Concertos bwv 1052-1058.
Concerto Italien bwv 971.
Concerto Brandebourgeois bwv 1050.
Triple Concerto bwv 1044.
Enregistré à Lyndhurst Hall, Londres en 2000 et 2001.
Sony Classical. 2003. 88697742912. 3cds.
Appréciation: Très Bien****
Concerto bwv 1053 en mi majeur
Concerto bwv 1056 en fa mineur (Largo)
Concerto Italien bwv 971 en fa majeur
Je préfère ces concertos interprétés au piano. Question de goût personnel, pour moi le piano est souvent plus intéressant que le clavecin. Ce dernier est parfois difficile à entendre au sein d’un orchestre, et souvent mal enregistré. Par exemple, le coffret (Archiv.1980) de Trevor Pinnock au clavecin, qui malgré ses qualités baroquisantes, reste un peu décevant, car l’instrument est quasiment inaudible par rapport à l’ensemble. Ce n’est pas le cas du piano qui délie le discours et le rend beaucoup plus présent.
Originalement écrits pour instruments mélodiques tel que le violon ou le hautbois, Bach, avec ses fils et assistants, ont arrangés ces concertos pour être joués par les membres du Collegium Musicum de Leipzig vers 1735. À cette époque, Bach avait plus de temps libre et organisait quelques concerts, notamment au Café Zimmerman. Les gens se réunissaient là pour écouter de la bonne musique, boire du café, ou fumer la pipe. Ce sont des oeuvres agréables et virtuoses, pleine d’entrain. Murray Perahia les joue sans prétention, tout en leur donnant une motricité très bachienne, sautillante et bien encadrée.
En complément, le fameux Concerto Italien pour clavier solo, souvent joué trop vite par des musiciens qui veulent en mettre plein la vue. Perahia, quant à lui, en bon sage, sait comment illuminé le texte de Bach. Très agréable album.



