Bach, J.S. (1685-1750) Concertos pour clavier. Murray Perahia. Academy St-Martin in the Fields.

Posted in Bach J.S. on 16 décembre 2025 by René François Auclair

Concertos bwv 1052-1058.

Concerto Italien bwv 971.

Concerto Brandebourgeois bwv 1050.

Triple Concerto bwv 1044.

Enregistré à Lyndhurst Hall, Londres en 2000 et 2001.

Sony Classical. 2003. 88697742912. 3cds.

Appréciation: Très Bien****

Concerto bwv 1053 en mi majeur

Concerto bwv 1056 en fa mineur (Largo)

Concerto Italien bwv 971 en fa majeur

Je préfère ces concertos interprétés au piano. Question de goût personnel, pour moi le piano est souvent plus intéressant que le clavecin. Ce dernier est parfois difficile à entendre au sein d’un orchestre, et souvent mal enregistré. Par exemple, le coffret (Archiv.1980) de Trevor Pinnock au clavecin, qui malgré ses qualités baroquisantes, reste un peu décevant, car l’instrument est quasiment inaudible par rapport à l’ensemble. Ce n’est pas le cas du piano qui délie le discours et le rend beaucoup plus présent.

Originalement écrits pour instruments mélodiques tel que le violon ou le hautbois, Bach, avec ses fils et assistants, ont arrangés ces concertos pour être joués par les membres du Collegium Musicum de Leipzig vers 1735. À cette époque, Bach avait plus de temps libre et organisait quelques concerts, notamment au Café Zimmerman. Les gens se réunissaient là pour écouter de la bonne musique, boire du café, ou fumer la pipe. Ce sont des oeuvres agréables et virtuoses, pleine d’entrain. Murray Perahia les joue sans prétention, tout en leur donnant une motricité très bachienne, sautillante et bien encadrée.

En complément, le fameux Concerto Italien pour clavier solo, souvent joué trop vite par des musiciens qui veulent en mettre plein la vue. Perahia, quant à lui, en bon sage, sait comment illuminé le texte de Bach. Très agréable album.

Bach, Johann Sebastian (1685-1750) Les Concertos pour violon. Academy of Ancient Music.

Posted in Bach J.S. with tags on 9 décembre 2025 by René François Auclair

Concerto bwv 1041 en la mineur.

Concerto bwv 1042 en mi majeur.

Double Concerto bwv 1043 en ré mineur.

Jaap Schröder, violon Jacob Steiner 1665.

Christopher Hirons, violon Duke, c.1775.

Enregistré à Londres en 1982. Ingénieur: John Dunkerley.

Oiseau-Lyre/Decca. 1982. 400080-2. 45m.11s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Concerto bwv 1041 en la mineur

Concerto bwv 1042 en mi majeur (Allegro)

Concerto bwv 1043 pour 2 violons (Largo)

C’est pendant son séjour à la cour de Cöthen que Bach a composé ces oeuvres inspirées du modèle italien de Vivaldi. Ces trois concertos pour violon sont devenus célèbres dans le monde entier. Et maintenant au 21e siècle ils existent dans une multitude de versions discographiques impossibles à dénombrer. Christopher Hogwood et son Academy on authentic instruments sont venus dépoussiérer ce triptyque archi-connu.

Son esthétisme peu paraître aujourd’hui un peu figé, et le flegmatique Jaap Schröder n’est pas là pour jouer la vedette non plus. Hogwood, le Karajan du baroque, n’a pas le sang bouillant des italiens et se contente de suivre la partition en produisant le plus beau son possible. Mais au final, lui et son équipe ont atteint une sorte de perfection formelle qui s’anime dans une lumière très pure. La musique de Bach est jouée avec retenue, légèrement dansante, ni trop frénétique, ni trop lente. C’est l’architecture de l’écriture savante de Bach qui est mise à jour. Une version que j’adore écouter l’hiver, quand tout est givré à l’extérieur. Du Bach clairvoyant.

Bach, J.S. (1685-1750) Concertos pour violon. Giuliano Carmignola. Concerto Köln.

Posted in Bach J.S. with tags on 9 décembre 2025 by René François Auclair

Concertos bwv 1041-1043.

Concerto bwv 1052r en ré mineur.

Concerto bwv 1056r en sol mineur.

Giuliano Carmingnola, violon F.Guidanus, Bologne 1739.

Enregistré à Kammermusiksaal, Cologne en 2013.

Archiv. 2014. 4792695. 73m.44s. Appréciation: Sommet du Parnasse******

Concerto bwv 1042 en mi majeur

Concerto bwv 1052r en ré mineur (allegro)

D’une conception tout à fait différente de Jaap Schröder et Christopher Hogwood, cet album du grand Carmignola est sous le signe de la virtuosité. L’archet du violoniste italien nous captive d’un bout à l’autre, transformant la musique de Bach, parfois sévère, en quelque chose de particulièrement vivant. Carmignola met le feu aux poudres, mais sait aussi faire preuve d’une grande sensibilité.

Le Concerto bwv 1052r, reconstitué à partir des manuscrits pour clavecin et orchestre, devient ici un morceau d’anthologie. Ce concerto, qui parait souvent dure et opaque au clavier, retrouve au violon sa vocation première. Carmignola s’en empare, le possède et transfigure les passages virtuoses en passion dévorante. Dans les cadences solos, son jeu fait de staccatos déchaînés est tout à fait conquérant. De la pure performance au service de la musicalité. Passionnant.

Bach, J.S. (1685-1750) Concertos pour violon. Julia Fisher. Academy St-Martin in the Fields.

Posted in Bach J.S. on 9 décembre 2025 by René François Auclair

Concertos bwv 1041-1043.

Double Concerto bwv 1060.

Julia Fischer, violon Guadagnini 1742.

Alexander Sitkovetsky, violon Guadagnini 1753. (bwv 1043).

Andrey Rubtsov, hautbois moderne.

Enregistré à St-Paul’s Deptford, Londres en 2008.

Decca. 2009. 4780650. 58m.54s.

Appréciation: Très Bien****

Concerto bwv 1041 (Andante)

Concerto bwv 1043 (Largo ma non tanto)

Concerto pour violon et hautbois bwv 1060 (allegro)

Ce beau disque possède tous les atouts commerciaux pour attirer le regard. Une pochette magnifique, une artiste reconnue, un ensemble légendaire et le nom de Bach sont les incitatifs parfaits pour vendre de la musique classique grand public. Connaissant la qualité du label Decca, on n’est pas déçu non plus. C’est bien joué, bien enregistré.

Niveau style, on est dans un juste milieu. Ni trop baroque, ni trop traditionnel. Julia Fischer dirige de son violon le St-Martin-in-the-Fields, ensemble réputé sur instruments modernes. Le son de l’orchestre à cordes est voluptueux, bien enrobé. Le débit général est bien dosé et s’extirpe facilement de la pâte sonore des années 60, recette qu’affectionnait le bon vieux Neville Marriner. La violoniste est au courant du mouvement baroque et se permet de jouer les tutti avec l’orchestre, selon le bien informé historique.

On aime moins l’aspect linéaire des allegros et l’absence du mouvement de la danse. Mais c’est également le problème de certains ensembles baroques qui vont parfois beaucoup trop vite. Par contre, les mouvements lents sont splendides, Julia Fischer y met beaucoup d’affects, subtils et d’une grande finesse. Le Largo ma non tanto du concerto bwv 1043, offre, sur son rythme de sicilienne, un fort beau moment. Un peu trop sentimental, mais bon, c’est un disque de violon après tout!