Archive for the Mozart Category

Mozart (1756-1791) Concerto/Quintette pour Clarinette de basset. Eric Hoeprich.

Posted in Mozart with tags on 26 novembre 2024 by René François Auclair

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Concerto k.622 en la (1791)

Quintette k.581 en la (1789)

Orchestre du 18e siècle. Frans Brüggen.

Enregistré au Pays-Bas en 1985/87.

Philips. 1988. 420242-2. 60m17s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Allegro Concerto k.622

Allegro Quintette k.581

Menuetto Quintette k.581

C’est l’un des grands disques de l’équipe formée par Frans Brüggen. Le jeu éloquent et fluide d’ Eric Hoeprich associé au souffle musical de l’Orchestre du 18e siècle est un incontournable dans l’interprétation dite authentique. Mozart composa à la fin de sa vie pour son ami et clarinettiste Anton Stadler (1753-1812). La clarinette de basset (ne pas confondre au cor de basset) aurait été inventé par le facteur viennois Theodor Lotz, en collaboration avec Stadler. Cet instrument modifié pouvait atteindre des notes plus graves qu’une clarinette conventionnelle. Le fameux concerto, le plus connu et le meilleur d’entre tous, a été écrit expressément pour cette clarinette ancienne.

Grâce aux recherches historiques, l’instrument fut reconstruit et il fut enfin possible d’entendre la partition du concerto k.622 telle que Mozart l’avait écrite à l’origine. Les notes profondes de la clarinette de basset redonnent des couleurs particulièrement riches à sa musique. La beauté de ce concerto est admirable, empreint à la fois d’une mélancolie douce-amère que de la joie la plus irrésistible. C’est une oeuvre testament, terminée en octobre 1791, quelques semaines avant la mort de Mozart. Mais elle revit encore et toujours, car on ne se lasse jamais de l’écouter. Le quintette k.581 possède également toutes ces qualités et en est le complément idéal.

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Eric Hoeprich.

Mozart (1756-1791) Divertimenti. Amsterdam Baroque Orchestra. Ton Koopman.

Posted in Mozart with tags on 22 novembre 2024 by René François Auclair

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Divertimenti k.136-138 (1772)

Divertimento k.251 (1776)

Enregistré à Bartholomeuskerk Beek, Pays-Bas en 1989.

Erato. 1990. 2292-45471-2. 72m06s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Écrits à Salzbourg par un Mozart de 16 ans, les trois premiers divertimenti de ce disque furent probablement joués un à la suite de l’autre. Ils sont pour 2 parties de violon, 1 alto et violoncelle, doublé à la contrebasse. Ils peuvent être exécutés par un simple quatuor, mais la plénitude d’un ensemble à cordes leur semble beaucoup plus appropriée.

Divertimento k.136 en ré

Divertimento k.137 en sib

Andante du Divertimento k.138

L’interprétation de l’orchestre baroque de Ton Koopman est pur ravissement. Avec lui, les phrasés respirent, bondissent et s’expriment librement. La musique résonne et s’élève dans une acoustique éthérée, l’atmosphère s’éclairant par moment de sacré. Le chant mozartien se balance au gré des inflexions subtiles des cordes (sublime andante k.136). Au sein de ce cantilène, le mouvement du coeur et de la tendresse. Mozart avait 16 ans et le sera pour toujours. Une merveille.

Mozart (1756-1791) Sérénades. Academy of Ancient Music. Christopher Hogwood.

Posted in Mozart with tags on 22 novembre 2024 by René François Auclair

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Petite musique de nuit k.525 (1787)*

Notturno pour 4 orchestres k.286 (1777)

Serenata notturna k.239 (1777)

*The Salomon Quartet.

Enregistré à Kingsway Hall, Londres en 1983.

Decca/Oiseau-Lyre. 1984. 411720-2. 55m26s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Petite musique de nuit k.525

Andante Notturno k.286

Rondeau Serenata notturna k.239

Qui ne connait pas l’air de la Petite Musique de Nuit? Cette petite sérénade composée à Vienne en 1787 a fait le tour de la planète. La radio, la télévision, le cinéma, tout le monde s’est servi ad nauseam de ce thème facile, voire enfantin que l’on a trop souvent associé au génie Mozart. On ne connait pas les raisons de sa composition, ni si elle fut exécutée de son vivant. Les pages originales contenaient cinq mouvements, mais le premier menuet/trio fut arraché et perdu. Plus tard, sa veuve Constance vendit le manuscrit à un éditeur et ne fut publié qu’en 1827.

Habituellement, la sérénade était jouée à l’extérieur pendant une festivité, surtout le soir, et contenait plusieurs mouvements. Eine kleine nachtmusik est une oeuvre gaie, sans prétention, dont le seul but est de divertir. Ici, Christopher Hogwood a remplacé le 2e mouvement perdu par un menuet de Thomas Attwood (1765-1838), qui fut l’élève de Mozart vers 1785. Ils ont en effet retrouvé cette pièce, écrite conjointement par Mozart, dans l’un de ses cahiers d’étude. Le trio a quant à lui été réécrit par maestro Hogwood. L’interprétation sur instruments d’époque donne un son très clair, à couper au couteau. Jouée par le quatuor à cordes Salomon, auquel on a ajouté une contrebasse, la sérénade prend une allure guindée inhabituelle, certes un peu pincée, mais où chaque note est parfaitement lisible. C’est ce qui fait son originalité, sa transparence infaillible. C’est là qu’on se rend compte du génie de Mozart, qui sous une apparente facilité mélodique, a su tisser autour un accompagnement riche aux idées brillantes. Quelle musique!

En complément du disque deux sérénades salzbourgeoises de 1777. L’étonnante k.286 pour 4 orchestres (!) encore peu entendue en concert, qui demande une mise en place des différents groupes en écho. L’effet est vraiment spécial. La Serenata k.239 est une oeuvre burlesque éclatante et d’un irrésistible entrain. On dit que les citadins de Salzbourg savaient faire la fête. Mozart leur en a donné pour leur argent!

Mozart (1756-1791) Quatuors avec Flûte. Barthold Kuijken, traverso.

Posted in Mozart with tags on 21 novembre 2024 by René François Auclair

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Quatuors k.285, k.285a, k.285b (1777-78)

Quatuor k.298 (1786)

Barthold Kuijken, traverso R.Tutz d’après Grenser.

Sigiswald Kuijken, violon Gracino, 1700.

Lucy van Dael, alto Thompson, 1771.

Wieland Kuijken, violoncelle Amati, 1570.

Enregistré à l’Église de Beaufays, Belgique en 1982.

Accent. 1982. ACC 48225D. 51m36s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Quatuor k.285 en ré majeur

Tema con variazioni k.285b

Ce magnifique disque paru en 1982 est la définition même de l’hédonisme, qui fait du plaisir le principe ou le but de la vie. Mozart en était probablement un fervent partisan! Malgré les difficultés qu’il a subies toute sa vie, inhérentes à sa vie de musicien indépendant, il a composé des musiques admirables qui ne laissent aucune place aux soucis quotidiens. Ses quatuors avec flûte en sont un exemple remarquable.

Les quatuors k.285 (et « trois concertos courts et faciles« ) sont une commande d’un certain Ferdinand Dejean, amateur flûtiste et mécène hollandais. Mozart se mit au travail et compléta le premier quatuor en ré majeur le jour de Noël 1777. Par la suite, il partit en vacances, négligea son travail en faisant la fête ici et là avec la belle soprano Aloysia Weber! (soeur de Constance). Finalement, Monsieur Dejean ne payera même pas la moitié de la somme promise. Le jeune Mozart s’en plaindra dans une lettre à son père, que, de toute façon il « se lasse vite d’écrire pour un seul instrument, surtout la flûte que je n’aime pas« . Il complètera une partie de la commande à contrecœur en disant « … j’ai pensé finalement que je ne devrais pas avoir honte de mettre mon nom sur ces pièces. » Mozart, malgré son indiscipline et ses contrariétés, a tout de même laissé ces petits chefs-d’oeuvre à la postérité. Riches en virtuosité et en émotion, Mozart a donné à la flûte des passages étonnants. Quel talent pour un type qui n’aimait pas la flûte!

Barthold Kuijken (1949) est l’un des plus connus dans le répertoire de la flûte du 18e siècle. Il possède un art vraiment spécifique à lui. Son souffle nuance les notes de manière exquise, produisant une sonorité suave et ronde, sans vibrato. Accompagnés par les instruments anciens, les échanges sont détaillés et précis. Les textures champêtres des cordes offrent de beaux contrastes avec la douceur du traverso. Et la musique de Mozart prend son envol, emportant avec elle tous les soucis de la vie. Un pur délice.