Mozart (1756-1791) Quatuors avec Flûte. Barthold Kuijken, traverso.

Posted in Mozart with tags on 21 novembre 2024 by René François Auclair

Version 1.0.0

Quatuors k.285, k.285a, k.285b (1777-78)

Quatuor k.298 (1786)

Barthold Kuijken, traverso R.Tutz d’après Grenser.

Sigiswald Kuijken, violon Gracino, 1700.

Lucy van Dael, alto Thompson, 1771.

Wieland Kuijken, violoncelle Amati, 1570.

Enregistré à l’Église de Beaufays, Belgique en 1982.

Accent. 1982. ACC 48225D. 51m36s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Quatuor k.285 en ré majeur

Tema con variazioni k.285b

Ce magnifique disque paru en 1982 est la définition même de l’hédonisme, qui fait du plaisir le principe ou le but de la vie. Mozart en était probablement un fervent partisan! Malgré les difficultés qu’il a subies toute sa vie, inhérentes à sa vie de musicien indépendant, il a composé des musiques admirables qui ne laissent aucune place aux soucis quotidiens. Ses quatuors avec flûte en sont un exemple remarquable.

Les quatuors k.285 (et « trois concertos courts et faciles« ) sont une commande d’un certain Ferdinand Dejean, amateur flûtiste et mécène hollandais. Mozart se mit au travail et compléta le premier quatuor en ré majeur le jour de Noël 1777. Par la suite, il partit en vacances, négligea son travail en faisant la fête ici et là avec la belle soprano Aloysia Weber! (soeur de Constance). Finalement, Monsieur Dejean ne payera même pas la moitié de la somme promise. Le jeune Mozart s’en plaindra dans une lettre à son père, que, de toute façon il « se lasse vite d’écrire pour un seul instrument, surtout la flûte que je n’aime pas« . Il complètera une partie de la commande à contrecœur en disant « … j’ai pensé finalement que je ne devrais pas avoir honte de mettre mon nom sur ces pièces. » Mozart, malgré son indiscipline et ses contrariétés, a tout de même laissé ces petits chefs-d’oeuvre à la postérité. Riches en virtuosité et en émotion, Mozart a donné à la flûte des passages étonnants. Quel talent pour un type qui n’aimait pas la flûte!

Barthold Kuijken (1949) est l’un des plus connus dans le répertoire de la flûte du 18e siècle. Il possède un art vraiment spécifique à lui. Son souffle nuance les notes de manière exquise, produisant une sonorité suave et ronde, sans vibrato. Accompagnés par les instruments anciens, les échanges sont détaillés et précis. Les textures champêtres des cordes offrent de beaux contrastes avec la douceur du traverso. Et la musique de Mozart prend son envol, emportant avec elle tous les soucis de la vie. Un pur délice.

Mozart (1756-1791). Six Trios pour piano. Borodin Trio.

Posted in Mozart on 20 novembre 2024 by René François Auclair

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Six Trios k.254 à k564.

Luba Edlina, piano.

Rostislav Dubinsky, violon.

Yuli Turovsky, violoncelle.

Enregistré à The Maltings, Snape, UK en 1986.

Ingénieur: Ralph Couzens.

Chandos. 1987. CHAN 8536/7. 2cds.

Appréciation: Superbe*****

Allegro assai Trio k.254 (1776)

Allegro Trio k.496 (1786)

Allegro Trio k.542 (1788)

Divertissements de grande qualité, les Trios pour piano de Mozart gardent une belle place dans son répertoire. À l’origine, la forme du trio était plutôt une sonate de piano agrémentée de parties de violon et violoncelle. Pour un génie comme Mozart, le trio est devenu rapidement un dialogue à trois, en l’enrichissant de trouvailles mélodiques, de modulations et de climats émotifs diverses. En ce sens, le k.542 est l’une de ses meilleures compositions, le violoncelle s’exprimant à part entière dans de forts beaux passages. (Splendide Yuli Turovsky).

Le Trio Borodin excelle dans ce répertoire, reconnu pour la grande classe de leurs interprétations. Les musiciens d’origine russe ont d’ailleurs beaucoup enregistré pour le label britannique Chandos. La sonorité, transparente et aérée, sert admirablement bien leur Mozart. Gracieux, enjoué, lyrique.

Mozart, W.A. (1756-1791) Les Sonates pour piano. Christophe Eschenbach.

Posted in Mozart with tags on 20 novembre 2024 by René François Auclair

Enregistré à Berlin entre 1967-1970.

DG. 1971. 463137-2. 5 cds.

Christophe Eschenbach (1940), pianiste et chef d’orchestre allemand, a enregistré les sonates entre 1967-70. Après avoir écouté plusieurs versions, on arrive finalement à celle-ci. On doit alors s’ajuster, s’assoir et prendre le temps d’apprécier. Ce piano traité à nu, d’un contact direct, est d’une telle simplicité d’intention qu’on se demande si l’on est en présence d’un grand pianiste. Le musicien semble s’effacer devant la partition, nuançant délicatement les pages, retenant les tempos, sans forcer quoi que ce soit. Son jeu est celui d’un être sensible qui se dévoile sans pudeur. Puis l’émotion arrive on ne sait d’où, s’installe doucement et fait son oeuvre. C’est si beau, touchant. Eschenbach a tout compris. Le langage de Mozart est celui du dialogue constant entre Joie et Tristesse et des silences.  »Le silence entre les notes est aussi important que les notes elles-mêmes » disait Mozart. Un absolu. DG. 1971. Appréciation: Sommet du Parnasse******

Allegro k.533

Andante k.533

Rondo allegretto k.494

Allegro k.332

Mozart (1756-1791) Les Concertos pour piano. Annerose Schmidt. Kurt Masur.

Posted in Mozart on 19 novembre 2024 by René François Auclair

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21 concertos et Rondos.

Dresdner Philharmonie.

Enregistré entre 1972-78 à Lukaskirche de Dresde.

Berlin Classics. 2010. 0300035BC. 10cds.

Appréciation: Superbe*****

Les Concertos pour piano de Mozart sont numérotés de 1 à 27 selon le catalogue Köechel. En réalité, il en a composé 23 car les quatre premiers sont des adaptations de différents compositeurs, dont Jean-Chrétien Bach qui eut une grande influence sur lui. À l’origine, les concertos étaient de gentilles galanteries qui ne servaient qu’à divertir. Mozart s’éloigna progressivement de ce style pour créer une musique beaucoup plus personnelle. En élaborant l’orchestre plus profondément, il permit un réel dialogue avec l’instrument soliste. Son génie mélodique, son sens de l’architecture et sa virtuosité technique ont façonné une oeuvre pianistique et instrumentale d’un niveau incomparable. Les concertos nos. 20, 21 et 23 sont parmi les plus connus et enregistrés.

Allegro Concerto « Jeunehomme » no.9

Andantino Concerto « Jeunehomme » no.9

Rondeau Concerto « Jeunehomme »

Annerose Schmidt (1936-2022) et Kurt Masur (1927-2015) ont produit l’une des meilleures intégrales des concertos de Mozart. Cet album a tôt fait sa marque et est demeuré l’un des préférés des mélomanes. On aime le doigté franc et pétillant de la pianiste allemande. Son jeu plein de vie, sa musicalité sont sans défaut. La prise de son lui donne d’ailleurs une forte présence, d’où l’on perçoit parfois le bruit percussif des touches! L’orchestre est, quant à lui, plus aéré, juste un peu en retrait et résonne superbement bien dans la Lukaskirche. La musique de Mozart, riche en mélodies et en polyphonies, est restituée très clairement. Un coffret qui a gardé toute sa verve. Ça respire le bonheur!

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