Archive pour Les Sommets

Mozart (1756-1791) Messe en ut mineur. Collegium Vocale. Philippe Herreweghe.

Posted in Mozart with tags on 6 décembre 2024 by René François Auclair

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Messe en ut mineur k.427 et Meistermusik k.477

Christiane Oelze, soprano. Jennifer Larmore, mezzo-soprano.

Scot Weir, ténor. Peter Kooy, basse.

Collegium Vocale. Orchestre Champs Élysées (instr. d’époque)

Enregistré en 1991. Ingénieur: Michel Pierre.

Harmonia Mundi. 1996. HMX 2901393. 60m19s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Kyrie eleison pour choeur et soprano 

Laudamus te pour mezzo

Et Incarnatus est pour soprano 

La Messe en ut mineur est un chef-d’oeuvre, l’une des compositions les plus bouleversantes que Mozart a laissées à la postérité. Pendant une grave maladie de sa fiancée Constance Weber, Mozart fit la promesse de composer une messe en retour de sa guérison. L’oeuvre fut commencée en 1782 et achevée, en partie, l’année suivante. Entre temps, il épousa Constance qui était rétablie. Cette messe débute par un Kyrie d’une gravité sans précédent chez Mozart, annonçant le Requiem de 1791. Il y mettra beaucoup de soin en se référant souvent au style baroque des grands Bach et Handel. Et bien sûr, Mozart écrira quelques airs dignes de sa plus belle inspiration, notamment le brillant Laudamus et l’ineffable Et Incarnatus, qui fera dire au musicologue Saint-Foix « comme d’un don céleste qui est fait au monde ».

L’interprétation qu’en fait Herreweghe est l’une des plus estimées des productions à l’ancienne. Le choeur et l’orchestre allégés sont d’un fini soigné exemplaire. Le chef belge a choisi les meilleures voix solistes du moment. Christiane Oelze et Jennifer Larmore, élèvent la partition de Mozart à un niveau de qualité rare. Elles contribuent en grande partie à l’excellence de ce disque essentiel. De la souffrance à la guérison, des ténèbres à la lumière, le ciel nous parle au travers Mozart.

Mozart (1756-1791) Exsultate Jubilate k.165 Emma Kirkby, soprano.

Posted in Mozart with tags on 2 décembre 2024 by René François Auclair

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Exsultate Jubilate k.165 (1773)

Regina coeli k.108, Ergo interest k.143

Regina coeli k.127

Westminster Cathedral Boys Choir

Academy of Ancient Music. Christopher Hogwood.

Enregistré à Kingsway Hall, Londres en 1983.

Decca/Oiseau-Lyre. 1984. 411832-2. 47m10s

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Exsultate Jubilate

Le célébrissime motet pour soprano et orchestre a été écrit à l’origine pour le castrat italien Venanzio Rauzzini (1746-1810). À l’issue de l’opéra Lucio Silla k.135 à Milan, le père de Mozart disait de lui qu’il « chantait comme un ange ». Cette pièce brillante contient des passages inouïs de virtuosité et montrent à quel point le castrat excellait à reproduire toutes ces notes! Il en va de même pour Lady Emma Kirkby (1949) qui rend justice à cette oeuvre à mi-chemin entre l’opéra et le sacré. Sa voix blanche, extrêmement précise dans les vocalises, suscite l’admiration. Avec elle, on est aux anges. Alléluja!

Mozart (1756-1791) Quintettes k.515-516. Ensemble 415. Chiara Banchini.

Posted in Mozart with tags on 29 novembre 2024 by René François Auclair

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Quintettes avec 2 altos.

Chiara Banchini, Enrico Gatti, violons.

Emilio Moreno, Irmgard Schaller, altos.

Käthi Gohl, violoncelle.

Enregistré en 1994. Lieu non spécifié.

Harmonia Mundi. 2009. HMA 1951512. 68m51s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Allegro Quintette k.515

Allegro Quintette k.516

Ces oeuvres sublimes sont interprétés ici sur instruments anciens (cordes de boyaux/archets d’époque) comme du temps de Mozart. Que n’en déplaise les détracteurs de ces sonorités âpres et tranchantes, ce disque est demeuré unique en soi. En 1994, on redécouvrait encore le répertoire du 18e siècle avec ce son « nouveau« . Trente ans plus tard, on apprécie maintenant les deux écoles de pensée, pourvu que la musique soit vivante et vraie. Instruments modernes ou anciens? Ça reste une question de goût.

L’équipe de Chiara Banchini propose une lisibilité irréprochable à ce Mozart très élaboré musicalement. Les cordes de boyaux redéfinissent chaque note dans une dynamique vivante et aérée. L’affect global est plus pensif qu’émotif, la musique prenant un aspect éthéré. L’esthétique est celui de l’épure. Est-ce que ça rend justice aux intentions originelles de Mozart? Peut-être. Reste que cette version immaculée des quintettes est tout à fait originale.

Mozart (1756-1791) Ouvertures d’Opéras. Tafelmusik. Bruno Weil.

Posted in Mozart with tags on 28 novembre 2024 by René François Auclair

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8 Ouvertures.

Eine klein nachtmusik k.525

Enregistré à Ludwigsburg, Allemagne en 1991.

Ingénieur: Wolf Erichson.

Sony Classical. 1991. SK46695. 59m36s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Le Nozze di Figaro k.492

Cosi fan tutte k.588

Die Zauberflöte k.620

Mozart fut prolifique dans tous les genres de musique. On a dénombré jusqu’à présent près de 900 oeuvres composées sur une trentaine d’années. Sa carrière compte en tout 22 opéras, dont les plus remarquables virent le jour à Vienne entre 1786-1791. Les dernières années de sa vie furent très chargées, car au travers l’écriture des opéras, il accepta toutes sortes de commande, dont un fameux Requiem qu’il n’arriva pas à compléter…

L’ensemble canadien Tafelmusik, fondé en 1979 à Toronto s’est imposé rapidement sur la scène internationale. La violoniste Jeanne Lamon pris la direction artistique de l’ensemble baroque dès 1981. Les grandes qualités de l’orchestre se résument à la « perfection technique, la vitalité des tempi et une sonorité irréprochable ». Il furent mis sous contrat par Sony Classical dès 1990, sous la supervision du chef ingénieur Wolf Erichson. À partir de ce moment, une grand nombre de disques furent enregistrés, tous de grandes qualités.

Les Ouvertures d’opéras par Tafelmusik sont d’une vitalité irrésistible. L’articulation est précise, servie par des tempi très resserrés par le chef Bruno Weil, qui je crois a amené l’orchestre à un niveau technique supérieur. Tout le génie de Mozart est passé au peigne fin, le moindre détail mise en lumière par une prise de son exemplaire. Laissons la parole à Wolfgang qui écrivait à son père: « …parce que dans les opéras, c’est la musique qui domine, et l’on oublie alors absolument tout. »