Mozart (1756-1791) Les Quintettes à cordes. Orlando Quartet.

Posted in Mozart on 29 novembre 2024 by René François Auclair

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6 Quintettes pour 2 violons, 2 altos, 1 violoncelle.

Nobuko Imai, 2e alto.

3 Quintettes k.407-k.452-k.581

Enregistré en 1989 à Catholic Church, Delft, Pays-Bas.

BIS Records. 2014. Bis 9046. 4cds.

Appréciation: Superbe*****

Allegro k.515

Allegro k.516

Adagio k.516

Des six quintettes que Mozart a composés entre 1773-1791, les k.515-516 demeurent les plus connus. Ce sont d’excellentes compositions, élaborées et très personnelles. Mozart a 31 ans, au sommet de sa maturité artistique. Écrits au printemps 1787, les quintettes en Do majeur et Sol mineur se caractérisent par de grands contrastes psychologiques. Ce sont des oeuvres dites sérieuses qui se complètent admirablement. Loin du simple divertissement, elles annoncent même Beethoven par leur profondeur d’expression.

En avril 1787, Mozart est inquiet. Son père Leopold est malade. Dans sa dernière lettre lui étant adressée, il espère des nouvelles moins alarmantes, et prend le temps de lui exposer ses pensées sur la mort. « Depuis quelques années, le visage de la mort n’a plus rien de terrifiant pour moi, mais m’est très apaisant et consolant. » Leopold Mozart s’est éteint le 28 mai à Salzbourg à l’âge de 68 ans. Wolfgang lui était très attaché et son désarroi fut profond. Tandis que le quintette k.515 semble plus spirituel, son jumeau k.516 est plutôt sombre et tourmenté. Ce dernier, parfois nommé le quintette de la mort, possède aussi des moments plus lumineux. Son Adagio ma non troppo, joué en sourdine par les cordes, est comme enveloppé d’une mélancolie doucereuse. On y ressent la douleur, le regret, mais également la nostalgie de jours heureux. L’apaisement est profond. Après avoir débuté par un segment plaintif, le dernier mouvement prend finalement son envol dans une résolution des plus joyeuses. La vie continue!

L’interprétation vibrante et enrobée du Orlando Quartet (basé en Hollande) apporte beaucoup d’affect et d’introspection à ces oeuvres qui touchent au sublime. Prise de son généreuse, un peu distante.

Mozart (1756-1791) Quintettes k.515-516. Ensemble 415. Chiara Banchini.

Posted in Mozart with tags on 29 novembre 2024 by René François Auclair

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Quintettes avec 2 altos.

Chiara Banchini, Enrico Gatti, violons.

Emilio Moreno, Irmgard Schaller, altos.

Käthi Gohl, violoncelle.

Enregistré en 1994. Lieu non spécifié.

Harmonia Mundi. 2009. HMA 1951512. 68m51s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Allegro Quintette k.515

Allegro Quintette k.516

Ces oeuvres sublimes sont interprétés ici sur instruments anciens (cordes de boyaux/archets d’époque) comme du temps de Mozart. Que n’en déplaise les détracteurs de ces sonorités âpres et tranchantes, ce disque est demeuré unique en soi. En 1994, on redécouvrait encore le répertoire du 18e siècle avec ce son « nouveau« . Trente ans plus tard, on apprécie maintenant les deux écoles de pensée, pourvu que la musique soit vivante et vraie. Instruments modernes ou anciens? Ça reste une question de goût.

L’équipe de Chiara Banchini propose une lisibilité irréprochable à ce Mozart très élaboré musicalement. Les cordes de boyaux redéfinissent chaque note dans une dynamique vivante et aérée. L’affect global est plus pensif qu’émotif, la musique prenant un aspect éthéré. L’esthétique est celui de l’épure. Est-ce que ça rend justice aux intentions originelles de Mozart? Peut-être. Reste que cette version immaculée des quintettes est tout à fait originale.

Mozart (1756-1791) Ouvertures d’Opéras. Tafelmusik. Bruno Weil.

Posted in Mozart with tags on 28 novembre 2024 by René François Auclair

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8 Ouvertures.

Eine klein nachtmusik k.525

Enregistré à Ludwigsburg, Allemagne en 1991.

Ingénieur: Wolf Erichson.

Sony Classical. 1991. SK46695. 59m36s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Le Nozze di Figaro k.492

Cosi fan tutte k.588

Die Zauberflöte k.620

Mozart fut prolifique dans tous les genres de musique. On a dénombré jusqu’à présent près de 900 oeuvres composées sur une trentaine d’années. Sa carrière compte en tout 22 opéras, dont les plus remarquables virent le jour à Vienne entre 1786-1791. Les dernières années de sa vie furent très chargées, car au travers l’écriture des opéras, il accepta toutes sortes de commande, dont un fameux Requiem qu’il n’arriva pas à compléter…

L’ensemble canadien Tafelmusik, fondé en 1979 à Toronto s’est imposé rapidement sur la scène internationale. La violoniste Jeanne Lamon pris la direction artistique de l’ensemble baroque dès 1981. Les grandes qualités de l’orchestre se résument à la « perfection technique, la vitalité des tempi et une sonorité irréprochable ». Il furent mis sous contrat par Sony Classical dès 1990, sous la supervision du chef ingénieur Wolf Erichson. À partir de ce moment, une grand nombre de disques furent enregistrés, tous de grandes qualités.

Les Ouvertures d’opéras par Tafelmusik sont d’une vitalité irrésistible. L’articulation est précise, servie par des tempi très resserrés par le chef Bruno Weil, qui je crois a amené l’orchestre à un niveau technique supérieur. Tout le génie de Mozart est passé au peigne fin, le moindre détail mise en lumière par une prise de son exemplaire. Laissons la parole à Wolfgang qui écrivait à son père: « …parce que dans les opéras, c’est la musique qui domine, et l’on oublie alors absolument tout. »

Mozart (1756-1791) Concerto/Quintette pour Clarinette de basset. Eric Hoeprich.

Posted in Mozart with tags on 26 novembre 2024 by René François Auclair

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Concerto k.622 en la (1791)

Quintette k.581 en la (1789)

Orchestre du 18e siècle. Frans Brüggen.

Enregistré au Pays-Bas en 1985/87.

Philips. 1988. 420242-2. 60m17s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Allegro Concerto k.622

Allegro Quintette k.581

Menuetto Quintette k.581

C’est l’un des grands disques de l’équipe formée par Frans Brüggen. Le jeu éloquent et fluide d’ Eric Hoeprich associé au souffle musical de l’Orchestre du 18e siècle est un incontournable dans l’interprétation dite authentique. Mozart composa à la fin de sa vie pour son ami et clarinettiste Anton Stadler (1753-1812). La clarinette de basset (ne pas confondre au cor de basset) aurait été inventé par le facteur viennois Theodor Lotz, en collaboration avec Stadler. Cet instrument modifié pouvait atteindre des notes plus graves qu’une clarinette conventionnelle. Le fameux concerto, le plus connu et le meilleur d’entre tous, a été écrit expressément pour cette clarinette ancienne.

Grâce aux recherches historiques, l’instrument fut reconstruit et il fut enfin possible d’entendre la partition du concerto k.622 telle que Mozart l’avait écrite à l’origine. Les notes profondes de la clarinette de basset redonnent des couleurs particulièrement riches à sa musique. La beauté de ce concerto est admirable, empreint à la fois d’une mélancolie douce-amère que de la joie la plus irrésistible. C’est une oeuvre testament, terminée en octobre 1791, quelques semaines avant la mort de Mozart. Mais elle revit encore et toujours, car on ne se lasse jamais de l’écouter. Le quintette k.581 possède également toutes ces qualités et en est le complément idéal.

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Eric Hoeprich.