Archive for the Non classé Category

The Wonder of Christmas. Elora Festival Singers. Noel Edison.

Posted in Non classé on 5 décembre 2014 by rfauclair

81RTjyHE6vL__SL1429_Œuvres traditionnelles de Noël.

Œuvres de B.Britten, S.Thompson, R.H.Young,

H.Skempton, M.Sirett, J.Tavener, J.Rutter, P.Halley.

Michael Bloss, orgue.

Elora Festival Singers. Noel Edison, direction.

Enregistré en mai 2014 à l’église St-John à Elora, Ontario.

Naxos.2014.8.573421. 59m.20s. Appréciation: Superbe *****

My dancing days (traditionnel, arr.B.Chilcott (n.1955))

The Holly and the Ivy de Stuart Thompson (n.1969)

Who is He in Yonder stall de Robert H.Young (n.1923)

C’est dans la charmante ville d’Elora, en Ontario, que ce chœur fut fondé en 1979 par Noel Edison. Depuis, cet ensemble reconnu et acclamé, a enregistré quelques disques de grande qualité, dont The Mystery of Christmas (Naxos) paru en 1997. Aujourd’hui, il ne reste pratiquement aucun membre de la formation originale. Mais le soin impeccable et la chaleur de l’interprétation sont demeurés intactes. Parmi les inévitables et inutiles disques de Noël qui envahissent le marché, en voici un qui mérite toute notre attention.

La tradition et l’esprit de cette fête, avant tout religieuse, sont ici parfaitement préservés. On apprécie particulièrement les richesses harmoniques, parfois audacieuses, des arrangements modernes des Carols. Ils ne viennent, en aucun cas, dénaturer leur essence. Au contraire, cela leur apporte une fraîcheur et un renouveau stimulant. Parmi les airs familiers que l’on redécouvre, quelques pièces moins connues de compositeurs contemporains apportent une belle variété à l’ensemble. En écoutant ces musiques, on se rend compte à quel point la voix humaine possède un si grand pouvoir d’évocation. Un disque qui éveille en nous la plus belle nostalgie, mais aussi la fascination qu’un tel répertoire réussit encore à nous émouvoir. Une merveille.

Pure Maria Callas. Airs d’opéra. Artistes variés.

Posted in Non classé with tags on 12 septembre 2014 by rfauclair

81+5KfXXmmL__SL1500_Airs d’opéra: Bizet, Bellini, Puccini, Catalani, Verdi et Saint-Saëns.

Giordano, Cilea, Donizetti, Rossini, Gluck.

Chefs d’orchestre: Galliera, Karajan, Prêtre, Rescigno, Sabata

Santini, Serafin et Votto.

Tiré de l’intégrale Callas Complete Studio Recordings entre 1949-1969.

Warner Classics (EMI). 2014. 0825646339945. 77m.56s.

Appréciation: Sommet du Parnasse ****** 

O mio babbino caro de Puccini (1954.mono)

Oh mon papa chéri,
Il me plaît, il est beau, il est beau !
Je m’en irai à Porta Rossa pour acheter l’anneau.
Oui, oui, je veux y aller ! Et si mon amour était vain
J’irais sur le Ponte Vecchio pour me jeter dans l’Arno !
Je me consume, je me tourmente !
Mon Dieu ! je voudrais mourir !
Papa, pitié, pitié !
Papa, pitié, pitié !

Casta diva de Bellini (1961.stéréo)

Tout a été dit sur la « Callas ». Née en 1923 à New York de parents grecs, Sophia Cecilia Anna Maria Kaloyeropoulou eut un destin digne des plus grandes stars du cinéma américain. Elle mourut à 53 ans seulement, après une vie des plus mouvementée. On la considère encore aujourd’hui comme la plus grande voix du 20e siècle…et au-delà. Une voix sidérante, puissante, imparfaite et unique…

La Warner Classics, qui a racheté dernièrement tout le catalogue EMI Classics, a préparé soigneusement une intégrale Callas de tous ses enregistrements studio entre 1949-1969. Cet immense coffret de 70 disques, re-masterisé par les studios Abbey Road a pris plus d’un an de préparation.

Résultat? Après avoir comparé les mêmes pièces de « La Divina » d’EMI (1992), on comprend pourquoi cette nouvelle compilation a été intitulée « Pure« . Le résultat est formidable! On dirait que tout a été nettoyé, aéré. La voix de Callas fend l’air comme jamais. Même les nombreuses pièces en mono semblent extraordinairement vivantes. Maria Callas, c’est la magie d’un art bien à elle, cristallisée à jamais dans le temps. Mais elle sait encore faire fondre bien des pierres…

Edgar Moreau. Play. Pièces pour violoncelle et piano. P.Y. Hodique, pianiste.

Posted in Non classé on 27 avril 2014 by rfauclair

 

71JmrX3czVL__SL1400_Monti: Csardas. Elgar: Salut d’Amour. Paganini: Variations on one string.

Glazounov: Chant du Menestrel. Rostropovitch: Humoresque op.5.

Fauré: Élégie. Dvorak: Waldesruhe. Poulenc: Les Chemins de l’Amour.

Saint-Saëns: Mon cœur s’ouvre à toi. Françaix: Mouvement perpétuel.

Tchaïkovski: Valse Sentimentale. Massenet: Mélodie-élégie. Popper: Elfentanz.

Schubert: Ave Maria. Gluck: Ballet des Ombres heureuses. Bloch: Prière Juive. Chopin: Polonaise op.3.

Edgar Moreau, violoncelle David Tecchler 1711. Pierre-Yves Hodique, piano.

Enregistré en sept.2013 à l’église St-Pierre, Paris.

Erato. (Warner). 2014. 0825646369584. 72m.43s.

Appréciation: Très Bien ****

Csardas de Monti (1868-1922)

Les Chemins de l’Amour de Poulenc (1899-1963)

Mon cœur s’ouvre à toi de Saint-Saëns (1835-1921) 

Gagnant du Prix jeune soliste Rostropovitch à 15 ans, deuxième au prestigieux Concours Tchaïkovski à 17 ans, Révélation aux Victoires de la musique classique en 2013, Edgar Moreau (n.1994, Paris) ne cesse d’impressionner.

Comme premier disque, le jeune violoncelliste propose un récital de pièces variées, familières ou peu connues, dans une démonstration éloquente de sa prodigieuse technique. Maîtrise qu’il joint à une musicalité bien sentie, parfois chantante comme la voix humaine. On notera une justesse de son absolue, dans tout le registre de son David Tecchler de 1711, d’une richesse de timbres magnifiques.

Plusieurs beaux moments de musique sont présents sur cet enregistrement de qualité. L’époustouflante Csardas de Monti, le très romantique Salut d’Amour d’Elgar, Les Chemins de l’Amour de Poulenc au charme dansant… Parfois, le jeune musicien touche presque au sublime…Mon cœur s’ouvre à toi de St-Saëns n’a jamais paru aussi beau au violoncelle. Par contre, le Mouvement perpétuel de Francaix et l’Humoresque de Rostropovitch ne possèdent pas cette passion rageuse que l’on aurait souhaitée. A t’il déjà trouvé son style et sa personnalité, à un si jeune âge? Le temps nous le dira.

Quelques réserves à certaines pièces, moins nécessaires, auraient pu être omises. L’album aurait pu gagner en concision, car 72 minutes de violoncelle et piano c’est un peu long. L’accompagnement du pianiste est correct dans l’ensemble, manquant un peu d’imagination à certains endroits. La prise de son est précise, mais souligne trop clairement la respiration du violoncelliste, ce qui peut agacer et distraire quelques oreilles moins indulgentes. En conclusion, un premier disque plus qu’agréable, d’un musicien en pleine émergence que l’on devra surveiller de près!

 

Terra Tremuit. Studio de Musique Ancienne de Montréal. Christopher Jackson.

Posted in Non classé on 22 mars 2014 by rfauclair

712Q5xz98RL__SL1500_William Byrd (1543-1623) Motet Terra Tremuit.

Antoine Brumel (1460-1520) Messe Et ecce terrae motus à 12 voix.

Rolland de Lassus (1532-1594) Motet Timor et tremor.

Jacobus Vaet (1529-1567) Motet Quoties diem illum.

Thomas Crécquillon (1505-1557) Motet Heu mihi, Domine.

G.P. Palestrina (1525-1594) Motet Terra Tremuit.

Atma. 2014. ACD2 2653. 55m.04s.

Appréciation: Superbe *****

Sanctus de la Messe Et ecce terrae de Brumel

« La terre a tremblé, puis s’est immobilisée, jusqu’à ce que Dieu revienne pour le Jugement. Alléluia! » 

Les cataclysmes naturels, tels les tremblements de terre et l’inquiétude qu’engendrait de tels phénomènes parmi les anciennes civilisations servent de toile de fond à cette nouvelle production du Studio de Musique Ancienne.

Le disque apporte un baume sur nos peurs actuelles et l’appréhension d’un avenir incertain. Fondé en 1974, l’ensemble montréalais demeure une valeur sûre. Leur qualité constante perdure dans le temps. Il demeure, tel un gardien, préservant les richesses d’un passé lointain. Il nous montre à quel point la voix humaine peut être l’instrument d’une beauté qui nous surpasse.

Moment fort de cet enregistrement magnifique, la messe d’Antoine Brumel pour 12 voix. Elle culmine dans le Sanctus, où toutes les voix concertent et s’enchevêtrent en respons savamment disposées. La prise de son de haute qualité, qu’Atma nous offre disque après disque, permet d’apprécier les différents timbres des solistes. Chaque voix semble posséder sa propre personnalité, formant un tout d’une indéniable ferveur aux multiples couleurs. Superbe.