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Bach, W.F. (1710-1784) Sinfonias & Suite & Concerto. Tafelmusik. Jeanne Lamon.

Posted in Bach W.F. on 5 décembre 2025 by René François Auclair

Sinfonias F.64-65-67.

Suite bwv 1070 (attribuée à WF Bach)

Concerto pour clavecin F.41

Charlotte Nediger, clavecin.

Jeanne Lamon, direction.

Enregistré à Humbercrest Church, Toronto en 1996.

Sony Classical. 1997. 62720. 71m.41s.

Appréciation: Superbe*****

Sinfonia F.64 en ré majeur

Concerto F.41 en ré majeur (allegro)

Sinfonia F.67 en fa majeur

Wilhelm Friedmann Bach est le premier fils de Jean-Sébastien. Il le considérait le plus doué de ses fils. Il écrivit pour lui de fameux recueils d’exercices pour clavier et reçu une éducation académique intensive. En plus du clavecin et de l’orgue, Friedmann était violoniste. Son père l’envoya chez le célèbre J.G. Graun (1702-1771) pour améliorer sa technique. Les attentes étaient grandes, peut-être même trop. Wilhelm eu ensuite une carrière en dents de scie, abandonna des postes permanents pour devenir musicien freelance. À l’orgue, on le considérait comme l’un des meilleurs improvisateurs et virtuoses de toute l’Allemagne.

D’un caractère instable, il avait des rapports difficiles avec ses patrons. On dit qu’il était alcoolique et à sa mort il laissa sa famille dans la pauvreté. Triste sort que celui de Friedmann. Il y a sûrement d’autres facteurs qui pourrait expliquer le désastre W.F.Bach. Mais en est-ce vraiment un? Tiraillé entre l’imposant legs de Jean-Sébastien et le nouveau style sensible, Wilhelm a tout de même démontré un talent aux idées bouillonnantes, parfois excentriques. Tafelmusik reproduit ici sa musique originale avec tout le brio qu’on leur connaît, un peu à l’image de ce fameux portrait de Friedmann, insouciant et fantasque. Prise de son magnifique.

Bach, W.F. (1710-1784) Quatre Cantates. Rheinische Kantorei. Das Kleine Konzert. Hermann Max.

Posted in Bach W.F. on 5 décembre 2025 by René François Auclair

Lasset uns ablegen die Werke der Finsternis.

Es ist eine Stimme eines Predigers in der Wüste.

Dies ist der Tag. Erzittert und fallet.

Barbara Schlick, soprano. Claudia Schubert, alto. Wilfried Jochens, ténor.

Stephan Schreckenberger, basse.

Enregistré à Immanuelkirche, Wuppertal-Barmen en 1991.

Capriccio. 2011. C5083. 2cds. 113m.

Appréciation: Superbe*****

Rejetons donc les œuvres des ténèbres (extraits)

La Voix qui crie dans le désert (choeur d’entrée)

Tremblez et tombez hordes rugissantes! (extraits)

Ces brillantes cantates ont été composées vers 1750 pour l’Église St-Marien de Halle. Âgé de 40 ans, Friedmann Bach était alors en pleine possession de ses moyens. Parmi les oeuvres sacrées des fils de Bach, celles de Friedmann se rapprochent le plus du paternel. Certaines de ses arias auraient pu être écrites par Jean-Sébastien tellement elles sont similaires. Conservant les usages de la cantate allemande, il lui a toutefois apporté des traits d’une stupéfiante virtuosité. Sûrement, les fidèles furent déstabilisés par ces audaces!

L’interprétation de l’équipe d’Hermann Max est la meilleure du catalogue. La présence de l’admirable Barbara Schlick est déjà un gage d’excellence. Son timbre vibrant est exceptionnel. Les autres solistes, spécialisés aussi dans ce répertoire, sont parfaits. Pour ma part, la contralto Claudia Schubert est une voix qui restera toujours supérieure aux falsettos masculins. Son ton est juste et naturel. Superbe.