Bach, J.S. (1685-1750) Magnificat bwv 243. Arion Orchestre Baroque. Alexander Weimann.

Posted in Bach J.S. on 23 mars 2026 by René François Auclair

Magnificat bwv 243 en ré majeur.

Avec 4 Laudes bwv 243a.

Johann Kuhnau: Wie schön leuchtet pour 5 voix.

Johanna Winkel, Johannette Zomer, sopranos.

James Lang, alto. Zachary Wilder, ténor.

Matthew Brook, basse. Enregistré à St-Augustin Mirabel en 2015.

Atma. 2016. ACD2 2727. 49m. Appréciation: Superbe*****

Magnificat bwv 243 (extraits)

L’ensemble Arion et leur chef invité Alexander Weimann ont eu la brillante idée d’inclure les 4 laudes (motets) originaux de la version de 1723. Le Magnificat, souvent joué dans le temps de Noël, bénéficie ainsi d’un surplus de couleurs pastorales, et devient beaucoup plus en phase avec la Nativité.

On adore les cinq voix solistes qui exécutent les parties chorales de l’oeuvre. Cette façon semble convenir parfaitement à l’écriture polyphonique qui parait souvent confuse avec un choeur traditionnel. L’économie des moyens utilisée est, dans ce cas, d’une admirable transparence. Les timbres des chanteurs sont parfaitement mises de l’avant par une prise de son exemplaire. La présence des voix et la ferveur de l’interprétation font de ce Magnificat un coup de coeur assuré.

En complément, la belle cantate « Comme brille l’étoile du matin » du cantor Johann Kuhnau (1660-1722). Elle a été écrite pour une fête de Noël à Leipzig, un choix judicieux pour accompagner le Magnificat de Bach. Ce dernier deviendra à son tour le cantor de la ville en 1723 et perpétuera la grande tradition de la musique germanique jusqu’à une apogée que personne ensuite n’a réussie à atteindre. Soli Deo Gloria.

Bach, J.S. (1685-1750) Les Motets. Philippe Herreweghe.

Posted in Bach J.S. with tags on 18 mars 2026 by René François Auclair

Motets bwv 225-230.

La Chapelle Royale, Choeur et Orchestre.

Collegium Vocale Gent.

Enregistré à Gent en 1986.

HM. 1986. 901231. 66m46s

Appréciation: Sommet du Parnasse******

L’éloquence des lignes vocales et le soin méticuleux apporté à la clarté polyphonique sont les points forts de cette interprétation des Motets de Bach. Jusque là, la direction des choeurs traditionnels n’avait jamais atteint cette pureté musicale. Herreweghe a apporté à la musique vocale de Bach une luminosité nouvelle. Dès lors, le texte sacré est révélé par la rhétorique sublime des mots et leur signification profonde. Un des grands moments de cet album est le motet Jesus meine Freunde que le chef belge a réduit à 5 voix solistes. Moment de grâce. Gute nacht, gute nacht…

Singet dem Herrn bwv 225 pour double choeur

Der Geist hilft bwv 226 pour double choeur

Jesu meine Freude bwv 227 à 5 voix (extrait)

Bach, J.S. (1685-1750) La Messe en Si mineur. Gustav Leonhardt.

Posted in Bach J.S. with tags on 17 mars 2026 by René François Auclair

Messe en Si mineur bwv 232.

Isabelle Poulenard, Guillemette Laurens, sopranos.

René Jacobs, alto. John Elwes, ténor.

Max van Egmond, Harry van der Kamp, basses.

Collegium Musicum Nederlandse.

La Petite Bande. Gustav Leonhardt, direction.

Enregistré à Doopsgezinde Kerk, Pays-Bas en 1985.

HM. 1990. 77040-2RG. 2cds. 111m28s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Credo in unum Deum

Et in unum Dominum (Isabelle Poulenard/René Jacobs)

Confiteor/Et Expecto resurrectionem

Gustav Leonhardt (1928-2012). Ce seul nom est garant de la redécouverte de tout le répertoire ancien. Après avoir travaillé une quinzaine d’années sur les cantates de Bach, le chef néerlandais s’est joint à la Petite Bande de Sigiswald Kuijken, auquel s’ajoute un superbe choeur mixte ainsi que des solistes rompus au style baroque. Leonhardt suggère plus qu’il ne dirige. Il écoute, ne s’impose pas, et agit plutôt comme un révélateur. Sa grande connaissance et son expérience sont au service du texte religieux. La lecture est transparente révélant toute la beauté savante et polyphonique de l’oeuvre. Au-delà des passions, l’indéfinissable et le mystère apparaissent au fil de l’écoute. Fascinant.

Bach, J.S. (1685-1750) Messes Luthériennes. Collegium Bach Japan. Maasaki Suzuki.

Posted in Bach J.S. on 17 mars 2026 by René François Auclair

Messes brèves bwv 233-236.

Sanctus bwv 237-238. bwv 240-41.

Enregistré à Kobe Shoin Chapel, Japon en 2013-2014.

Bis Records. 2015. Bis-2081/2121. 2cds.

Appréciation: Superbe*****

Les musicologues ont peu de détails sur la genèse des Messes brèves en latin de Bach. Elles ont été élaborées entre 1735-44 à la fin de sa vie. Ce sont des oeuvres parodiques que Bach a adaptées à partir de ses cantates allemandes. Dans quel but? En vue d’un poste à une autre cour? On ne sait pas. Par contre, pour leur conception il semble qu’il ait soigneusement choisi parmi ses morceaux préférés. Il avait fait sensiblement la même chose pour sa grande Messe en si mineur. On retrouve donc ici des pièces extraites de ses admirables cantates bwv 67, 79 ou 138, pour n’en nommer quelques-unes.

Messe brève bwv 236

Sanctus bwv 237

Sanctus bwv 238

L’interprétation de l’équipe japonaise du maestro Masaaki Suzuki est vraiment superbe. L’enregistrement sonore est supérieur à la version Herreweghe de 1990 qui paraît un peu terne malgré sa qualité de d’exécution. L’excellent baryton Peter Kooy reprend ici les mêmes parties solos, quelques vingt années plus tard, sans qu’on note aucune faiblesse. C’est l’un des piliers infatigables de la musique baroque, fidèle collaborateur de Suzuki pour l’enregistrement intégral des cantates de 1995 à 2013.