
16 Sonates k.296 à k.547
Jean-François Rivest, violon Matthias Albanus, Tyrol c.1685.
David Breitman, pianoforte Philip Belt, 1975 (d’après Stein ou Walter)
Enregistré à Salle Claude-Champagne, Montréal en 1995-96.
Ingénieurs: Gilles Vaudeville/Réjean Poirier.
Amberola. 2000. ambc cd 7119. 4cds (coffret unique).
Appréciation: Superbe*****
Allegro k.304
Tempo di Menuetto k.304
Andante k.526
Originalement produits par Amberola, les enregistrements ont été ensuite repris par Analekta en deux volumes distincts. Ces derniers sont encore disponibles sur le marché. Amberola, label canadien dissout en 2004, avait l’avantage de proposer, en un seul coffret, les 16 sonates composées entre 1778-88. Il était accompagné d’un livret fort bien détaillé sur l’origine de chaque sonate.
La première impression est celle de la clarté du détail dans l’exécution. Le violon baroque est d’une tenue sobre, d’un naturel chantant, presque sans vibrato. Ses interventions sont toujours à point, en parfait synchronisme avec le clavier. En fait, dans ce genre de sonate, c’est le pianoforte qui mène la discussion. Le violon l’accompagne simplement, et lui ajoute quelques harmonies colorées. Par contre, pour les sonates plus tardives, Mozart lui a octroyé de belles envolées solos. On aime la justesse du son de Jean-François Rivest, qui éclaire la partition de son jeu limpide. Il reste réservé, sans forcer quoi que ce soit.
Le pianoforte est joué avec dynamisme et entrain. David Breitman installe son jeu avec aplomb, toujours intéressant et vivant. L’instrument brille et crépite sous ses doigts. Cet élève de Malcolm Bilson maîtrise parfaitement le langage du pianoforte, ici une copie Stein/Walter (non-spécifié) construit en 1975 par l’américain Philip Belt. Le son est croustillant et à la fois bien enrobé. Cette intégrale Mozart, qu’on avait un peu oubliée, a gardé toute sa verve et son authenticité. La poussière des vieilles interprétations peut continuer à s’accumuler sur les autres coffrets!



