelm Friedrich Ernst (1759-1845) pour aller visiter Jean-Chrétien à Londres. Sur le chemin, ils s’arrêtèrent chez Carl Philipp, le demi-frère et célèbre compositeur de Hambourg. À Londres, sous les conseils de Jean-Chrétien, son frère s’acheta et rapporta un pianoforte à Bückeburg, instrument qui devenait alors très à la mode. Plus tard, son propre fils Wilhelm Friedrich Ernst alla vivre quelques temps chez ses oncles à Hambourg et Londres. Il devint lui aussi un bon compositeur. Il fut le dernier de cette dynastie, et assista à l’inauguration de la statue de son grand-père à Leipzig en 1843, en présence de Félix Mendelssohn!

Chacun dans cette grande famille s’est distingué au long de leur carrière. Dans cet enregistrement, les deux frères présentent des oeuvres de styles différents. Pour Jean-Chrétien, les pièces sont fluides et mélodieuses à l’italienne, tandis que son frère de Bückeburg, encore enraciné dans l’Allemagne du Nord, compose des pièces rudes et contrastées, dans le genre de Carl Philipp de Hambourg.

Concerto op.13 no.2 en Ré majeur de Chrétien Bach

Concerto en Mi bémol majeur de Friedrich Bach

Bach, J.C. (1735-1782) La Dolce Fiamma. Philippe Jaroussky, contreténor.

Posted in Bach J.C. on 28 novembre 2025 by René François Auclair

Airs oubliés pour castrat.

Tirés d’opéras et airs de concert.

Le Cercle de l’Harmonie.

Julien Chauvin, direction.

Enregistré à Notre-Dame-du-Liban, Paris en 2009.

Virgin Classics. 2009. 5099969456404. 63m.08s.

Appréciation: Superbe*****

La legge accetto (Orfeo de Gluck, arrangement de Bach)

Cara, la dolce fiamma (Adriano in Siria)

Vo solcando un mar crudele (Artaserse)

« Jaroussky plane avec l’aisance d’un oiseau, sans la moindre trace d’effort: c’est peut-être ainsi que sonnaient les grands castrats du XVIIIe siècle » (Revue Gramophone). C’est la meilleure description que l’on puisse faire pour décrire l’art vocal du contreténor Philippe Jaroussky. On l’écoute et on se dit que ce n’est pas possible. Il est tout simplement fantastique. Un phénomène.

L’autre phénomène c’est celui de Jean-Chrétien Bach. Son parcours est digne d’un opéra. Dernier fils de Jean-Sébastien, il reçu évidemment une excellente formation. Puis à la mort de celui-ci, il alla vivre chez son demi-frère, le déjà célèbre Emmanuel, à la cour de Berlin. C’est là qu’il entendit pour la première fois des opéras italiens. Dès lors, sa vie allait prendre un tournant majeur que personne dans sa famille n’avait envisagé. Lui, le fils luthérien de la dynastie Bach, quitta l’Allemagne pour le soleil de l’Italie, se convertit au catholicisme et devint l’un des plus grands compositeurs d’opéras italiens. Sa renommée fut telle, que Londres fit appel à lui.

Londres était, et est encore, le berceau des arts et de la musique. À l’époque, tous les grands chanteurs et castrato italiens s’y retrouvaient. Bach saisit l’occasion pour leur écrire de fabuleux airs, des défis de bravoure jusqu’aux plus tendres et sensuelles mélodies (Cara la dolce fiamma). Le public londonien raffolait de ces soirées à l’opéra et Mr.Bach en donnait pour leur argent. Mozart trouva en lui son modèle, et lui voua une sincère admiration. À sa mort, il le pleura.

Bach, J.C. (1735-1782) Symphonies concertantes. Budapest Strings. Béla Banfalvi.

Posted in Bach J.C. on 26 novembre 2025 by René François Auclair

13 Sinfonia Concertante.

3 Concertos.

Enregistré à Budapest entre 1994-1996.

Capriccio. 2009. 7005. 4 cds.

Appréciation: Très Bien****

La plupart des Sinfonias concertantes ont été écrites à Londres, alors que Bach jouissait d’une grande réputation. Ni concerto, ni symphonie, elles sont un mélange des deux, donnant une belle part aux solistes. Ces oeuvres ont sûrement été exécutées aux fameux Bach-Abel Concerts, entre 1765-1781, dans un environnement relax et convivial. La salle de concert du Carlisle’s House était ouverte aux déplacements, avec des tables et fauteuils. La haute société s’y retrouvait une fois par semaine. Bach a utilisé toutes sortes de combinaisons instrumentales, comme dans la Sinfonia en si bémol pour clavier, hautbois, violon et violoncelle, qui, malgré ses formules préfabriquées, fonctionne à merveille. L’interprétation, un peu paresseuse mais luxuriante du Budapest Strings, souligne la bonhomie de cette musique qui n’a la prétention que de plaire. La prise de son bien enrobée valorise aussi bien les solistes que l’orchestre. Bonheur indolent.

Sinfonia pour violon et violoncelle en La

Sinfonia pour piano, hautbois, violon, violoncelle en Sib (allegro)

Bach, Jean-Chrétien (1735-1782) Sinfonias op.18. Failoni Chamber Orchestra. Hanspeter Gmür.

Posted in Bach J.C. on 26 novembre 2025 by René François Auclair

Sinfonias op.18 nos.1-6.

Enregistré à Festetich Castle, Budapest en 1995.

Naxos. 2020. 8.553367. 72m.25s.

Appréciation: Très Bien****

Les Sinfonias de J.C. Bach sont comme du bon pain chaud. Ce n’est certes pas de la grande musique, mais elle est plaisante et satisfaisante. Ce sont de courtes oeuvres en trois mouvements, typiques de la symphonie italienne qui ouvrait les opéras à l’époque. Dans le cas de son opus 18, Bach s’est inspiré également de la manière Mannheim en empruntant ses effets de crescendo spectaculaires. Pour ce corpus, il a également écrit trois symphonies pour double orchestre, assez inusitées en son temps. De ce lot se démarque une pièce admirable que j’ai toujours adorée. L’Andante de l’opus 18 no.1 est une musique rêveuse et particulièrement charmante, auquel les deux groupes d’instruments se répondent l’un à l’autre. C’est vraiment très beau. L’ensemble de Budapest en fait une lecture d’un lyrisme de bon aloi, traditionnelle et rassurante.

Sinfonia op.18 no.1 pour double orchestre (Andante)

Sinfonia op.18 no.5 pour double orchestre