Bach, CPE (1714-1788) Magnificat. L’Arpa Festante. Fritz Näf.

Posted in Bach CPE on 20 novembre 2025 by René François Auclair

Magnificat (1749)

Cantate de Noël Die Himmel (1773)

Monika Mauch, soprano. Matthias Rexroth, alto.

Hans Jörg Mammel, ténor. Gotthold Schwarz, basse.

Enregistré à Église Réformée Arlesheim en 2008.

Carus. 2008. 83.412. 62m.37s.

Appréciation: Superbe*****

Quia respexit pour soprano

Et misericordia (solo et choeur)

Suscepit Israel pour alto

Emmanuel Bach considérait cette oeuvre comme l’une de ses meilleures. En 1786, à l’occasion d’un concert bénéfice à Hambourg, il la dirigea à nouveau. Les raisons de sa composition en 1749 demeurent un peu vague, mais on croit qu’elle a servi à postuler comme Cantor de Leipzig dans le but de remplacer son père. Ce ne fut pas le cas, car Bach demeura à la cour de Berlin jusqu’en 1767, mais remplaça finalement son parrain, le grand Telemann à Hambourg. Le Magnificat est une oeuvre brillante, une grande composition qui requière de très bons solistes et un choeur imposant. Comme extraits, j’ai choisi les airs les plus expressifs. Emmanuel Bach, à 35 ans, était déjà au sommet de son art, celui d’émouvoir et de tirer quelques larmes au passage. La soprano Monika Mauch est magnifique.

Bach, CPE (1714-1788) Quartets pour flûte, alto, violoncelle et pianoforte.

Posted in Bach CPE on 19 novembre 2025 by René François Auclair

Quartet wq.93 en la mineur.

Quartet wq.94 en ré majeur.

Quartet wq.95 en sol majeur.

Fantasie wq.59 no.6 pour pianoforte.

Nicholas McGegan, flûte traversière George Astor, c.1790.

Catherine Mackintosh, violon alto Thompson c.1750.

Anthony Pleeth, violoncelle Rubio d’après Gagliano.

Christopher Hogwood, pianoforte Heilmann c.1770.

Enregistré à Bethersden, Kent en 1976.

Oiseau-Lyre/Decca. 1979. (même album que les Symphonies)

Appréciation: Superbe*****

Quartet wq.95 en sol majeur

Quartet wq.93 Andantino

Quartet wq.94 Allegretto

Christopher Hogwood et son équipe de baroqueux de Londres ont piqué au vif notre curiosité en présentant ces oeuvres à la fin des années 70. Ces Quartets hybrides et inclassables sont tout à fait typiques du génie original du Bach de Hambourg. Emmanuel, dont la seule influence provenait de son père, a forgé à lui tout seul son style particulier. Il est demeuré au nord de l’Allemagne, très loin des galanteries italiennes qui faisaient fureur à l’époque. Ces Quartets, écrits à la fin de sa vie, sont de petites friandises pleine de surprises, auxquelles le vieux maître a ajouté quelques pointes d’amertume, bien sûr. Style sensible oblige!

Bach, CPE (1714-1788) Sonates pour Viole de gambe. Paolo Pandolfo.

Posted in Bach CPE on 19 novembre 2025 by René François Auclair

Sonate wq.136 en do majeur.

Sonate wq.137 en ré majeur.

Trio pour viole et clavecin obligé wq.88

Paolo Pandolfo, viole de gambe. Rinaldo Alessandrini, clavecin.

Enregistré à Rocca Sinibalda Rieti, Italie en 1989.

Tactus. 2007. TC 710201. 67m.18s.

Appréciation: Superbe*****

Sonate wq.137 Adagio ma non tanto

Sonate wq.137 Allegro di molto

Sonate wq.136 Andante

Écrites à Berlin vers 1750, les sonates pour viole de gambe se distinguent par leurs traits virtuoses et expressifs et s’éloignent considérablement des maîtres français Marin Marais ou François Couperin. Le jeu tout feu tout flamme de l’italien Paolo Pandolfo est irrésistible, plein d’entrain ou d’un lyrisme d’une grande tendresse. La musique d’Emmanuel Bach, illustre fils du grand Sebastian, éclatée et originale accroche autant l’oreille que le coeur et met en vedette un frêle instrument qui était pratiquement relégué aux oubliettes. Les figures imposées en grandes intervalles de l’Allegro di molto wq.137 sont particulièrement jouissives. Pandolfo en fait une bouchée! Il est extraordinaire.

Bach, CPE (1714-1788) Sonates pour Violon. Amandine Beyer. Edna Stern.

Posted in Bach CPE on 17 novembre 2025 by René François Auclair

3 Sonates wq.76-78.

Sonate h.545 en sol mineur.

Amandine Beyer, violon baroque Pierre Jacquier 1996.

Edna Stern, pianoforte McNulty d’après Walter.

Enregistré au Studio Bohemia, Prague en 2005.

Alpha (Zig-Zag). 2017. Alpha 329. 61m.

Appréciation: Superbe*****

Sonate h.545 en sol mineur (bwv 1020)

Sonate wq.78 Adagio ma non troppo

Sonate wq.76 Allegretto siciliano

Si les sonates pour violon et pianoforte de Bach ne courent pas les rues, elles sont cependant dignes de mention par leur style sensible à mi-chemin entre le baroque et le classicisme. Ces oeuvres sont d’un divertissement agréable, sans plus. Mais quand vous les proposer à des musiciennes de talent comme Amandine Beyer et Edna Stern, là on monte d’un niveau et plus encore! Hyper douées, synchronisées au millième de seconde, elles propulsent ces pièces à l’excellence. C’est particulièrement vif, et en même temps très nuancé et musical. La Sonate H545, autrefois attribuée à JS.Bach pour la flûte, s’émancipe ici avec une vélocité surprenante, de la haute voltige où l’on redécouvre cette pièce sous un nouveau jour. Dans les mouvements lents, Amandine Beyer est d’un raffinement rare, d’une sonorité très fine et sensible. Or, le coeur de ce programme tout Bach se trouve à la Sonate wq.78 en do mineur. Son Adagio ma non troppo, subtilement joué en sourdine par les deux musiciennes, est comme une prémonition de la poésie rêveuse de Schumann. Intériorité, nostalgie. L’Art d’Emmanuel Bach à son meilleur.