Bach, J.C. (1735-1782) Symphonies concertantes. Budapest Strings. Béla Banfalvi.

Posted in Bach J.C. on 26 novembre 2025 by René François Auclair

13 Sinfonia Concertante.

3 Concertos.

Enregistré à Budapest entre 1994-1996.

Capriccio. 2009. 7005. 4 cds.

Appréciation: Très Bien****

La plupart des Sinfonias concertantes ont été écrites à Londres, alors que Bach jouissait d’une grande réputation. Ni concerto, ni symphonie, elles sont un mélange des deux, donnant une belle part aux solistes. Ces oeuvres ont sûrement été exécutées aux fameux Bach-Abel Concerts, entre 1765-1781, dans un environnement relax et convivial. La salle de concert du Carlisle’s House était ouverte aux déplacements, avec des tables et fauteuils. La haute société s’y retrouvait une fois par semaine. Bach a utilisé toutes sortes de combinaisons instrumentales, comme dans la Sinfonia en si bémol pour clavier, hautbois, violon et violoncelle, qui, malgré ses formules préfabriquées, fonctionne à merveille. L’interprétation, un peu paresseuse mais luxuriante du Budapest Strings, souligne la bonhomie de cette musique qui n’a la prétention que de plaire. La prise de son bien enrobée valorise aussi bien les solistes que l’orchestre. Bonheur indolent.

Sinfonia pour violon et violoncelle en La

Sinfonia pour piano, hautbois, violon, violoncelle en Sib (allegro)

Bach, Jean-Chrétien (1735-1782) Sinfonias op.18. Failoni Chamber Orchestra. Hanspeter Gmür.

Posted in Bach J.C. on 26 novembre 2025 by René François Auclair

Sinfonias op.18 nos.1-6.

Enregistré à Festetich Castle, Budapest en 1995.

Naxos. 2020. 8.553367. 72m.25s.

Appréciation: Très Bien****

Les Sinfonias de J.C. Bach sont comme du bon pain chaud. Ce n’est certes pas de la grande musique, mais elle est plaisante et satisfaisante. Ce sont de courtes oeuvres en trois mouvements, typiques de la symphonie italienne qui ouvrait les opéras à l’époque. Dans le cas de son opus 18, Bach s’est inspiré également de la manière Mannheim en empruntant ses effets de crescendo spectaculaires. Pour ce corpus, il a également écrit trois symphonies pour double orchestre, assez inusitées en son temps. De ce lot se démarque une pièce admirable que j’ai toujours adorée. L’Andante de l’opus 18 no.1 est une musique rêveuse et particulièrement charmante, auquel les deux groupes d’instruments se répondent l’un à l’autre. C’est vraiment très beau. L’ensemble de Budapest en fait une lecture d’un lyrisme de bon aloi, traditionnelle et rassurante.

Sinfonia op.18 no.1 pour double orchestre (Andante)

Sinfonia op.18 no.5 pour double orchestre

Bach, J.C. (1735-1782) Quintets et Sextet. The English Consort.

Posted in Bach J.C. on 24 novembre 2025 by René François Auclair

Quintet op.11 no.1

Quintet op.11 no.6

Quintet op.22 no.1

Sextet en do majeur.

Enregistré à Henry Wood Hall, Londres en 1987.

Archiv. 1988. 423385-2. 68m.56s.

Appréciation: Superbe*****

Quintet op.22 pour flûte, hautbois, violon, violoncelle et clavecin

C’est sans doute le plus beau disque consacré à la musique de chambre de Jean-Chrétien. La musique séduisante du Bach de Londres est ici transmise par les couleurs et la suavité des instruments originaux du English Consort. Le Quintet op.22 fait figure de hit parmi les nombreuses pièces galantes que Bach a composées au cours de sa carrière. C’est ensoleillé, élégant et même parfois touchant, grâce à une écriture savante qui sait s’amuser avec les timbres de cette formation. Un Bach aux beaux habits.

Bach, J.C. (1735-1782) Concertos pour piano op.1 et op.7 Ingrid Haebler.

Posted in Bach J.C. on 24 novembre 2025 by René François Auclair

6 Concertos op.1 (1763)

6 Concertos op.7 (1770)

Capella Academica Wien (instr.d’époque)

Eduard Melkus, direction.

Enregistré à Vienne entre 1969-1977.

Philips. 1993. 438712-2. 2cds. 2h.28m.

Appréciation: Très Bien****

Concerto op.1 no.6 « God save the King »

Concerto op.7 no.3 en ré majeur

L’autrichienne Ingrid Haebler (1929-2023) fut l’une des premières à jouer ces concertinos sur pianoforte. Sur ce petit hammerklavier, un brin métallique, les notes apparaissent fragiles comme des porcelaines. Ce sont des pièces faciles au charme innocent de l’enfance. Elles pourraient facilement être jouées sur une harpe, tellement elles semblent délicates.

En 1762, Johann Christian Bach arriva à Londres avec un bagage musical plein d’idées nouvelles, fort déjà d’une vingtaine d’opéras italiens! Le Bach de Milan deviendra vite le Bach de Londres. Des confidences de ce dernier au critique musical Charles Burney révèlent que Bach avait, à ce moment, les mains « torturées par les crampes et paralysées à force de tenir la plume ». Son écriture pianistique n’était pas très développée et sa musique pouvait être facilement jouée « par des dames »(sic). Mais qu’importe, pendant près de 20 ans, Bach eu une grande influence sur la vie musicale de Londres, et sur un tout jeune Mozart qui passait par là.

Il y a dans ces concertos une bonne humeur constante, très aristocratique de musique de salon. L’orchestre est réduit à deux parties de violon et basse. Bien que joué sur instruments d’époque, l’ensemble d’Eduard Melkus possède un son un peu vieillot, mais de bon goût. À noter, le dernier mouvement de l’op.1 no.6 qui est nul autre que God save the King traité en variations. Lovely.