Arnesen, Kim André (n.1980) Infinity: Choral Works. Kantorei. Joel Rinsema.

Posted in Arnesen on 11 novembre 2025 by René François Auclair

12 oeuvres chorales écrites entre 2010-2016.

Enregistré à Congregational Church, Denver en 2016.

Naxos. 2017. 8.573788. 66m.33s.

Appréciation: Superbe*****

Child of Song

Dormi Jesu

O Sacrum Convivium

Né en Norvège, Arnesen s’est fait un nom parmi les compositeurs d’oeuvres chorales d’aujourd’hui. Sa musique est simple, très mélodique, voire sentimentale. Une analyse musicologique pourrait même la traiter de mièvre. En découvrant ce disque après les fêtes de Noël il y a quelques années, j’ai laissé tomber tous mes préjugés. Ce n’est certes pas du Arvo Pärt et ses méthodes de composition. Arnesen est visiblement inspiré par lui, mais sa recherche d’effets vise avant tout « les sentiments du coeur ». Le mariage des voix façonne de belles harmonies et invite au recueillement, au silence. L’austérité n’a pas sa place ici. Il y a juste la beauté, la lumière et un Choeur (Kantorai) magnifiquement préparé. Sans le vouloir, on se retrouve pendant la Noël, bercé par des titres comme Cradle Hymn, Dormi Jesu, Pie Jesu. Touchant.

Atterberg, Kurt (1887-1974) Sinfonia per Archi. Camerata Nordica. Ulf Wallin.

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Sinfonia per archi op.53

Adagio amoroso. Intermezzo.

Prélude et fugue. Suite no.7

Enregistré à Viserum Kyrka, Suède en 2004.

CPO. 2005. 777156-2. 62m.38s.

Appréciation: Très Bien****

 

J’aime beaucoup les climats envoûtants de cet album. Le compositeur suédois Atterberg, qui a écrit une multitude d’oeuvres, dont 9 symphonies, reste encore à découvrir pour nombre d’entre nous. Sa musique reste accessible, faite d’un mélange audacieux de couleurs anciennes et modernes. Le Tranquillo de la Sinfonia peut se décrire comme une élégie de la solitude au sein d’une ambiance sombre, une vision de l’hiver où tout est silencieux, habité par quelques souvenirs d’une vie passée. La Suite no.7 a été écrite pour la mise en scène d’Antoine et Cléopâtre en 1926. Elle y recèle quelques trouvailles ingénieuses, des idées pétillantes et un néo-romantisme parfois émouvant. L’interprétation du Camerata Nordica est superbe. À découvrir. 

Tranquillo de la Sinfonia op.53

Suite no.7 « Antoine et Cléopatre »

Albinoni, Tomaso (1671-1751) Concerti pour Hautbois. Han de Vries.

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4 Concerti op.9

3 Concerti de Telemann

Han de Vries, hautbois Gottlieb Crone, 1735.

Alma Musica Amsterdam (instruments d’époque)

Bob van Asperen, clavecin et direction.

Enregistré à Doopsgezinde Kerk, Harlem en 1980.

Virgin Veritas/EMI. 1994. 71m.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Cette interprétation de Han de Vries sur un authentique hautbois baroque demeure au sommet de la discographie. Albinoni, célèbre à tort pour un Adagio arrangé par Giazotto (1945) à partir d’un fragment, mérite beaucoup plus d’attention. Le compositeur vénitien qui se considérait comme un « dilletante », un peu à part de Vivaldi et ses contemporains, a pourtant composé de superbes concertos. Mais si l’on doit retenir une seule oeuvre, ça serait le fameux op.9 no.2, véritable merveille du baroque. Le cantilène de son adagio est unique. Il s’élève avec grâce et émotion, gracieuseté de Monsieur de Vries, d’une parfaite musicalité. L’ensemble d’Amsterdam l’accompagne avec naturel et authenticité.  

Concerto op.9 no.2 en Ré mineur

Concerto op.9 no.5 en Do majeur

Abel, C.F. (1723-1787) Symphonies op.10 no.1-6. La Stagione Frankfurt. Michael Schneider.

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La Stagione Franfurt (instruments d’époque)

Symphonies op.10 no.1-6 (vers 1765)

Enregistré à Westdeutscher Rundfunk, Cologne en 1993.

CPO. 1993. 999207-2. 61m.24s.

Appréciation: Très Bien****

Symphonie op.10 no.1 en Mi majeur

Un album sans prétention qui s’écoute avec joie. On y découvre l’art galant de C.F.Abel, à mi-chemin entre le baroque et le classicisme. Abel, né en Allemagne, est surtout connu pour sa collaboration avec Jean-Chrétien Bach qui ont fait la pluie et le beau temps à Londres en produisant plusieurs opéras et concerts, les fameux Concerts BachAbel. C’est vif, gai et très dansant. Les mouvements lents possèdent un je-ne-sais-quoi de particulier, comme un parfum nostalgique du baroque. Abel a d’ailleurs influencé le jeune Mozart, qui de passage à Londres, avait copié une de ses symphonies.

Abel par Gainsborough.