Mozart (1756-1791) Les Concertos. Viviana Sofronitzki, clavecin et pianoforte. Tadeusz Karolak.

Posted in Mozart on 19 novembre 2024 by René François Auclair

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30 concertos de k.37 à k.595.

Rondos k.382 et k.382.

Musica Antiqua Collegium Varsovie.

Pianoforte McNulty d’après Walter 1795.

Enregistré entre 2004-2006 à Varsovie.

Etcetera/Pro Musica. 2011. KTC1424. 11cds.

Appréciation: Très Bien****

Allegro Concerto no.19 k.459

Allegretto Concerto no.19 k.459

Allegro assai Concerto no.19 k.459

L’intégrale comprend les pastiches pour clavecin du jeune Mozart et tous les autres concertos pour piano, ce qui fait de ce coffret un des plus complet. L’orchestre polonais, d’une vingtaine de musiciens, utilise des instruments anciens dont les timbres caractéristiques sont immédiatement reconnaissables. La rusticité des vents est bien mise en valeur, en particulier les flûtes et hautbois baroques . En fait, du côté instrumental, les couleurs sont autant vives que diversifiées et l’élan dynamique général est tout à fait palpitant. Par contre, dans ce genre de restitution historique, le fragile pianoforte peine à s’imposer. Le jeu de la pianiste n’est pas mis à cause car elle est d’une fulgurante virtuosité. Pour moi, la sublime musique de Mozart a besoin du meilleur pour s’exprimer. Les interprétations à l’ancienne resteront une curiosité intéressante, sans atteindre les sommets artistiques et poétiques des versions plus traditionnelles, sur piano moderne bien sûr.

Mozart (1756-1791) Les Concertos pour piano. Géza Anda. Mozarteum de Salzbourg.

Posted in Mozart with tags on 19 novembre 2024 by René François Auclair

25 concertos (incluant nos.1-4).

Camerata Academica Salzburger Mozarteums.

Enregistré à Salzbourg entre 1961-69.

Producteur: Otto Gerdes.

DG. 2001. 469510-2. 8cds.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Allegro Concerto no.21 k.467

Andante Concerto no.21 k.467

Allegro vivace Concerto no.21 k.467

Concerto no.1 k.37 d’après Raupach&Honauer

Modèle du genre, ce coffret essentiel a gardé toute sa fraîcheur depuis sa création dans les années 60. Géza Anda (1921-76) et son Mozarteum sont la référence, voire la quintessence des concertos de Mozart. Il y a ici un degré de perfection rare, une clarté, une évidence du propos. La justesse des tempos, la vitalité irrésistible, la présence lumineuse du piano, la direction d’orchestre sûre et équilibrée, encadrent la musique de Mozart de la plus belle façon. Tout y est parfait. Même la prise de son, certifiée Deutsche Grammophon, ne laisse rien au hasard. Certes un peu métallique par moment, la sonorité illumine le discours musical. Classique et indémodable.

Eybler, Joseph (1765-1846) Requiem en do mineur. Wolfgang Helbich.

Posted in Eybler on 1 novembre 2024 by René François Auclair

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Barbara Schlick, soprano. Isolde Assenheimer, alto.

Harry van Berne, ténor. Harry van der Kamp, basse.

Alsfelder Vokalensemble. Steintor Barock Bremen.

Enregistré en 1992 à la Cathédrale de Westlar, Allemagne.

CPO. 1993. 999234-2. 51m53s.

Appréciation: Superbe*****

Introït

Recordare

Domine

Joseph Leopold Eybler est surtout connu aujourd’hui pour avoir travaillé sur la partition incomplète du Requiem de Mozart (1791). Ami des Mozart, c’est à lui que Constance Weber demanda de parachever l’oeuvre de son défunt mari. On sait qu’il ajouta directement ses parties sur le manuscrit autographe. Ensuite, pour une raison inconnue, il abandonna les ébauches. Le tout fut complété par l’élève et assistant Süssmayer, dont on doute aujourd’hui qu’il ait pu, à lui seul, composer les parties manquantes (Sanctus, Benedictus, Agnus Dei).

Eybler était un compositeur très estimé en son temps. Il fut maître de chapelle, composa des oeuvres religieuses, dont ce Requiem en 1803 pour un office en mémoire de Leopold II (1747-1792). Anecdote étrange, trente ans plus tard, il eut une attaque cérébrale pendant qu’il dirigeait le Requiem de Mozart. Il resta paralysé, et mourut 13 ans plus tard à l’âge vénérable de 80 ans.

Son Requiem en do mineur est une oeuvre inspirée qui possède assez d’originalité et de richesse pour qu’elle perdure dans le temps. Encore peu jouée, cette messe serait en concert le complément idéal à celle de Mozart par sa similarité. Écrite pour double choeur et orchestre, elle impressionne autant par ses effets dramatiques que par ses beaux cantilènes. Le style d’écriture se situe entre la période classique et romantique. Il n’y a ici aucune virtuosité opératique, l’oeuvre demeurant pieuse et sincère. « Une tranquillité majestueuse » selon Ernst Herzog dans le livret.

L’interprétation est superbe quoique un peu gênée par la réverbération de l’endroit. La présence de Barbara Schlick et Harry van der Kamp ajoute à la qualité de cette production qui gagne à être connue.

Mozart (1756-1791) Requiem k.626 Sigiswald Kuijken.

Posted in Mozart on 30 octobre 2024 by René François Auclair

requiem

Ingrid Schmithüsen, soprano. Catherine Patriasz, alto.

Neil Mackie, ténor. Matthias Hölle, basse.

Nederlands Kamerkoor. La Petite Bande.

Enregistré live à Bruxelles en 1986.

Accent. 1986. ACC68645D. 54m.

Appréciation: Très Bien****

Confutatis

Lacrimosa

Domine Jesu & Hostias

Sigiswald Kuijken (n.1944) fut l’un des premiers à proposer le Requiem vu et corrigé par le mouvement baroque. Le chef et violoniste belge, dans son désir de reconstitution à l’ancienne, a appliqué les nouvelles idées des recherches historiques en ce sens. Masse orchestrale et vocale réduites, instruments d’époque, phrasés et articulation alla barroca, ont donné à l’oeuvre de Mozart une spontanéité nouvelle. Le temps a passé et aujourd’hui ce disque semble avoir perdu quelques auréoles. L’exécution est naturelle, sans faille, mais la sobriété et l’absence d’engagement émotif nous laisse un peu à l’écart. Il reste pourtant des passages fort réussis. Le Lacrimosa, traité comme une lente marche funèbre, demeure encore saisissant. Le choeur épuré, les vocalises prudentes des solistes, les tempos retenus, offrent à ce Requiem une belle intériorité. Une interprétation réfléchie.