Mozart (1756-1791) Requiem k.626. Nikolaus Harnoncourt.

Posted in Mozart with tags on 28 octobre 2024 by René François Auclair

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Rachel Yakar, soprano. Ortrun Wenkel, alto.

Kurt Equiluz, ténor. Robert Holl, basse.

Wiener Staatsopernchor. Concentus Musicus Wien.

Enregistré au Musikverein de Vienne en 1982.

Teldec. 1982. 2292-42911-2. 48m24s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Tuba mirum

Confutatis

Recordare

La vision du chef autrichien a profondément marqué les esprits lorsqu’il s’est attaqué (c’est le cas de le dire!) à cette grande oeuvre de Mozart. Le choc fut intense, détruisant la perception romantique qui s’était installée au courant des décennies ultérieures. Ici, place aux contrastes fulgurants, à la violence et aux cris désespérés d’un pénitent devant la mort, rien de moins! Mais il y a aussi dans cette messe, un apaisement profond, une libération des tourments de la vie. Harnoncourt souligne ces états d’esprit avec un sens du chant vibrant et chaleureux. Les solistes choisis, tous excellents, renforcent cette expérience qui se veut avant tout humaine. De ce lot d’intervenants se détache la voix surnaturelle de Rachel Yakar. Chacune de ses apparitions appelle à l’indéfinissable. Unique et bouleversant.

Mozart (1756-1791) Symphonie no.41 Jupiter. Frans Brüggen.

Posted in Mozart with tags on 25 octobre 2024 by René François Auclair

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Orchestre du 18e siècle (instruments d’époque).

Enregistré live en 1986 à Nijmegen, Pays-Bas.

Ingénieur: Dick van Schuppen.

Phillips. 1986. 420241-2. 40m. (k551) 5m.10s (k621)

Appreciation: Sommet du Parnasse******

Allegro vivace Symphonie no.41 k.551

Frans Brüggen (1934-2014), flûtiste et chef néerlandais, a imposé un style, un nouveau souffle au répertoire dit ancien. Avec lui, on a découvert un nouveau langage musical, très intuitif et créatif. Les phrases musicales sont accentuées, l’orchestre se libérant vers un nouvel élan dynamique. Percutant, flamboyant, l’effet Brüggen est avant tout celui du souffle! La musique de Mozart se gonfle puis se relâche comme un grand poumon. La Jupiter prend des proportions inusitées, s’accapare tout l’espace disponible. Une interprétation incomparable.

Mozart (1756-1791) Les Symphonies. Christopher Hogwood.

Posted in Mozart with tags on 25 octobre 2024 by René François Auclair

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Intégrale des Symphonies (68 oeuvres).

Academy of Ancient Music (instruments d’époque).

Enregistré à Londres entre 1978-85.

Ingénieurs: John Dunkerley, Simon Eadon.

Oiseau-Lyre/Decca. 1997. 452496-2. 19cds.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Symphonie no.1 k.16 (1764)

Symphonie k.32 (1766)

Symphonie no.34 k.338 (1780)

C’est probablement le projet le plus sensationnel de Decca. Enregistrer toutes les symphonies de Mozart sur instruments d’époque en tenant compte des recherches historiques et des manuscrits d’origine. Le tout, scrupuleusement analysé par le musicologue Neil Zaslaw. Les effectifs instrumentaux sont respectés, les jeux d’archet, les tempos, les attaques, le diapason de l’époque…Le résultat fut surprenant! Mozart fut ressuscité comme en pleine lumière. L’AAM a redonné ses lettres de noblesse aux instruments anciens. Somptueux, bondissant, l’ensemble britannique joue avec une articulation parfaite. Hogwood maintient la cohésion avec rigueur, les dirigeant sans faillir en ligne droite. La lisibilité du discours est tranchante, parfaitement claire. Ce son pénétrant fait merveille pour les symphonies de jeunesse. Mais pour les oeuvres tardives, ce choix esthétique leur enlève un peu de chaleur organique. L’authenticité a parfois un prix à payer. Reste que ce coffret est inestimable.

Mozart (1756-1791) Symphonies nos. 35-41. Herbert von Karajan.

Posted in Mozart on 24 octobre 2024 by René François Auclair

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Berliner Philharmoniker.

Enregistré entre 1975-77 à la Philharmonie de Berlin.

DG.1978. 453046-2. 2cds. Appréciation: Très Bien****

Allegro Symphonie no.39

Molto Allegro Symphonie no.40

Menuetto Symphonie no.41

Karajan (1908-1989) n’a laissé personne indifférent. L’influence du grand chef allemand se fait encore sentir partout sur la planète par une abondante discographie. Avec le recul, son Mozart semble aujourd’hui grandiloquent, complètement déphasé des interprétations du renouveau baroque et des recherches historiques. Les temps changent évidemment, et une multitude de versions interprétatives est venue mettre à jour la musique de Mozart. Au côté de ces essais plus vifs et colorés, Karajan semble appartenir à un autre monde. Malgré tout, son gigantisme impressionne, soufflant large la démesure. Le chant mozartien est transfiguré par l’opulence du Berliner. Cosmique!