Bach, J.S. (1685-1750) Sonates pour flûte. Sonate en trio. Ensemble Trazom.

Posted in Bach CPE, Bach J.S. on 25 janvier 2026 by René François Auclair

Sonate en trio bwv 1038

Sonates bwv 1031,1034,1035.

Sonate bwv 1020 (attr.CPE Bach)

Julia Dickson, traverso. Susanne Bausznern, violon.

Stefan Fuchs, violoncelle.. Urte Lutch, clavecin&pianoforte.

Enregistré à Église Évangélique Wollbach en 2000.

Arte Nova. 2000. 74321 75504-2. 55m.51s.

Appréciation: Superbe*****

Sonate en trio bwv 1038 en Sol majeur

Sonate bwv 1031 en Mib majeur

Sonate bwv 1034 en Mi mineur (Allegro)

J’aime beaucoup ce disque consacré à quelques sonates pour flûte de Bach. La présence du pianoforte, une copie d’un Silbermann, est tout à fait justifiée. Il apporte un nouvel éclairage du style sensible qui commençait à s’imposer vers le milieu 18e siècle. Bach était ouvert à ce style, plus émotif, moins archaïque qu’à ses débuts comme compositeur. Était ce dû par l’arrivée d’une nouvelle génération d’élèves dans son entourage? La Sonate en trio bwv 1038 est probablement une collaboration enseignant-élève, peut-être un travail d’étude que le maître a supervisé. C’est une très belle sonate, qui semble étrangère à l’écriture sévère du grand Bach. Le motif du premier mouvement, ascendant est gracieux, est une petite merveille. Les échanges flûte/violon, lumineux et tendres, sont un bel exemple de l’Empfindsamkeit qui pointait à l’horizon de cette période.

Il y a aussi dans cet album la présence du fils, Carl Philipp Emmanuel, compositeur à la cour du roi flûtiste Frederic. La sonate bwv 1020 fut longtemps attribuée à Jean-Sébastien. Mais à l’écoute, on savait bien qu’elle n’était pas de lui. On croit d’ailleurs qu’il y a, (un peu beaucoup!) du fiston dans la sonate bwv 1031 qui présente le fameux Siciliano, une des plus belles pièces du répertoire. Le pianoforte, qui joue la partie obligée, convient parfaitement à cette sonate. On aime la truculence du propos, l’énergie et la rythmique imposée par l’instrument Silbermann. Un superbe disque qui s’écoute avec joie.

Bach, J.S. (1685-1750) Sonates pour violon et clavecin. Kuijken & Leonhardt.

Posted in Bach J.S. with tags on 18 janvier 2026 by René François Auclair

6 Sonates bwv 1014-1019.

Sigiswald Kuijken, violon Maggini 17e siècle.

Gustav Leonhardt, clavecin Skowroneck d’après Dulcken.

Enregistré à Schloss Amerongen, Pays-Bas en 1973.

DHM. 1990. 77170-2-RG. 2cds. 94m.19s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Sonate bwv 1016 en mi majeur

À la fin de mon adolescence, je me suis vraiment intéressé à la musique de Bach. Je voulais tout entendre de lui. À l’époque je ne connaissais rien du mouvement historiquement bien informé. Je m’étais procuré l’enregistrement de Henryk Szeryng et Helmut Walcha interprété selon la vieille tradition. La découverte du duo Kuijken/Leonhardt a changé ma perspective de cette musique. Une révélation. Étant jeune, je me suis tout de suite identifié à cette nouvelle manière de faire, qui abordait la musique baroque avec des idées neuves.

Désormais on va jouer Bach avec des instruments qui correspondent à son époque. Violons historiques, archets anciens, cordes de boyaux, et une volonté de s’approcher le plus possible du style de l’époque. Études des documents, des essais sur la manière de jouer, respect des annotations originales sur les manuscrits, tout a été scrupuleusement analysé et repensé.

La musique de Bach a pris un tout nouveau sens, celui de la pureté d’intention: plus pensif, méditatif et spirituel. Le jeu naturel de Kuijken, sans forcé quoi que ce soit, donne des ailes aux notes. La musique s’élève, se met à danser. Leonhardt au clavecin est impérial, d’un geste ample. L’articulation est détachée, libre et d’une grande plénitude. Cet album est la quintessence incarnée. Il peut paraître maintenant éloigné de nous, mais reste un phare inébranlable de l’interprétation à l’ancienne.






Szeryng/Walcha bwv 1016 (extrait) enregistré en 1969.

Bach J.S. (1685-1750) Sonates pour Viole de gambe. Wieland Kuijken & Gustav Leonhardt.

Posted in Bach J.S. on 17 janvier 2026 by René François Auclair

Sonate bwv 1027 en sol majeur

Sonate bwv 1028 en ré majeur

Sonate bwv 1029 en sol mineur

Wieland Kuijken, viole de gambe anonyme 18e siècle.

Gustav Leonhardt, clavecin Skowroneck 1962 d’après Dulcken.

Enregistré à Schloss Wannegem-Lede en 1974.

HM. 1989. 77044-2-RG. 46m.26s.

Appréciation: Superbe*****

Sonate bwv 1027 en sol majeur

Sonate bwv 1029 en sol mineur (Vivace)

Deux maîtres incontestés se retrouvent sur ce disque, dans la lignée de l’authenticité historique. Wieland Kuijken et Gustav Leonhardt ont marqué leur époque en remettant à jour ces oeuvres, plutôt mineures, mais essentielles du grand Sébastien. Elles furent sans doute composées à Cöthen entre 1717-23, où le prince Leopold pratiquait lui-même la viole de gambe. Leur forme est celle de la sonate en trio, à trois voix obligées, strictes et savantes. L’interprétation est celle de l’épure et de la réserve. Leonhardt articule et délie la musique de Bach comme lui seul sait le faire. Il dépose également sur son clavier de légers retards créant des climats méditatifs et profonds. Kuijken fait résonner, avant tout, les subtilités propres à son instrument. La mélancolie, le chant parfois funèbre de sa viole hypnotise et touche à la fois le coeur (ténébreux andante bwv 1027). Tout en pudeur, du grand art.

Bach, J.S. (1685-1750) Suites orchestrales. Musica Antiqua Köln. Reinhard Goebel.

Posted in Bach J.S. with tags on 1 janvier 2026 by René François Auclair

Suites bwv 1066-1069.

Suite bwv 1070 (WF.Bach?)

Reinhard Goebel, violon et direction.

Wilbert Hazelzet, flûte traversière baroque.

Enregistré en 1982 à Cologne.

Archiv/DG. 1982. 415671-2. 2cds. 110m.32s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Ouverture bwv 1066 en do majeur

Rondeau de la suite bwv 1067

Aria de la suite bwv 1068

Ouverture bwv 1069 en ré majeur

L’arrivée du Musica Antiqua Köln a bousculé les convenances de la musique baroque, jusque là guindée dans un style un peu trop confortable. Leur jeu enlevant et rythmé a dynamisé les oeuvres de Bach comme l’aurait fait un groupe de rock and roll! Cette version des Ouvertures est demeurée la plus flamboyante. Le souffle et la vivacité de l’interprétation fait danser la musique de Bach comme jamais. Un incontournable.