Mozart (1756-1791) Ouvertures d’Opéras. Tafelmusik. Bruno Weil.

Posted in Mozart with tags on 28 novembre 2024 by René François Auclair

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8 Ouvertures.

Eine klein nachtmusik k.525

Enregistré à Ludwigsburg, Allemagne en 1991.

Ingénieur: Wolf Erichson.

Sony Classical. 1991. SK46695. 59m36s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Le Nozze di Figaro k.492

Cosi fan tutte k.588

Die Zauberflöte k.620

Mozart fut prolifique dans tous les genres de musique. On a dénombré jusqu’à présent près de 900 oeuvres composées sur une trentaine d’années. Sa carrière compte en tout 22 opéras, dont les plus remarquables virent le jour à Vienne entre 1786-1791. Les dernières années de sa vie furent très chargées, car au travers l’écriture des opéras, il accepta toutes sortes de commande, dont un fameux Requiem qu’il n’arriva pas à compléter…

L’ensemble canadien Tafelmusik, fondé en 1979 à Toronto s’est imposé rapidement sur la scène internationale. La violoniste Jeanne Lamon pris la direction artistique de l’ensemble baroque dès 1981. Les grandes qualités de l’orchestre se résument à la « perfection technique, la vitalité des tempi et une sonorité irréprochable ». Il furent mis sous contrat par Sony Classical dès 1990, sous la supervision du chef ingénieur Wolf Erichson. À partir de ce moment, une grand nombre de disques furent enregistrés, tous de grandes qualités.

Les Ouvertures d’opéras par Tafelmusik sont d’une vitalité irrésistible. L’articulation est précise, servie par des tempi très resserrés par le chef Bruno Weil, qui je crois a amené l’orchestre à un niveau technique supérieur. Tout le génie de Mozart est passé au peigne fin, le moindre détail mise en lumière par une prise de son exemplaire. Laissons la parole à Wolfgang qui écrivait à son père: « …parce que dans les opéras, c’est la musique qui domine, et l’on oublie alors absolument tout. »

Mozart (1756-1791) Concerto/Quintette pour Clarinette de basset. Eric Hoeprich.

Posted in Mozart with tags on 26 novembre 2024 by René François Auclair

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Concerto k.622 en la (1791)

Quintette k.581 en la (1789)

Orchestre du 18e siècle. Frans Brüggen.

Enregistré au Pays-Bas en 1985/87.

Philips. 1988. 420242-2. 60m17s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Allegro Concerto k.622

Allegro Quintette k.581

Menuetto Quintette k.581

C’est l’un des grands disques de l’équipe formée par Frans Brüggen. Le jeu éloquent et fluide d’ Eric Hoeprich associé au souffle musical de l’Orchestre du 18e siècle est un incontournable dans l’interprétation dite authentique. Mozart composa à la fin de sa vie pour son ami et clarinettiste Anton Stadler (1753-1812). La clarinette de basset (ne pas confondre au cor de basset) aurait été inventé par le facteur viennois Theodor Lotz, en collaboration avec Stadler. Cet instrument modifié pouvait atteindre des notes plus graves qu’une clarinette conventionnelle. Le fameux concerto, le plus connu et le meilleur d’entre tous, a été écrit expressément pour cette clarinette ancienne.

Grâce aux recherches historiques, l’instrument fut reconstruit et il fut enfin possible d’entendre la partition du concerto k.622 telle que Mozart l’avait écrite à l’origine. Les notes profondes de la clarinette de basset redonnent des couleurs particulièrement riches à sa musique. La beauté de ce concerto est admirable, empreint à la fois d’une mélancolie douce-amère que de la joie la plus irrésistible. C’est une oeuvre testament, terminée en octobre 1791, quelques semaines avant la mort de Mozart. Mais elle revit encore et toujours, car on ne se lasse jamais de l’écouter. Le quintette k.581 possède également toutes ces qualités et en est le complément idéal.

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Eric Hoeprich.

Mozart (1756-1791) Divertimenti. Amsterdam Baroque Orchestra. Ton Koopman.

Posted in Mozart with tags on 22 novembre 2024 by René François Auclair

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Divertimenti k.136-138 (1772)

Divertimento k.251 (1776)

Enregistré à Bartholomeuskerk Beek, Pays-Bas en 1989.

Erato. 1990. 2292-45471-2. 72m06s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Écrits à Salzbourg par un Mozart de 16 ans, les trois premiers divertimenti de ce disque furent probablement joués un à la suite de l’autre. Ils sont pour 2 parties de violon, 1 alto et violoncelle, doublé à la contrebasse. Ils peuvent être exécutés par un simple quatuor, mais la plénitude d’un ensemble à cordes leur semble beaucoup plus appropriée.

Divertimento k.136 en ré

Divertimento k.137 en sib

Andante du Divertimento k.138

L’interprétation de l’orchestre baroque de Ton Koopman est pur ravissement. Avec lui, les phrasés respirent, bondissent et s’expriment librement. La musique résonne et s’élève dans une acoustique éthérée, l’atmosphère s’éclairant par moment de sacré. Le chant mozartien se balance au gré des inflexions subtiles des cordes (sublime andante k.136). Au sein de ce cantilène, le mouvement du coeur et de la tendresse. Mozart avait 16 ans et le sera pour toujours. Une merveille.

Mozart (1756-1791) Sérénades. Academy of Ancient Music. Christopher Hogwood.

Posted in Mozart with tags on 22 novembre 2024 by René François Auclair

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Petite musique de nuit k.525 (1787)*

Notturno pour 4 orchestres k.286 (1777)

Serenata notturna k.239 (1777)

*The Salomon Quartet.

Enregistré à Kingsway Hall, Londres en 1983.

Decca/Oiseau-Lyre. 1984. 411720-2. 55m26s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Petite musique de nuit k.525

Andante Notturno k.286

Rondeau Serenata notturna k.239

Qui ne connait pas l’air de la Petite Musique de Nuit? Cette petite sérénade composée à Vienne en 1787 a fait le tour de la planète. La radio, la télévision, le cinéma, tout le monde s’est servi ad nauseam de ce thème facile, voire enfantin que l’on a trop souvent associé au génie Mozart. On ne connait pas les raisons de sa composition, ni si elle fut exécutée de son vivant. Les pages originales contenaient cinq mouvements, mais le premier menuet/trio fut arraché et perdu. Plus tard, sa veuve Constance vendit le manuscrit à un éditeur et ne fut publié qu’en 1827.

Habituellement, la sérénade était jouée à l’extérieur pendant une festivité, surtout le soir, et contenait plusieurs mouvements. Eine kleine nachtmusik est une oeuvre gaie, sans prétention, dont le seul but est de divertir. Ici, Christopher Hogwood a remplacé le 2e mouvement perdu par un menuet de Thomas Attwood (1765-1838), qui fut l’élève de Mozart vers 1785. Ils ont en effet retrouvé cette pièce, écrite conjointement par Mozart, dans l’un de ses cahiers d’étude. Le trio a quant à lui été réécrit par maestro Hogwood. L’interprétation sur instruments d’époque donne un son très clair, à couper au couteau. Jouée par le quatuor à cordes Salomon, auquel on a ajouté une contrebasse, la sérénade prend une allure guindée inhabituelle, certes un peu pincée, mais où chaque note est parfaitement lisible. C’est ce qui fait son originalité, sa transparence infaillible. C’est là qu’on se rend compte du génie de Mozart, qui sous une apparente facilité mélodique, a su tisser autour un accompagnement riche aux idées brillantes. Quelle musique!

En complément du disque deux sérénades salzbourgeoises de 1777. L’étonnante k.286 pour 4 orchestres (!) encore peu entendue en concert, qui demande une mise en place des différents groupes en écho. L’effet est vraiment spécial. La Serenata k.239 est une oeuvre burlesque éclatante et d’un irrésistible entrain. On dit que les citadins de Salzbourg savaient faire la fête. Mozart leur en a donné pour leur argent!