Bach, J.S. (1685-1750) Concertos pour violon. Giuliano Carmignola. Concerto Köln.

Posted in Bach J.S. with tags on 9 décembre 2025 by René François Auclair

Concertos bwv 1041-1043.

Concerto bwv 1052r en ré mineur.

Concerto bwv 1056r en sol mineur.

Giuliano Carmingnola, violon F.Guidanus, Bologne 1739.

Enregistré à Kammermusiksaal, Cologne en 2013.

Archiv. 2014. 4792695. 73m.44s. Appréciation: Sommet du Parnasse******

Concerto bwv 1042 en mi majeur

Concerto bwv 1052r en ré mineur (allegro)

D’une conception tout à fait différente de Jaap Schröder et Christopher Hogwood, cet album du grand Carmignola est sous le signe de la virtuosité. L’archet du violoniste italien nous captive d’un bout à l’autre, transformant la musique de Bach, parfois sévère, en quelque chose de particulièrement vivant. Carmignola met le feu aux poudres, mais sait aussi faire preuve d’une grande sensibilité.

Le Concerto bwv 1052r, reconstitué à partir des manuscrits pour clavecin et orchestre, devient ici un morceau d’anthologie. Ce concerto, qui parait souvent dure et opaque au clavier, retrouve au violon sa vocation première. Carmignola s’en empare, le possède et transfigure les passages virtuoses en passion dévorante. Dans les cadences solos, son jeu fait de staccatos déchaînés est tout à fait conquérant. De la pure performance au service de la musicalité. Passionnant.

Bach, J.S. (1685-1750) Concertos pour violon. Julia Fisher. Academy St-Martin in the Fields.

Posted in Bach J.S. on 9 décembre 2025 by René François Auclair

Concertos bwv 1041-1043.

Double Concerto bwv 1060.

Julia Fischer, violon Guadagnini 1742.

Alexander Sitkovetsky, violon Guadagnini 1753. (bwv 1043).

Andrey Rubtsov, hautbois moderne.

Enregistré à St-Paul’s Deptford, Londres en 2008.

Decca. 2009. 4780650. 58m.54s.

Appréciation: Très Bien****

Concerto bwv 1041 (Andante)

Concerto bwv 1043 (Largo ma non tanto)

Concerto pour violon et hautbois bwv 1060 (allegro)

Ce beau disque possède tous les atouts commerciaux pour attirer le regard. Une pochette magnifique, une artiste reconnue, un ensemble légendaire et le nom de Bach sont les incitatifs parfaits pour vendre de la musique classique grand public. Connaissant la qualité du label Decca, on n’est pas déçu non plus. C’est bien joué, bien enregistré.

Niveau style, on est dans un juste milieu. Ni trop baroque, ni trop traditionnel. Julia Fischer dirige de son violon le St-Martin-in-the-Fields, ensemble réputé sur instruments modernes. Le son de l’orchestre à cordes est voluptueux, bien enrobé. Le débit général est bien dosé et s’extirpe facilement de la pâte sonore des années 60, recette qu’affectionnait le bon vieux Neville Marriner. La violoniste est au courant du mouvement baroque et se permet de jouer les tutti avec l’orchestre, selon le bien informé historique.

On aime moins l’aspect linéaire des allegros et l’absence du mouvement de la danse. Mais c’est également le problème de certains ensembles baroques qui vont parfois beaucoup trop vite. Par contre, les mouvements lents sont splendides, Julia Fischer y met beaucoup d’affects, subtils et d’une grande finesse. Le Largo ma non tanto du concerto bwv 1043, offre, sur son rythme de sicilienne, un fort beau moment. Un peu trop sentimental, mais bon, c’est un disque de violon après tout!

Bach, W.F. (1710-1784) Sinfonias & Suite & Concerto. Tafelmusik. Jeanne Lamon.

Posted in Bach W.F. on 5 décembre 2025 by René François Auclair

Sinfonias F.64-65-67.

Suite bwv 1070 (attribuée à WF Bach)

Concerto pour clavecin F.41

Charlotte Nediger, clavecin.

Jeanne Lamon, direction.

Enregistré à Humbercrest Church, Toronto en 1996.

Sony Classical. 1997. 62720. 71m.41s.

Appréciation: Superbe*****

Sinfonia F.64 en ré majeur

Concerto F.41 en ré majeur (allegro)

Sinfonia F.67 en fa majeur

Wilhelm Friedmann Bach est le premier fils de Jean-Sébastien. Il le considérait le plus doué de ses fils. Il écrivit pour lui de fameux recueils d’exercices pour clavier et reçu une éducation académique intensive. En plus du clavecin et de l’orgue, Friedmann était violoniste. Son père l’envoya chez le célèbre J.G. Graun (1702-1771) pour améliorer sa technique. Les attentes étaient grandes, peut-être même trop. Wilhelm eu ensuite une carrière en dents de scie, abandonna des postes permanents pour devenir musicien freelance. À l’orgue, on le considérait comme l’un des meilleurs improvisateurs et virtuoses de toute l’Allemagne.

D’un caractère instable, il avait des rapports difficiles avec ses patrons. On dit qu’il était alcoolique et à sa mort il laissa sa famille dans la pauvreté. Triste sort que celui de Friedmann. Il y a sûrement d’autres facteurs qui pourrait expliquer le désastre W.F.Bach. Mais en est-ce vraiment un? Tiraillé entre l’imposant legs de Jean-Sébastien et le nouveau style sensible, Wilhelm a tout de même démontré un talent aux idées bouillonnantes, parfois excentriques. Tafelmusik reproduit ici sa musique originale avec tout le brio qu’on leur connaît, un peu à l’image de ce fameux portrait de Friedmann, insouciant et fantasque. Prise de son magnifique.

Bach, W.F. (1710-1784) Quatre Cantates. Rheinische Kantorei. Das Kleine Konzert. Hermann Max.

Posted in Bach W.F. on 5 décembre 2025 by René François Auclair

Lasset uns ablegen die Werke der Finsternis.

Es ist eine Stimme eines Predigers in der Wüste.

Dies ist der Tag. Erzittert und fallet.

Barbara Schlick, soprano. Claudia Schubert, alto. Wilfried Jochens, ténor.

Stephan Schreckenberger, basse.

Enregistré à Immanuelkirche, Wuppertal-Barmen en 1991.

Capriccio. 2011. C5083. 2cds. 113m.

Appréciation: Superbe*****

Rejetons donc les œuvres des ténèbres (extraits)

La Voix qui crie dans le désert (choeur d’entrée)

Tremblez et tombez hordes rugissantes! (extraits)

Ces brillantes cantates ont été composées vers 1750 pour l’Église St-Marien de Halle. Âgé de 40 ans, Friedmann Bach était alors en pleine possession de ses moyens. Parmi les oeuvres sacrées des fils de Bach, celles de Friedmann se rapprochent le plus du paternel. Certaines de ses arias auraient pu être écrites par Jean-Sébastien tellement elles sont similaires. Conservant les usages de la cantate allemande, il lui a toutefois apporté des traits d’une stupéfiante virtuosité. Sûrement, les fidèles furent déstabilisés par ces audaces!

L’interprétation de l’équipe d’Hermann Max est la meilleure du catalogue. La présence de l’admirable Barbara Schlick est déjà un gage d’excellence. Son timbre vibrant est exceptionnel. Les autres solistes, spécialisés aussi dans ce répertoire, sont parfaits. Pour ma part, la contralto Claudia Schubert est une voix qui restera toujours supérieure aux falsettos masculins. Son ton est juste et naturel. Superbe.