Archive for the Mozart Category

Mozart (1756-1791) Les Concertos pour piano. Géza Anda. Mozarteum de Salzbourg.

Posted in Mozart with tags on 19 novembre 2024 by René François Auclair

25 concertos (incluant nos.1-4).

Camerata Academica Salzburger Mozarteums.

Enregistré à Salzbourg entre 1961-69.

Producteur: Otto Gerdes.

DG. 2001. 469510-2. 8cds.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Allegro Concerto no.21 k.467

Andante Concerto no.21 k.467

Allegro vivace Concerto no.21 k.467

Concerto no.1 k.37 d’après Raupach&Honauer

Modèle du genre, ce coffret essentiel a gardé toute sa fraîcheur depuis sa création dans les années 60. Géza Anda (1921-76) et son Mozarteum sont la référence, voire la quintessence des concertos de Mozart. Il y a ici un degré de perfection rare, une clarté, une évidence du propos. La justesse des tempos, la vitalité irrésistible, la présence lumineuse du piano, la direction d’orchestre sûre et équilibrée, encadrent la musique de Mozart de la plus belle façon. Tout y est parfait. Même la prise de son, certifiée Deutsche Grammophon, ne laisse rien au hasard. Certes un peu métallique par moment, la sonorité illumine le discours musical. Classique et indémodable.

Mozart (1756-1791) Requiem k.626 Sigiswald Kuijken.

Posted in Mozart on 30 octobre 2024 by René François Auclair

requiem

Ingrid Schmithüsen, soprano. Catherine Patriasz, alto.

Neil Mackie, ténor. Matthias Hölle, basse.

Nederlands Kamerkoor. La Petite Bande.

Enregistré live à Bruxelles en 1986.

Accent. 1986. ACC68645D. 54m.

Appréciation: Très Bien****

Confutatis

Lacrimosa

Domine Jesu & Hostias

Sigiswald Kuijken (n.1944) fut l’un des premiers à proposer le Requiem vu et corrigé par le mouvement baroque. Le chef et violoniste belge, dans son désir de reconstitution à l’ancienne, a appliqué les nouvelles idées des recherches historiques en ce sens. Masse orchestrale et vocale réduites, instruments d’époque, phrasés et articulation alla barroca, ont donné à l’oeuvre de Mozart une spontanéité nouvelle. Le temps a passé et aujourd’hui ce disque semble avoir perdu quelques auréoles. L’exécution est naturelle, sans faille, mais la sobriété et l’absence d’engagement émotif nous laisse un peu à l’écart. Il reste pourtant des passages fort réussis. Le Lacrimosa, traité comme une lente marche funèbre, demeure encore saisissant. Le choeur épuré, les vocalises prudentes des solistes, les tempos retenus, offrent à ce Requiem une belle intériorité. Une interprétation réfléchie.

Mozart (1756-1791) Requiem k.626. Nikolaus Harnoncourt.

Posted in Mozart with tags on 28 octobre 2024 by René François Auclair

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Rachel Yakar, soprano. Ortrun Wenkel, alto.

Kurt Equiluz, ténor. Robert Holl, basse.

Wiener Staatsopernchor. Concentus Musicus Wien.

Enregistré au Musikverein de Vienne en 1982.

Teldec. 1982. 2292-42911-2. 48m24s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Tuba mirum

Confutatis

Recordare

La vision du chef autrichien a profondément marqué les esprits lorsqu’il s’est attaqué (c’est le cas de le dire!) à cette grande oeuvre de Mozart. Le choc fut intense, détruisant la perception romantique qui s’était installée au courant des décennies ultérieures. Ici, place aux contrastes fulgurants, à la violence et aux cris désespérés d’un pénitent devant la mort, rien de moins! Mais il y a aussi dans cette messe, un apaisement profond, une libération des tourments de la vie. Harnoncourt souligne ces états d’esprit avec un sens du chant vibrant et chaleureux. Les solistes choisis, tous excellents, renforcent cette expérience qui se veut avant tout humaine. De ce lot d’intervenants se détache la voix surnaturelle de Rachel Yakar. Chacune de ses apparitions appelle à l’indéfinissable. Unique et bouleversant.

Mozart (1756-1791) Symphonie no.41 Jupiter. Frans Brüggen.

Posted in Mozart with tags on 25 octobre 2024 by René François Auclair

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Orchestre du 18e siècle (instruments d’époque).

Enregistré live en 1986 à Nijmegen, Pays-Bas.

Ingénieur: Dick van Schuppen.

Phillips. 1986. 420241-2. 40m. (k551) 5m.10s (k621)

Appreciation: Sommet du Parnasse******

Allegro vivace Symphonie no.41 k.551

Frans Brüggen (1934-2014), flûtiste et chef néerlandais, a imposé un style, un nouveau souffle au répertoire dit ancien. Avec lui, on a découvert un nouveau langage musical, très intuitif et créatif. Les phrases musicales sont accentuées, l’orchestre se libérant vers un nouvel élan dynamique. Percutant, flamboyant, l’effet Brüggen est avant tout celui du souffle! La musique de Mozart se gonfle puis se relâche comme un grand poumon. La Jupiter prend des proportions inusitées, s’accapare tout l’espace disponible. Une interprétation incomparable.