Archive for the Bach J.S. Category

Bach, J.S. (1685-1750) Concertos pour hautbois. John Abberger. Four Centuries of Bach.

Posted in Bach J.S. on 18 décembre 2025 by René François Auclair

Concerto bwv 1053.

Concerto bwv 1055 et 1056.

Double Concerto bwv 1060.

John Abberger, hautbois baroque et hautbois d’amore (bwv 1055).

Adrian Butterfield, violon baroque.

Enregistré à Église St-Augustin de Mirabel, Québec en 2005.

Analekta. 2005. AN29910. 53m.11s.

Appréciation: Superbe*****

Concerto pour hautbois d’amour bwv 1055

Concerto pour hautbois bwv 1056

Concerto pour hautbois et violon bwv 1060 (Adagio)

Les concertos pour hautbois de Bach sont des transcriptions faites à partir de certains concertos pour clavecin, eux-mêmes remaniés à partir de sources antérieures pour instruments mélodiques et dont les manuscrits originaux ont été perdus…ouf! Pas facile à suivre en effet. En étudiant attentivement ces documents, les musicologues en sont arrivés à cette conclusion probable: Oui, Bach les auraient dédiés initialement pour le hautbois. Une chose est sûre, ces oeuvres sonnent admirablement bien sur cet instrument, et avouons-le, cent fois mieux qu’au clavecin.

John Abberger, qui a travaillé notamment avec Tafelmusik, produit un son merveilleux sur son instrument. Le hautbois baroque est devenu essentiel pour jouer ce répertoire. Quant à lui, le hautbois moderne et son côté nasillard, n’a vraiment pas le même charme. Abberger est accompagné ici d’un petit ensemble, un instrument par partie, qui confère à ces concertos une musicalité légère et aérienne. Le concerto bwv 1055 pour hautbois d’amour, est une perle dans le genre. Une de ces belles « petites » choses que Bach a écrites. En trois mouvements, tout y est. La joie, la mélancolie, et la liberté. Un de mes disques préférés de Bach.

Bach, J.S. (1685-1750) Concertos pour Orgue. André Isoir. Le Parlement de Musique.

Posted in Bach J.S. on 17 décembre 2025 by René François Auclair

Concerto bwv 1052a en ré mineur.

Concerto bwv 1053a en ré majeur.

Concerto bwv 1059a en ré mineur.

Sinfonia de la Cantate bwv 29 en ré majeur.

Le Parlement de Musique (instr.d’époque), direction Martin Gester.

Enregistré à l’Église Ste-Macre de Fère-en-Tardenois en 1993.

Calliope. 1993. 62m.19s. Appréciation: Superbe*****

Sinfonia bwv 29 en ré majeur

Concerto bwv 1053a en ré majeur (Siciliano)

Concerto bwv 1059a en ré mineur (Presto)

Le grand orgue utilisé pour l’enregistrement est celui construit par Georges Westenfelder de 1990. Il possède deux claviers et un pédalier. Ces oeuvres proviennent d’arrangements/remaniements que le compositeur a faits pour les cantates bwv 35, 49,146,169 et 188. Les musicologues ont toutefois reconstituer ces pièces dans la forme du concerto pour orgue, chose tout à fait courante à l’époque de Bach.

Le son éclatant du grand orgue fait toute la différence comparativement aux modestes orgues positifs de la musique de chambre. André Isoir, grand spécialiste de Bach, qui a tout enregistré l’oeuvre du cantor sur Calliope, est superbement accompagné par l’ensemble sur instruments d’époque. Le disque contient également la fameuse Sinfonia bwv 29, pièce sensationnelle qu’affectionnait Bach. Elle fut prise du prélude pour violon solo bwv 1006, puis retranscrite également pour le luth. Belle et vaste acoustique.

Bach, J.S. (1685-1750) Concertos pour clavier. Murray Perahia. Academy St-Martin in the Fields.

Posted in Bach J.S. on 16 décembre 2025 by René François Auclair

Concertos bwv 1052-1058.

Concerto Italien bwv 971.

Concerto Brandebourgeois bwv 1050.

Triple Concerto bwv 1044.

Enregistré à Lyndhurst Hall, Londres en 2000 et 2001.

Sony Classical. 2003. 88697742912. 3cds.

Appréciation: Très Bien****

Concerto bwv 1053 en mi majeur

Concerto bwv 1056 en fa mineur (Largo)

Concerto Italien bwv 971 en fa majeur

Je préfère ces concertos interprétés au piano. Question de goût personnel, pour moi le piano est souvent plus intéressant que le clavecin. Ce dernier est parfois difficile à entendre au sein d’un orchestre, et souvent mal enregistré. Par exemple, le coffret (Archiv.1980) de Trevor Pinnock au clavecin, qui malgré ses qualités baroquisantes, reste un peu décevant, car l’instrument est quasiment inaudible par rapport à l’ensemble. Ce n’est pas le cas du piano qui délie le discours et le rend beaucoup plus présent.

Originalement écrits pour instruments mélodiques tel que le violon ou le hautbois, Bach, avec ses fils et assistants, ont arrangés ces concertos pour être joués par les membres du Collegium Musicum de Leipzig vers 1735. À cette époque, Bach avait plus de temps libre et organisait quelques concerts, notamment au Café Zimmerman. Les gens se réunissaient là pour écouter de la bonne musique, boire du café, ou fumer la pipe. Ce sont des oeuvres agréables et virtuoses, pleine d’entrain. Murray Perahia les joue sans prétention, tout en leur donnant une motricité très bachienne, sautillante et bien encadrée.

En complément, le fameux Concerto Italien pour clavier solo, souvent joué trop vite par des musiciens qui veulent en mettre plein la vue. Perahia, quant à lui, en bon sage, sait comment illuminé le texte de Bach. Très agréable album.

Bach, Johann Sebastian (1685-1750) Les Concertos pour violon. Academy of Ancient Music.

Posted in Bach J.S. with tags on 9 décembre 2025 by René François Auclair

Concerto bwv 1041 en la mineur.

Concerto bwv 1042 en mi majeur.

Double Concerto bwv 1043 en ré mineur.

Jaap Schröder, violon Jacob Steiner 1665.

Christopher Hirons, violon Duke, c.1775.

Enregistré à Londres en 1982. Ingénieur: John Dunkerley.

Oiseau-Lyre/Decca. 1982. 400080-2. 45m.11s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Concerto bwv 1041 en la mineur

Concerto bwv 1042 en mi majeur (Allegro)

Concerto bwv 1043 pour 2 violons (Largo)

C’est pendant son séjour à la cour de Cöthen que Bach a composé ces oeuvres inspirées du modèle italien de Vivaldi. Ces trois concertos pour violon sont devenus célèbres dans le monde entier. Et maintenant au 21e siècle ils existent dans une multitude de versions discographiques impossibles à dénombrer. Christopher Hogwood et son Academy on authentic instruments sont venus dépoussiérer ce triptyque archi-connu.

Son esthétisme peu paraître aujourd’hui un peu figé, et le flegmatique Jaap Schröder n’est pas là pour jouer la vedette non plus. Hogwood, le Karajan du baroque, n’a pas le sang bouillant des italiens et se contente de suivre la partition en produisant le plus beau son possible. Mais au final, lui et son équipe ont atteint une sorte de perfection formelle qui s’anime dans une lumière très pure. La musique de Bach est jouée avec retenue, légèrement dansante, ni trop frénétique, ni trop lente. C’est l’architecture de l’écriture savante de Bach qui est mise à jour. Une version que j’adore écouter l’hiver, quand tout est givré à l’extérieur. Du Bach clairvoyant.